Dimanche 14 décembre après-midi, direction le Studio Théâtre de Stains en Seine-Saint-Denis pour le dernier CAFÉ AVEC de l’année 2014. J’ai le grand plaisir de rencontrer, ce jour-là, Marjorie Nakache, la cofondatrice et directrice artistique du lieu, sa deuxième « maison » comme elle me l’expliquera joliment au cours de notre entretien. Installée à Stains depuis le début des années 90, également comédienne et metteur en scène, Marjorie Nakache poursuit sans relâche un unique objectif : développer un théâtre de proximité et rendre la culture accessible. Rencontre lumineuse dans les loges du « Studio », avec une artiste et une citoyenne formidablement engagée.
Coup de théâtre · Bonjour Marjorie, merci de m’accueillir au Studio Théâtre de Stains. Si vous deviez définir ce lieu en trois mots, quels seraient-ils ?
Marjorie Nakache : En trois mots, je dirais d’abord « implantation » car on est au cœur de la ville de Stains en Seine-Saint-Denis, avec une volonté non pas d’enracinement mais d’implantation, c’est-à-dire l’envie de ne pas se limiter à la création de spectacles mais de faire un travail avec les populations et de créer la rencontre avec le public. En deuxième, je dirais « démocratie » car je pense que l’art en général, et le théâtre en particulier, ne sont pas du tout démocratisés même si on a beaucoup parlé de démocratisation culturelle, il y a quelques années. Je trouve que l’on rencontre encore aujourd’hui les mêmes catégories sociales dans les théâtres et globalement les lieux de culture. Ici, au Studio Théâtre de Stains, on travaille tous les jours à cette démocratisation. Enfin, en troisième, je dirais « convivialité » parce que l’on vit dans une société très froide, dans laquelle les gens s’enferment de plus en plus dans leurs difficultés, dans un individualisme forcené et nous, ici, on crée du commun, on crée la rencontre. Et tous ceux et celles qui travaillent à mes côtés sont investis de la même envie de partage et d’échange que moi. Venir ici, ce n’est pas seulement venir voir un spectacle, c’est aussi découvrir un lieu, découvrir une équipe, partager des moments. C’est Peter Brook qui définit le théâtre comme une maison dans laquelle on invite des gens ; je le conçois exactement comme cela.
Avant de parler de toutes les actions que vous menez « ici et maintenant », ce théâtre a une vraie histoire.
M.N.: Oui, une vraie histoire que les Stanois connaissent bien d’ailleurs ! Au tout départ, le lieu appartenait à la famille Zanfretta, une famille d’origine italienne, qui dirigeait un très gros cirque ici à Stains. Le cirque est devenu une salle de cinéma puis a fermé. M Zanfretta est devenu entrepreneur de travaux publics et le lieu est devenu un hangar pour accumulateurs. Au début des années 1990, lorsque j’ai franchi les portes de ce lieu la première fois, c’était un vrai capharnaüm ! M Zanfretta a refusé beaucoup de propositions de promoteurs qui voulaient en faire un supermarché ou autre. Mais quand mon compagnon et moi-même lui avons soumis l’idée de le transformer en théâtre, il a tout de suite accepté ! À son décès, on a loué le lieu, la municipalité de Stains a acheté le terrain. On l’a transformé en une salle pouvant recevoir du public. Tout de suite, on s’y est senti bien, on s’est senti à notre place. C’est important de poser ses valises quelque part.
Quelle est la vocation du Studio Théâtre de Stains ?
M.N. : Notre vocation, c’est tout simplement de faire un théâtre pour tous, c’est-à-dire de donner envie à tout le monde, sans distinction d’âge, de milieu social, de niveau d’études, de franchir les portes de ce lieu et de partager des moments de théâtre avec nous. Je crois profondément qu’il y a encore aujourd’hui beaucoup de personnes qui n’osent pas aller au théâtre, qui s’autocensurent, qui pensent qu’ils n’ont pas les codes, qu’ils ne sont pas assez intelligents, cultivés, qui pensent que c’est cher, etc. De ce point de vue, je m’inscris totalement dans l’ambition de Jean Vilar à son époque et son objectif de démocratisation culturelle dont je parlais à l’instant, c’est-à-dire de faire en sorte que toutes les classes sociales, y compris les plus défavorisées, aient accès à la culture. Et puis, au-delà, notre envie, c’est que les personnes qui viennent jusqu’à nous se sentent bien, qu’elles aient aimé ou non le spectacle. On ne souhaite pas jouer les artistes « dans leur bulle » qui disparaissent en coulisses, une fois le rideau tombé. Je trouve que c’est important dès lors que les personnes ont fait le chemin jusqu’à nous, de pouvoir discuter, échanger et, en somme « faire tomber les barrières ». Ici, on est sur un territoire particulier avec un public très mélangé, qui nécessite une attention spécifique et qui a envie d’être dans un rapport quasi affectif. Vous avez vu tout à l’heure, je fais la bise à beaucoup de monde ! (rire).
Cette volonté de démocratisation culturelle prend une dimension particulière ici à Stains, où l’on parle davantage de misère, de crise et de chômage que d’action culturelle.
M.N.: Oui, c’est certain. Il y a beaucoup d’étiquettes en France, sur les gens, sur les territoires. On segmente, on ghettoïse, on stigmatise constamment les personnes qui vivent ici parce qu’il y a quelques petits délinquants qui brûlent des voitures. C’est une réalité qu’on ne peut pas nier mais vous savez, il faut aller au-delà des stéréotypes : ce n’est pas parce qu’on est jeune à Stains qu’on n’a pas envie d’aller à l’opéra ou de lire du Shakespeare. Il y a plein d’artistes formidables ici, des plasticiens, des musiciens… un véritable « vivier » qui mérite d’être découvert et soutenu. Mais malheureusement, il y a aussi un manque total de curiosité à venir jusqu’à nous et se rendre compte de cette réalité.
Quel est votre projet d’artiste et de citoyenne à travers la direction d’un théâtre comme celui-ci ?
M.N. : Depuis son origine, le théâtre est un miroir, un reflet de la société ; chez les Grecs, les citoyens venaient à l’Agora pour donner leurs avis, critiquer la société, etc. Le théâtre est un formidable espace pour faire réfléchir, pour poser des questions, dénoncer que notre société n’est pas juste. Il le peut encore aujourd’hui : c’est ça qui m’intéresse. Mais ce travail n’est possible que dans un rapport « donnant donnant » entre le comédien et le spectateur qui est, au final, un partenaire : moi, sur scène, je te dis un texte et toi, dans la salle, tu me donnes ton écoute. C’est un va-et-vient et chaque représentation est reçue différemment chaque fois. Ce qui m’anime, c’est l’action qu’on mène ici. Je n’ai pas d’ambition personnelle, je n’ai qu’une ambition de projet.
Le Studio Théâtre de Stains n’est pas réservé qu’au théâtre…
M.N. : Non, il faut d’abord préciser qu’on est un lieu de création avant d’être un lieu de diffusion. Grâce aux différentes subventions dont nous bénéficions, nous avons réussi à mettre en place des passerelles pour accueillir des artistes issus d’autres disciplines (danse, chant, cirque, vidéo..) qui viennent ici en résidence pour travailler à l’ébauche ou l’élaboration d’un spectacle. L’idée, c’est de créer un « vivier » de disciplines en proposant toute l’année des ateliers ou des stages pratiques, qui s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes, à des tarifs très accessibles, Concrètement, il est possible de faire un stage de marionnettes, de trapèze, de chant, de tango au STS. C’est important de pouvoir interconnecter différentes expressions artistiques.
Quel regard portez-vous sur la politique culturelle aujourd’hui ?
M.N. : Vous savez, la culture, on en parle à « longueur de discours » politique depuis des décennies, quel que le soit le pouvoir en place : il faut construire des bibliothèques, il faut aller au théâtre, il faut encourager la création, soutenir le spectacle vivant… Mais, dans la réalité, la culture est systématiquement pénalisée dans les contextes économiques difficiles. Et c’est d’autant plus dramatique que lire un livre, découvrir une œuvre dans un musée, aller voir une pièce, c’est aussi important que d’engager des travaux sur la voirie. La culture représente ce qu’il y a de plus important dans notre société, elle permet de construire sa personnalité, d’aiguiser son sens critique, son imaginaire, sa créativité. Elle permet de se donner des outils pour prendre sa vie en mains. Si vous n’avez pas les livres, si vous n’avez pas les auteurs, si vous n’avez pas les œuvres, si vous n’allez pas voir les musées, vous êtes sclérosé. Il faut se battre pour rendre la culture accessible à tous, ça ne doit pas être réservé à une élite. Je vois tous les jours l’impact qu’a une action artistique ou un projet culturel sur les jeunes. Je ne dis pas que ça va sauver tout le monde et la terre entière mais j’ai l’exemple de jeunes ici qui seraient aujourd’hui à la marge s’ils n’avaient pas franchi les portes de ce lieu. Par exemple, l’un de nos techniciens : je l’ai rencontré la première fois sur le pas de la porte, il y a 18 ans. Il taguait le mur du théâtre ce jour-là. On lui a ouvert la porte malgré tout et depuis, il n’est plus jamais reparti. Aujourd’hui, il a 30 ans et est devenu régisseur chez nous.
Quel a été votre parcours ?
M.N.: J’ai toujours voulu être comédienne. J’ai fait des études théâtrales, j’ai suivi les cours Florent et j’ai évolué dans ce métier quelques années. Mais à un moment, j’ai senti qu’il me manquait une dimension humaine dans ce que je faisais. Je trouvais notamment que la réinterprétation de certaines œuvres par des metteurs en scène super stars prenaient le pas sur le texte et les spectateurs en étaient presque oubliés. On allait voir davantage le Misanthrope de Chéreau que le Misanthrope de Molière. Et puis, je n’aimais pas en tant que comédienne attendre le désir des autres. J’avais besoin d’être dans l’action, d’exprimer des choses, de créer mes propres projets. J’avais besoin d’être cohérente entre ce que je pense en tant que citoyenne et ce que j’ai envie d’être en tant qu’artiste. Et cette cohérence, je l’ai trouvée ici entre ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais.

Crédit :Benoîte Fanton
Aujourd’hui, comment élaborez-vous votre saison ?
M.N. : Les projets arrivent souvent à moi. J’ai pas mal travaillé sur le témoignage vivant, sur les paroles de femmes, victimes de violence. On a fait des spectacles sur ces thèmes. J’ai monté également des classiques, mais je « rentre » généralement par une thématique, par un sujet. Cette année, j’avais envie de travailler sur l’enfance et sur l’adolescence parce que je trouve qu’on est dans une société où les enfants et les personnes âgées sont complètement marginalisés. Et une société qui méprise à ce point ses enfants et ses aînés est une société en péril. Je suis tombée sur le roman De Grandes Espérances de Charles Dickens. J’ai eu envie de partir de ce conte de fée, de cette belle histoire pour véhiculer des problématiques sociales importantes et toujours actuelles : quand on change de classe sociale, doit-on renier le milieu d’où l’on vient ? L’amour des siens n’est-il pas aussi important que la richesse matérielle que l’on peut acquérir ?
Quel metteur en scène êtes-vous ? Comment travaillez-vous au quotidien ?
M.N.: Personnellement, je ne peux travailler que dans une bonne ambiance. J’ai besoin d’être en osmose avec les gens, contrairement à certains metteurs en scène qui n’évoluent que dans le conflit. Moi, je ne fonctionne que dans l’amour, l’échange et la douceur. Je pense qu’on obtient beaucoup plus des autres quand ils sont en confiance. Raison pour laquelle je ne travaille qu’avec des personnes que j’ai choisies. C’est pour cela que je prends mon temps quand je fais les distributions et qu’à talent égal, je choisirais toujours la personne la plus ouverte et la plus constructive. C’est très important que les comédiens aient envie de travailler ici parce qu’on est sur un territoire particulier. Dans mon travail de mise en scène, c’est réellement formidable d’avoir des personnes « vivantes » devant vous et qui ont des choses à dire et à partager.

Crédit : Benoîte Fanton
De quoi êtes-vous la plus fière dans ce lieu ?
M.N.: Ma plus grande fierté, c’est qu’un jour, ici, ont été assis côte à côte le président de la faculté de Paris 8 et une femme en boubou qui venait au théâtre pour la première fois. La réussite du Studio, je crois que c’est ça, c’est de réussir à mélanger des gens qui a priori n’étaient pas prédestinés à se rencontrer. Le théâtre, c’est le lieu de la réconciliation.
Merci Marjorie. Et pour conclure, votre mot de théâtre préféré ?
M.N.: Partage !
Propos recueillis par Elisabeth Donetti
Pour aller plus loin :
Studio Théâtre de Stains, 19 rue Carnot · 93420 Stains
Tel : 01 48 23 06 61
Une navette gratuite aller/retour est stationnée au départ du métro Porte-de-la-Chapelle à 20h (15h15 le dimanche) et du métro Saint-Denis-Université à 20h15 (15h35 le dimanche).
Merci à Aurélie Platania, chargée de relations publiques du Studio-Théâtre de Stains, pour l’organisation de cette rencontre.
Dernière chronique, je devrais dire dernier gros coup de cœur de l’année pour une pièce formidable qu’il est encore temps d’aller applaudir : « Le Temps des suricates » au théâtre des Béliers Parisiens qui offre, à travers le portait de deux acteurs de seconde zone, une touchante réflexion sur le théâtre et la condition du comédien.




Vendredi 12 décembre, bras dessus bras dessous et sous la pluie, avec Élisabeth, non nous ne chantons pas « Singing in the rain » mais nous nous rendons joyeusement au théâtre La Bruyère à Notre-Dame-de-Lorette (9e). La représentation terminée, on s’engouffre dans une brasserie remplir notre estomac qui crie famine et échanger – comme à l’accoutumée – nos impressions sur la pièce. D’un mot à l’autre, d’une émotion à une autre, d’un regard à l’autre, une étincelle jaillit : oui nous aimons toutes deux le théâtre et si… et si je rejoignais Élisabeth sur Coup de Théâtre : « Tope là ! » Oui, c’est chose faite. À l’aube de cette nouvelle année, c’est donc avec plaisir que je vous livre ma première chronique : je me suis rendue hier à la Comédie Saint-Michel assister à la représentation « Lisa ». Il paraît qu’on a « revolé » la Joconde.
Cher lecteurs et amis bloggeurs, le blog fête ce mois-ci son premier anniversaire et un petit bonheur ne venant jamais seul, une nouvelle rédactrice me rejoint ! Je suis ravie de partager désormais ma plume avec Carole, secrétaire de rédaction dans le domaine éditorial, qui chroniquera des pièces dans une nouvelle rubrique intitulée Signé Carole ! Sans être à proprement parler une technicienne du théâtre, Carole est une spectatrice avertie, cultivée, amoureuse des beaux textes et ultra-sensible au travail du comédien et à la composition des personnages. Toujours curieuse et enthousiaste à l’idée de découvrir de nouveaux spectacles, de nouvelles compagnies et de nouveaux lieux, elle apportera son regard frais, direct, sincère sur les pièces qu’elle se rejouit déjà d’aller applaudir ! L’idée d’un blog à quatre mains est née comme une évidence un soir d’après spectacle dans une brasserie du quartier Notre-Dame-de-Lorette. Pourquoi ? Parce qu’à deux, c’est deux fois plus de spectacles vus, deux fois plus de chroniques, pour rendre encore mieux compte de l’actualité théâtrale parisienne. Bienvenue Carole, ravie de t’accueillir sur Coup de théâtre !
C’est l’histoire d’une rencontre entre deux femmes. Que rien ne devait réunir. Et que la musique sauvera. Allemagne, dans les années 80. Traude Krüger est une professeure de piano d’un certain âge, aux allures de vieille fille psychorigide et autoritaire, secrètement blessée par un passé qu’on devine douloureux. Elle dispense des cours de piano en prison, où elle rencontre Jenny Von Loeben, jeune taularde néo-punk de 20 ans écorchée vive, incontrôlable et accusée à tort du meurtre de son père qu’elle n’a pas commis. La professeure, d’abord réfractaire à éduquer musicalement la jeune femme, se prendra progressivement d’amitié pour cette rebelle, qui se révélera une musicienne surdouée. Elle donnera toute sa force et sa détermination à la préparer au concours des jeunes pianistes du Conservatoire. Une audition de quatre minutes qui pourra changer le cours de leurs vies. L’opportunité inespérée d’un nouveau départ ?
Dès son entrée en scène dans la demi-obscurité du plateau de l’Atelier vendredi dernier, le charisme de Jacques Weber agit irrésistiblement : une présence physique incontestable, une diction parfaite, une puissance vocale qui interpellent à la première réplique et nous font instantanément comprendre que l’on va assister à un grand moment de théâtre. A l’occasion de 30 représentations exceptionnelles, le comédien se glisse pendant une heure et demie dans la peau de Gustave Flaubert et nous fait découvrir dans un soliloque grandiose et puissant non pas l’écrivain mais l’homme intime, insoumis, anarchiste, libre jouisseur, combattant des petits-bourgeois et de l’étroitesse d’esprit de ses contemporains. Le verbe est haut, les mots souvent crus, la parole libre sur une succession de thèmes variés et d’une formidable actualité : le pouvoir, les femmes, l’amour, la postérité, les honneurs… Un formidable texte signé Arnaud Bédouet et librement inspiré de la correspondance de Flaubert. Car l’auteur de Madame Bovary a laissé une impressionnante correspondance dans laquelle il se laissait aller à une écriture plus libre, plus personnelle, plus truculente sans crainte de l’interdit ni des jugements de son époque et offrait son regard ironique et pessimiste sur l’humanité.

De Tchekhov, je confesse humblement que je ne connaissais que les pièces cultes, Les Trois Sœurs, La Mouette, La Cerisaie…terrain de jeux de tous les metteurs en scène français depuis la fin des années 50. Mais Anton Tchekhov s’est commis également dans de courtes comédies, largement moins connues, dont le but était le simple divertissement ! Trois d’entre elles, La demande en mariage, Les méfaits du tabac et l’Ours, sont actuellement à l’affiche du Théâtre Douze, proposées et mises en scène par la compagnie Alcandre, que j’avais eu l’occasion de mieux connaître à l’occasion d’ 




J’ai croisé le chemin de Valérie Roumanoff au début des années 2010 au sein des cours de théâtre qu’elle co-dirigeait à l’époque, les COURS CLÉMENT. Toujours en veille sur son actualité et ses projets, j’avais depuis longtemps envie de l’interviewer pour découvrir la femme de théâtre qu’elle est. Réponse positive à ma proposition d’autant plus sympathique qu’on est proches voisines. Une très belle rencontre placée sous le signe de la passion des planches, des souvenirs en commun et de la planète blogosphère !
Le texte, rien que le texte alors ?
Parlez-nous des comédiens. Plus d’une centaine sont passés par la compagnie en vingt ans. Comment vous rejoignent-ils ?
Comment souhaitez-vous faire évoluer la compagnie ? Quels sont vos actualités ou vos projets ?
Merci Valérie. Pour conclure, vous jouez, vous écrivez, vous avez fondé et dirigé des cours de théâtre, vous êtes bloggeuse. Parmi toutes ses activités, que préférez-vous ?