Adolf Cohen (Jean-Loup Horwitz) est l’histoire tendre et émouvante d’un enfant qui traverse les tempêtes du siècle dernier avec sa naïveté et son humour, né dans un petit village d’Europe centrale et mort dans un attentat à Tel-Aviv. C’est aussi le parcours d’un homme dans son rapport avec les trois femmes de sa vie (toutes interprétées par Isabelle de Botton) : sa mère biologique, juive ; sa mère d’adoption, catholique et celle qu’il aime en Israël, musulmane Palestinienne…
Le texte puissant et jubilatoire de Jean-Loup Horwitz plonge les spectateurs au cœur de l’histoire douloureuse du XXe siècle. Entre les rires et les larmes, ce spectacle plein de rebondissements, d’humour, de tendresse et d’émotions est un véritable hymne à la paix. Quant à l’interprétation remarquable des comédiens, c’est du talent à l’état pur. Le tout est une magnifique et bouleversante leçon de tolérance merveilleusement orchestrée par Nicole et Jacques Rosner.
Cette excellente pièce de théâtre qui colle si bien à notre triste actualité est à découvrir sans délai. Courez-y ! Vous ne le regretterez pas. C’est un de mes coups de cœur de l’année 2015.
Le regard d’Isabelle
Comédie Bastille, 5 rue Nicolas Appert, 75011 Paris
Du jeudi au samedi 19h – Dimanche 15h jusqu’au 2 janvier 2016
L’autre Galilée est le portrait inattendu et surprenant du mathématicien, physicien et astronome de génie Galileo Galilei du XVIe siècle connu de tous pour sa célèbre phrase « Et pourtant elle tourne ! ». Mais peu d’entre nous savent que cet homme était aussi drôle que passionnant, philosophe, précurseur et défenseur obstiné de la liberté de pensée. Pendant toute son existence, il s’est battu pour la séparation de la science et de la religion : « La Bible doit nous apprendre comment on va au ciel et non comment va le ciel. » Jamais il ne cessera de se battre pour lutter contre les dogmes de l’Eglise catholique et les préjugés de certains scientifiques. Pour éviter le bûcher de l’Inquisition, il abjura en juin 1632. Cela ne le détournera pas pour autant de sa quête de vérité de la science, quitte à contredire les Saintes Ecritures même s’il se déclare un bon croyant. Il faudra patienter jusqu’en 1992 pour que le Saint-Siège reconnaisse que Galilée avait raison : la Terre tourne bien autour du soleil et non le contraire.
Samedi 9 novembre 1918. Deux soldats sont enterrés vivants au fond d’une tranchée. Roger, facteur de son métier, est blessé à la jambe; Théodore, agriculteur illettré, est aveugle depuis qu’il s’est fait gazer. Ensemble, ils vont tenter de survivre. Ils se racontent leur existence simple mais heureuse : l’un avec Célestine et leurs trois enfants, l’autre avec Clothilde sa fiancée et les siens. Surtout, ils se confient leurs souffrances d’être éloignés d’eux depuis tant d’années comme les réalités absurdes et abjectes de la guerre : les idéologies meurtries, l’exécution des déserteurs, la censure du courrier, la mort de leurs compagnons d’armes, la faim et la misère… Quatre ans d’une vie sans humanité, est-ce vraiment vivre ?

Brian et Tom s’aiment. Très croyants, ils désirent que le Père Raymond les unissent par les liens sacrés du mariage pour vivre pleinement leur amour au sein de l’église dans laquelle ils se reconnaissent et s’épanouissent depuis de longues années. Mais ils se heurtent à son refus : comment pourrait-il les unir alors que l’Eglise catholique dénie l’homosexualité ? Lorsqu’Irène, la sœur de Brian, cherche à le convaincre, le prêtre se trouve à son tour confronté à un choix qui bouleversera ses propres convictions. Quatre vies, quatre dilemmes : amour, conscience, sexualité, foi. En sortiront-ils tous indemnes ?





À Rome, Georges, un businessman américain puritain, et Alison, une jolie comédienne anglaise, se lancent sur les traces de leurs parents décédés dans un accident de voiture. De réseaux internet bloqués en bureaux aux horaires décalés, de cercueils volés en chapelles napolitaines, les héros auront bien du mal à retrouver leurs chers disparus…
Et si pour que cesse à jamais la guerre entre Athènes et Sparte, il suffisait de faire la grève du sexe ?




