ILIADE – LE LUCERNAIRE

AFFICHE Iliade♥♥ A la mort de leur grand-père, deux frères reviennent dans le grenier de leur enfance et y retrouvent leurs jouets d’antan (balais, passoires, vieilles fourrures,…). C’est l’occasion de « rejouer à l’Iliade » comme à l’époque de leurs culottes courtes… Lire la suite

TRAHISONS – LE LUCERNAIRE

AFFICHE Trahisons♥♥♥ Jerry et Emma se retrouvent deux ans après leur rupture. Ils ont été amants longtemps, elle pourtant mariée à Robert, meilleur ami et partenaire de squash de Jerry. De ces retrouvailles, on remonte le fil des années et l’histoire de ce triangle amoureux, des séparations aux rencontres, des secrets aux trahisons, des déceptions aux moments de grâce. Lire la suite

MÈRE TERESA, OMBRE ET LUMIÈRE – LE LUCERNAIRE

AFFICHEMèreThéresa♥♥♥♥ Une femme de notre siècle. Une sainte lauréate du Prix Nobel de la paix (1979). Mère Teresa est surtout reconnue comme la fondatrice des Missionnaires de la charité qui se consacra entièrement aux plus démunis – miséreux, mourants et enfants de Calcutta (Inde) – pendant plus de quarante années. Lire la suite

MOI, CARAVAGE – LE LUCERNAIRE

affiche-moi-caravage♥♥♥♥Le Caravage est le peintre controversé du XVIIème siècle : son œuvre est autant d’un réalisme brutal que d’un érotisme troublant. Artiste rebelle dévoré par des passions amoureuses ténébreuses, il devint le maître du clair-obscur.

Cesare Capitani, très inspiré par la biographie rédigée par Dominique Fernandez (« La Course à l’abîme » éditée chez Grasset), met à nu sa vie sulfureuse avec un talent remarquable. Bien entendu, je pourrai vous la conter par le détail. Je préfère sans tarder vous inviter à rencontrer Caravage en personne au Lucernaire car Caravage, c’est lui, c’est Cesare Capitani. Sa force d’interprétation atteint le summum de l’exceptionnel.

Quant à la mise en scène de Stanislas Grassian, elle est stupéfiante de beauté et de réalisme : les tableaux du maître naissent fugacement sous nos yeux. Laetitia Favart, qui joue tour à tour une multitude de personnages, est talentueuse à souhait. Quant aux jeux de lumière, ils sont sublimes de magnificence.

« Moi, Caravage » est une œuvre d’art à l’état pur. Ex-cel-lent ! A voir absolument par les amateurs d’art comme par les amoureux du théâtre… Un des meilleurs spectacles du moment.

Le regard d’Isabelle 

MOI, CARAVAGE

Le Lucernaire, 56 rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris (métro : Vavin, Notre Dame des Champs)

Du mardi au samedi à 18h30 jusqu’au 12 mars 2017  (en italien les mardis)

Crédit photos : B. Cruvellier  

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LES ÎLES DÉSERTES – LE LUCERNAIRE

 

vz-50B4319B-7B55-4DC8-BFF9-80E7FDB234FFLéa, petite fille espiègle neuf ans, découvre qu’elle souffre d’une maladie chronique : le diabète. Du jour au lendemain, toute sa vie change. Léa va devoir apprendre à vivre avec cette maladie chronique, une « sale bête » qui l’accompagnera désormais. Son quotidien est désormais rythmé par ses dextro, ses hypoglycémies, ses hyperglycémies, ses piqûres d’insuline. Dans son imaginaire d’enfant, Léa devient Super Léa, une super-héroïne du quotidien, une dompteuse… La « sale bête » n’a qu’à bien se tenir !

Le texte d’Avela Guilloux et Rébecca Stella sonne juste, la mise en scène (Avela Guilloux et Caroline Stella) est inventive, l’interprétation des trois comédiens est formidable (Avela Guilloux, Jean Vocat et Rébecca Stella)… et tout cela dans un simple décor composé de deux bouts de ficelle et d’un drap.

Tout respire le talent : le texte, le jeu, la mise en scène. Pas la peine d’en dire plus, courez-y : vous ne le regretterez pas ! A la sortie, vous serez requinqué pour devenir à votre tour un héros du quotidien (qu’une maladie chronique vous assaille ou non).

Le regard d’Isabelle

LES ÎLES DÉSERTES 

Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris 

Du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 15h30

Jusqu’au 29 mai 2016

Durée : 50 minutes 

Crédit photos : Pauline Le Goff

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NEIGE NOIRE – LE LUCERNAIRE

vz-5178d53b-4974-44ce-9006-873cc83301bfDevant un mur de valises, sur un quai de gare, une petite fille de 13 ans porte autour du cou un écriteau sur lequel sont inscrits son prénom, son nom et une destination : New York. Elle a le fol espoir de rejoindre sa mère prostituée et un père inconnu et de les réunir… Son chemin de vie sera chaotique et « jonché de crevasses ». Sans cesse, elle sera confrontée aux violences sociales et aux préjugés raciaux. Malgré la reconnaissance de son talent d’interprète, sa quête d’amour restera insatiable et sa déchéance inéluctable.   Christine Pouquet signe pour « Neige noire » une magnifique partition. Quant à sa mise en scène, elle est sans aucune fausse note : inventive, émouvante, drôle… toujours surprenante et laissant la part belle aux comédiens/chanteurs/danseurs. Samantha Lavital est la sublimissime interprète de Billie Holiday. Philippe Gouin (ce soir là) est son partenaire aux multiples talents. Tous deux sont formidables et nous font don d’un authentique moment de grâce théâtrale. 

« Neige noire » est une incontestable réussite. Ce spectacle est immanquable si vous aimez le théâtre, plus encore si vous aimez le théâtre et le jazz ! Vous serez conquis. Soirée réussie assurée. 

Le regard d’Isabelle 

NEIGE NOIRE – VARIATIONS SUR LA VIE DE BILLIE HOLIDAY

Théâtre Le Lucernaire • 53, rue Notre-Dame-des-Champs – 75006 Paris

Du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 19h00.

Jusqu’au 6 décembre 2015.

 

 

 

L’AUTRE GALILÉE – LE LUCERNAIRE

AFFICHE LAUTRE GALILÉEL’autre Galilée est le portrait inattendu et surprenant du mathématicien, physicien et astronome de génie Galileo Galilei du XVIe siècle connu de tous pour sa célèbre phrase « Et pourtant elle tourne ! ». Mais peu d’entre nous savent que cet homme était aussi drôle que passionnant, philosophe, précurseur et défenseur obstiné de la liberté de pensée. Pendant toute son existence, il s’est battu pour la séparation de la science et de la religion : « La Bible doit nous apprendre comment on va au ciel et non comment va le ciel. » Jamais il ne cessera de se battre pour lutter contre les dogmes de l’Eglise catholique et les préjugés de certains scientifiques. Pour éviter le bûcher de l’Inquisition, il abjura en juin 1632. Cela ne le détournera pas pour autant de sa quête de vérité de la science, quitte à contredire les Saintes Ecritures même s’il se déclare un bon croyant. Il faudra patienter jusqu’en 1992 pour que le Saint-Siège reconnaisse que Galilée avait raison : la Terre tourne bien autour du soleil et non le contraire.

A partir des lettres rédigées par Galilée, Cesare Capitani (auteur et comédien) nous dresse son portrait, étonnant de vitalité et de modernité contre toute forme d’obscurantisme et d’intégrisme. Un témoignage puissant et troublant au vu de notre triste actualité géopolitique. Seul en scène, Cesare Capitani campe avec magnificence ce génie au-delà de ces défauts du genre humain et nous convie à un merveilleux moment de théâtre : mise en scène sobre (Thierry Surace), décor et accessoires succincts (Ségolène Denis), jeux de lumière efficaces (Dorothée Lebrun).

Mieux encore que du théâtre, une leçon de vie. Rester soi-même et parler vrai en toutes circonstances même si notre vérité et notre manière d’être dérangent, là sont les clefs du bonheur de l’humanité. Dépêchez-vous d’aller à la rencontre de cet autre Galilée, c’est peut être un peu de vous que vous allez y retrouver.

 Le regard d’Isabelle 

 

L’AUTRE GALILÉE

Le Lucernaire, 53 rue notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris 

Du mardi au samedi à 19h

Jusqu’au 28 novembre 2015

Crédit : Jessica Astier

Crédit : Jessica Astier

LES AMNÉSIQUES N’ONT RIEN VÉCU D’INOUBLIABLE – LE LUCERNAIRE

vz-7b7f4206-5830-4d82-8ac1-cb6723d0a8bbDes bulles de savon qui s’élèvent et disparaissent dans la lumière des projecteurs sur le Femmes, je vous aime de Julien Clerc, une baignoire débordante de mousse, un tapis de salle de bain, un WC à l’avant-scène. Et nos protagonistes du soir : LUI, grand dégingandé, se prélassant égoïstement dans son bain, occupé à quelques lectures intéressantes. ELLE, silhouette affûtée dans un maillot deux-pièces, lunettes de piscine, bonnet de bain fifties, occupée à deviner ses pensées à lui. Alors elle l’interroge par la même et sempiternelle question pour cerner celui qu’elle aime: à quoi tu penses ? Dans cette salle de bains, comme le lieu de l’intimité propice à la complicité et aux confidences amoureuses, se noue ainsi pendant 1 heure et demie, un séduisant tête-à-tête, le dialogue éternel des hommes et des femmes sur le mystère de la séduction, le temps qui passe, l’absurdité de la vie, la peur de vieillir… Face à l’interrogatoire serré, lui se dévoile peu à peu à travers ses souvenirs, fulgurances, aphorismes, blagues, malentendus, …en naviguant entre sincérité, petites lâchetés, mégalomanie, égoïsme, mélancolie, lucidité, jusqu’au dénouement de leur histoire à  eux. D’abord perplexe par la « mécanique » binaire de la pièce, je me suis laissée progressivement séduire par ce duo aquatique (!), notamment grâce à la très belle composition de la comédienne Isabelle Cagnat qui réalise un tour de force en transmettant une grande palette d’émotions dans un texte ultra tenu. La mise en scène, habilement ponctuée d’une bande-son inspirée, joue fort bien la carte de l’intimité en jouant notamment sur l’élément eau, tour à tour régressif, sensuel, ludique, fil rouge original de ce dialogue amoureux. Au final, une vision rafraîchissante et attachante de l’homme et du couple. A l’affiche tout l’été, plongez-y !

Le point de vue d’Elisabeth 

LES AMNESIQUES N’ONT RIEN VECU D’INOUBLIABLE

Le Lucernaire • 53 rue Notre-Dame des Champs, 75006 Paris 

Du 11 juin au 30 août 2014

Du mardi au samedi à 20h

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