Le docteur Flache, célèbre psychiatre, s’apprête à quitter Paris pour prendre sa retraite dans le midi, laissant ses patients, son joli petit pavillon du XVIIIe (une folie !) et son infirmière… Mais voilà que Jean-Louis, puis sa compagne Missia, débarquent dans son cabinet. L’un après l’autre, ils demandent au docteur d’examiner leur moitié qu’ils croient devenue folle. Ce dernier les enverrait bien au diable, mais la femme est plutôt charmante… et le divorce est encore un sujet bien délicat en 1934.
En 1938, Sacha Guitry crée « Un monde fou ». Il reprendra son texte en 1951 et le rebaptisera « Une folie » pour l’offrir au Théâtre des Variétés. C’est la seconde version de cette comédie qui nous est offerte au Théâtre Rive-Gauche dans une mise en scène sobre et épurée de Francis Huster.
Les répliques d’un Guitry très inspiré, sont toutes acérées avec finesse, pertinentes et impertinentes. Elles font le plus souvent mouche, qu’elles ciblent le mariage ou le divorce, même si on peut regretter quelques longueurs dans le texte. Néanmoins, Lola Dewaere, Manuel Gélin, Alice Carel comme Marianne Giraud et Mathilde Hennekine (toutes deux en alternance) s’en délectent, le savourent et le servent avec délice, talent et humour. Quant à Olivier Lejeune, son interprétation est époustouflante de ressemblance à celle que Sacha Guitry a dû endosser dans son temps. Peut être, d’un peu trop prêt. Il en est de même pour le jeu des comédiens calqué sur celui du théâtre d’avant-guerre.
Mais toute la troupe baigne dans une douce folie par cette farce coquine et délirante. Au tomber de rideau, les applaudissements du public fusent. La vie conjugale vue par Sacha Guitry est toujours aussi pertinente. Un petit bonheur de théâtre à partager en couple ou en cours d’union… avant divorce.
Le regard d’Isabelle
THEÂTRE RIVE-GAUCHE, 6, rue de la Gaîté – 75014 Paris
Métro : Edgar Quinet ou Gaîté
Du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 15h30.
Crédit photos : Fabienne Rappeneau



Prenez cinquante ans de combats féministes, ajoutez quatre comédiennes qu’on sent aussi complices à la scène qu’à la ville, saupoudrez d’une bonne dose d’humour, laissez cuire pendant 1h20 et vous obtiendrez « Et Pendant ce Temps Simone Veille », un spectacle ultra sympathique, écrit par la comédienne Trinidad, qui retrace l’évolution de la condition féminine des années 1950 à nos jours, à travers les destins de 4 générations de femme (Marcelle l’ouvrière, France la bourgeoise et Giovanna issue de la classe moyenne). L’occasion de revisiter les grandes dates qui ont jalonné les combats féministes, du droit de vote à la légalisation de la pilule contraceptive en passant par la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse ou la procréation assistée,…et de rendre hommage aux grandes figures des combats féministes de Simone de Beauvoir (« On ne naît pas femme, on le devient« ) à Simone Veil.


« Constellations », créée en 2012 par le jeune auteur londonien 



Un titre énigmatique pour un spectacle qui ne ressemble à aucun autre et qui restera quelque part dans un coin de ma mémoire -à l’instar de l’inoubliable 


Léa, petite fille espiègle neuf ans, découvre qu’elle souffre d’une maladie chronique : le diabète. Du jour au lendemain, toute sa vie change. Léa va devoir apprendre à vivre avec cette maladie chronique, une « sale bête » qui l’accompagnera désormais. Son quotidien est désormais rythmé par ses dextro, ses hypoglycémies, ses hyperglycémies, ses piqûres d’insuline. Dans son imaginaire d’enfant, Léa devient Super Léa, une super-héroïne du quotidien, une dompteuse… La « sale bête » n’a qu’à bien se tenir !








Exercice inédit sur notre blog, une « collègue » et amie blogueuse, Véronique, a lu ma chronique enthousiaste sur « La Dernière Bande » et a réagi spontanément en me disant qu’elle avait un avis …radicalement opposé ! Qu’à cela ne tienne, je publie ici sa chronique dans le cadre d’un délicieux « j’aime / j’aime pas »…. 



Quatre comédiens (Christian Abart, Sophie Accaoui, Francesca Congiu, René Hernandez, Yasmine Nadifi) font vivre les quinze personnages des trois pièces en un acte écrites par Jean-Henri Blumen. Si les deux premières (Le bon conseil – Le collège) ont été très librement inspirées par des nouvelles de Cholem Aleikhem, célèbre écrivain yiddish traduit en quarante langues, la troisième (Un client à la page) s’inspire des événements tragiques de Paris en janvier 2015.