LES ÎLES DÉSERTES – LE LUCERNAIRE

 

vz-50B4319B-7B55-4DC8-BFF9-80E7FDB234FFLéa, petite fille espiègle neuf ans, découvre qu’elle souffre d’une maladie chronique : le diabète. Du jour au lendemain, toute sa vie change. Léa va devoir apprendre à vivre avec cette maladie chronique, une « sale bête » qui l’accompagnera désormais. Son quotidien est désormais rythmé par ses dextro, ses hypoglycémies, ses hyperglycémies, ses piqûres d’insuline. Dans son imaginaire d’enfant, Léa devient Super Léa, une super-héroïne du quotidien, une dompteuse… La « sale bête » n’a qu’à bien se tenir !

Le texte d’Avela Guilloux et Rébecca Stella sonne juste, la mise en scène (Avela Guilloux et Caroline Stella) est inventive, l’interprétation des trois comédiens est formidable (Avela Guilloux, Jean Vocat et Rébecca Stella)… et tout cela dans un simple décor composé de deux bouts de ficelle et d’un drap.

Tout respire le talent : le texte, le jeu, la mise en scène. Pas la peine d’en dire plus, courez-y : vous ne le regretterez pas ! A la sortie, vous serez requinqué pour devenir à votre tour un héros du quotidien (qu’une maladie chronique vous assaille ou non).

Le regard d’Isabelle

LES ÎLES DÉSERTES 

Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris 

Du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 15h30

Jusqu’au 29 mai 2016

Durée : 50 minutes 

Crédit photos : Pauline Le Goff

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POUR QUE TU M’AIMES ENCORE – COMÉDIE DE PARIS

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Elise a 13 ans et demi, tient un journal intime, est secrètement amoureuse de Tony, part bientôt avec sa classe en voyage au Pologne, a une maman névrosée et des profs un peu barrés. Pour l’heure, elle ne rêve que de sa première boum où elle pourra voir Tony sur sa mobylette et de sa « choré » avec ses copines de 5eme sur une musique de son idole, Céline Dion, …   Bref, une jeune ado des rêves plein la tête, à l’âge des premiers tourments, premiers bonheurs, premiers chagrins, premiers espoirs. ..

Personnellement, très conquise par ce « seule en scène » qui bénéficie actuellement d’un joli bouche-à-oreille ! Entre drôlerie, tendresse et émotion, la comédienne et auteur Elise Noiraud, qui signe ici son deuxième spectacle – après « Elise : la banane américaine » en 2011 – nous offre un spectacle vraiment épatant sur son thème de prédilection  : l’adolescence ! Avec un dispositif scénique volontairement léger – une chaise, quelques accessoires, pieds nus sur le plateau – elle nous fait replonger au cœur de ses années à travers une galerie de portraits tous plus irrésistibles les uns que les autres (elle interprète une dizaine de personnages, mention spéciale à sa prof d’EPS féministe et sa mère angoissée), et propose au passage un regard aussi malicieux sur les ados que sur les adultes. En plus d’être une excellente comédienne, Elise Noiraud, a un vrai talent d’écriture avec des textes textes ciselés, fins, très « justes » sur un sujet pourtant maintes fois traité. C’est drôle, frais, pétillant. Allez l’applaudir, elle est à la Comédie de Paris jusqu’au 25 juin et c’est une vraie réussite. 

Signé Elisabeth 

POUR QUE TU M’AIMES ENCORE 

La Comédie de Paris, 42 rue Pierre Fontaine, 75009 Paris

Du mardi au samedi à 19h30

Jusqu’au 25 juin 2016

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Ah bon, tu as aimé ?

derniere-bande-weber170Exercice inédit sur notre blog, une « collègue » et amie blogueuse, Véronique, a lu ma chronique enthousiaste sur « La Dernière Bande » et a réagi spontanément en me disant qu’elle avait un avis …radicalement opposé ! Qu’à cela ne tienne, je publie ici sa chronique dans le cadre d’un délicieux « j’aime / j’aime pas »…. 

La dernière bande – Théâtre de l’Oeuvre

Le temps de la désillusion

par Véronique Tran-Vinh

Au centre de la scène, sous un halo de lumière, un vieil homme est avachi sur un bureau métallique sur lequel sont posés un magnétophone, une enceinte et quelques boîtes. Il n’émet de menus signes de vie que lorsque les derniers spectacteurs sont assis. Pesamment, il repousse sa chaise pour se lever, puis se ravise. Le public retient son souffle, attentif à ses moindres mouvements. De l’action, cependant, il n’y en aura pas. Le début de la pièce est lent, très lent, meublé d’une foule de petits détails : le vieillard se lève, fait le tour du bureau d’un pas lourd, prend une clé dans son trousseau, ouvre un tiroir, s’empare d’une banane, referme le tiroir, mange sa banane et ainsi de suite.

Pourtant, Jacques Weber (méconnaissable grimé en clown) semble habiter son personnage jusque dans sa respiration bruyante, ses grognements et les mimiques de son visage. Krapp réécoute les souvenirs qu’il a enregistrés sur son magnétophone trente ans auparavant – seul lien qui le relie à son passé et à la vie – et réagit avec amusement, colère, agacement ou ironie, comme si les propos qui sortent du magnétophone étaient ceux d’un autre. Ultime ironie : il est obligé de décrypter ses propres mots, désormais incompréhensibles, dans un dictionnaire. L’idée de l’auteur – créer un dialogue entre le vieillard et son ancien moi grâce au magnétophone – est ingénieuse mais finit par lasser. Car Krapp rembobine sans arrêt la bande, ressassant le même souvenir : celui d’un amour de jeunesse enfui à jamais.

Malgré un texte poétique et le jeu impressionnant de Jacques Weber, cette tentative de retranscrire l’échec d’une vie d’homme à travers le jeu de la mémoire n’a pas réussi à me toucher. Peut-être parce que cette œuvre courte de Beckett (une heure) manque singulièrement de chair, ou que le parti pris de montrer Krapp sous le masque d’un clown dérisoire et pathétique enlève de l’émotion et de la profondeur au personnage. De son côté, la mise en scène, très rigoureuse, ne contribue pas à rendre la pièce plus facile d’accès. On sort du théâtre dans le même état d’esprit que Krapp : avec l’impression confuse d’avoir raté un rendez-vous important.

LA DERNIÈRE BANDE – THÉÂTRE DE L’OEUVRE

derniere-bande-weber170Il est déjà sur scène quand le public s’installe. Alors que la salle s’éteint doucement et que les derniers chuchotements cessent, un halo de lumière d’une vieille lampe industrielle éclaire un homme avachi sur un bureau couvert d’un désordre de boîtes de métal. Il relève péniblement la tête pour se présenter à nous : le crâne dégarni, les cheveux blancs ébouriffés, les yeux à demi-clos par la lumière crue, le visage ridé, grimé de blanc, le nez rouge…Ce vieux clown pathétique et solitaire prêterait même à faire sourire mais l’émotion nous étreint déjà. Irrésistiblement. « La Dernière Bande » – écrit en 1958 – raconte l’histoire de ce vieil homme, Krapp, qui chaque année, le jour de son anniversaire, enregistre les souvenirs qui ont marqué son année écoulée. Mais ce soir-là, alors qu’il s’apprête à enregistrer, il va écouter une « dernière bande », celle-là même enregistrée trente ans plus tôt -alors qu’il avait 39 ans – et replonger dans les souvenirs de sa vie, faite de vaines illusions, de remords, de regrets, et d’un amour féminin définitivement perdu. Théâtre minimaliste par excellence, « La Dernière Bande » explore les thèmes chers à Beckett : la vieillesse et l’absurdité de l’existence.

Une heure de théâtre exceptionnelle ! Jacques Weber, méconnaissable, offre une interprétation d’une justesse et d’une densité remarquable. Les déplacements sont lents, les gestes précis, il faut voir le comédien occuper l’espace, se déplacer, tituber, s’écrouler, coller l’oreille à la baffe, les yeux noyés par l’émotion à l’écoute de sa vie passée. Mélange de burlesque et de grandeur, de quotidienneté et de sublime, il offre au personnage une profondeur inouïe, balloté entre son présent misérable et un passé fantasmé. Avec un dispositif scénique réduit au minimum (une lampe, un bureau, un magnétophone), le metteur en scène allemand Peter Stein propose une adaptation qui fera date et un grand moment de théâtre. 

Signé Elisabeth

LA DERNIÈRE BANDE

Théâtre de l’Œuvre, 55 rue de Clichy, Paris 9eme

Du mardi au samedi à 21h • samedi à 18h et le dimanche à 15h

Durée : 1 heure 

Crédit photos : Dunnara MERAS

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MAZEL TOV, TOUT VA MAL ! – ESSAÏON THÉÂTRE

grd_690Quatre comédiens (Christian Abart, Sophie Accaoui, Francesca Congiu, René Hernandez, Yasmine Nadifi) font vivre les quinze personnages des trois pièces en un acte écrites par Jean-Henri Blumen. Si les deux premières (Le bon conseil – Le collège) ont été très librement inspirées par des nouvelles de Cholem Aleikhem, célèbre écrivain yiddish traduit en quarante langues, la troisième (Un client à la page) s’inspire des événements tragiques de Paris en janvier 2015.

Un grand Mazel tov (de l’hébreu, félicitations, bonne chance) pour les quatre comédiens qui se démènent un maximum pour donner un peu de vie à ce spectacle inconsistant.

Si la mise en scène de Mariana Araoz enchante le spectateur à la première pièce ; elle est redondante, ennuyeuse et sans surprise aux deux suivantes.

Quant au texte, on est à la recherche de l’humour perdu de Cholem Aleikhem dans les deux adaptations de Jean-Henri Blumen. Pas un grain, pas un embryon n’en subsiste. Pour la troisième composition sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur, elle frôle un antisémitisme certain. Tout va mal, vraiment mal pour Monsieur Blumen.

Le regard d’Isabelle

MAZEL TOV ! TOUT VA MAL 

Théâtre Essaïon, 6 Rue Pierre au Lard – 75004 Paris

Métro : Hôtel de Ville – Rambuteau

Du 21 avril au 18 juin 2016.

Les jeudis, vendredis, samedis à 19h30 et dimanche 18h en avril et mai.

Les jeudis, vendredis, samedis à 19h30 en juin.

 

 

OLD TIMES – THÉÂTRE DE L’ATELIER

v_14576061753787Hélas, 1h20 d’ennui presque total devant « Old Times » actuellement à l’affiche du théâtre de l’Atelier, pourtant l’une des pièces les plus célèbres et les plus jouées du dramaturge anglais. Rien n’y a fait ! Les minutes ont été longues, très longues devant ce huis clos oppressant qui évoque les chassés-croisés amoureux d’un couple avec une jeune femme troublante dans une maison de campagne anglaise au bord de mer. Une succession de monologues prétentieux, d’une totale vacuité et au final difficiles à suivre, une mise en scène insipide et vraiment à l’économie (les trois comédiens ne font que passer d’un canapé à l’autre et longer les murs – le dépouillement a ses limites), un casting très inégal (si Marianne Denicourt et Emmanuel Salinger tirent leur épingle du jeu, Adèle Haenel m’a semblé jouer extrêmement faux de sa première à sa dernière réplique et « plomber » complètement la pièce). Bref, quelques spectateurs sont partis, des ricanements ont fusé, des applaudissements timides et beaucoup de visages fatigués à la sortie. ..Je n’étais pas la seule à être malheureusement très déçue.  

Le point de vue d’Elisabeth 

OLD TIMES

Théâtre de l’Atelier, 1 place Charles Dullin, 75018 Paris

Du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 15h

Crédit photo : Pascal Victor/ArtComArt

OLD TIMES (Benoit GIROS) 2016

 OLD TIMES (Benoit GIROS) 2016

OLD TIMES (Benoit GIROS) 2016

 

GARDE BARRIÈRE ET GARDE FOUS – THÉÂTRE DE L’AQUARIUM

vz-f2289dd6-e98f-47a5-a419-590fcfac6275Deux femmes. Monique, garde-barrière SNCF, travaille de jour ; Myriam, infirmière en hôpital psychiatrique, travaille de nuit. Professions difficiles, mal rétribuées, sous-évaluées… Elles sont des millions dans la France d’aujourd’hui. Ce sont des vies normales, modestes, indispensables mais le plus souvent ignorées. Et pour une fois elles ont la parole. Elle nous dévoile leur quotidien de femmes simples, humaines et bouleversantes fait de petits riens mais si nécessaires pour tous ceux qui les entourent. 

Jean-Louis Benoit (texte et mise en scène) s’est directement inspiré de deux reportages diffusés sur France Culture  dans l’émission de Sonia Kronlund « les Pieds sur Terre »:

A la campagne, l’herbe est plus verte ? d’Olivier  Minot pour Monique garde-barrière (diffusée le 04/08/2014) ;

Les travailleurs de l’ombre 2 : Gardes fous, jusqu’au bout de la nuit d’Elodie Maillot (diffusée le 16/01/2007)

Même si Léna Bréban leur prête corps et voix avec talent, ces deux entretiens radiophoniques n’étaient pas destinés à la scène. Aussi exemplaires soient les existences de Monique et Myriam, leurs interview font-ils un spectacle ? Là est toute la question. 

Le regard d’Isabelle 

GARDE BARRIERE ET GARDE FOUS (Cycle Paroles de Femmes)

Théâtre de l’Aquarium – La Cartoucherie – route du champ de manœuvre – 75012 Paris

Les mercredis, jeudis, vendredis et samedis à 21h et les dimanches à 17h.

Jusqu’au 26 mars 2016

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Léna Brabant – Crédit Frédéric Fontenoy

 

 

SACRÉ, SUCRÉ, SALÉ – THÉÂTRE DE L’AQUARIUM

vz-f2289dd6-e98f-47a5-a419-590fcfac6275Tour à tour juive, musulmane ou catholique, elle coupe, touille, pétrit et cuisine en direct tout en racontant Esther et Mahomet, la Mer Rouge et l’Eucharistie, Roch Hachana et le Ramadam parce que chaque plat renvoie à une histoire, chaque ingrédient à un symbole. 

Stéphanie Schwartzbrod (auteur et interprète), le corps enroulé dans un tablier de ménagère, tout en préparant la chorba qu’elle offrira au public à la fin de la représentation, évoque une partie du calendrier liturgique du judaïsme, du christianisme et de l’islam. 

Elle semble jubilée à cuisiner ses repas de fête autant qu’a nous gaver littéralement de renvois historiques, étymologiques et de guématria pour chaque évènement célébré.

Certes, elle aime les mots comme les mets. Comme on doit apprendre à doser le sel dans la chorba, elle doit en faire tout autant des références qu’elle distille. Trop, c’est trop. Le public, croyant ou pas, en est vite saoulé au risque d’en faire une indigestion. 

Le regard d’Isabelle

SACRE, SUCRE, SALE  (dans le cycle « Paroles de femmes)

Théâtre de l’Aquarium – La Cartoucherie – route du champ de manœuvre – 75012 Paris 

Les mercredis, jeudis, vendredis, samedis et dimanches à 19h.

Jusqu’au 26 mars 2016. 

Crédit photo : Pierre Heckler

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Theatre le Nest Religion sucre sale

 

TRAÎNE PAS TROP SOUS LA PLUIE – THÉÂTRE DE L’ATELIER

TRAINE PAS AfficheChaque soir, Richard Bohringer réinvente, retrace toute une vie d’écriture, de passions, d’amours et de tendresse. Un voyage au pays de sa mémoire, un road-movie dédié à l’Afrique, aux amis morts ou vivants, aux femmes, à l’alcool, aux errances. Tel un boxeur sur le ring, l’émotion à fleur de peau, il nous fait voyager au travers de ses propres textes, dans cette atmosphère que lui seul sait créer. Entre chaque texte, l’improvisation a toute sa place.

Seul en scène entre un lutrin et une chaise bistrot, à fleur de peau et la voie rocailleuse, Richard Bohringer nous livre ses textes bruts de style. Univers de la nuit, de la création artistique, des amours, des amitiés, de l’alcool… Le public découvre une plume, une sensibilité, une humanité. Certes… Mais suit-il réellement toutes les digressions de ses pensées ? Là est la question. 

Par contre, les intermèdes entrecoupant ses lectures ravivent l’attention de tous les esprits, découvrent avec tendresse, générosité voire humilité sa vie intime – son épouse, sa fille, ses amis, ses voyages – et les affres de son existence  – ses ivresses, ses errances, sa maladie. 

Un moment de bonheur simple pour tous ceux qui reconnaissent à Richard Bohringer un talent d’auteur et d’acteur ; pour les autres, la rencontre d’un homme écorché face au miroir d’une vie en puzzle, homme ivre de mots pour vivre encore quelques poignées d’années car « Si à vingt ans on veut mourir, à presque soixante-dix on veut rester. » 

Le regard d’Isabelle 

TRAÎNE PAS TROP SOUS LA PLUIE

Théâtre de l’Atelier, 1 place Charles Dullin, 75018 Paris. 

A partir du 8 mars 2016 pour 30 représentations exceptionnelles. 

Relâche les 17 et 18 mars.

Du mardi au samedi à 19h00

Crédit photo : Alain Rousseau

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LES SEA GIRLS – LA NOUVELLE ÈVE & LE TRIANON

11231051_952789341433409_8299602088505837247_oDes plumes, des paillettes, du strass, de la pétillance et de l’humour, beaucoup d’humour ! Bienvenue dans l’univers glam et totalement burlesque des SEA GIRLS, soit quatre « super nanas » qui revisitent les codes du music-hall et du cabaret dans un spectacle irrésistible et drôlissime. Sur scène, notre quatuor, bien accompagné par deux musiciens « live », offre une succession endiablée de tableaux plus facétieux et décalés  les uns que les autres dans la grande tradition du genre : descentes d’escalier lumineux, French cancan, chorégraphies, tours de magie, solo version « Cabaret » et, le vrai plus du spectacle, chansons à texte délicieusement corrosifs, parfois émouvants, empruntant  au gospel, au tango ou à la bossa-nova. Elles savent tout faire les SEA GIRLS : chanter, danser, faire des claquettes, jouer les sirènes, et surtout se moquer d’elles-mêmes en se mettant le public dans les poches de leurs robes lamées ! Au final, un très bel hommage au grand et beau music hall, dont on devine leur amour. (Music-hall is not dead ne clament-elles pas en chœur ?). Sur scène depuis 2007, les SEA GIRLS présentent leur troisième opus qu’elles se sont assurément écrit sur-mesure! Personnellement, un énorme coup de cœur pour ce spectacle ultra réjouissant, très inventif et idéalement niché dans la très élégante salle de La Nouvelle Ève, au cœur de Pigalle. Comme un ultime pied de nez au mythique et voisin Moulin Rouge ! Bravo mesdemoiselles ! Quel bon moment passé en votre compagnie !

Le point de vue d’Elisabeth

LES SEA GIRLS

Du 23 au 31 décembre 2017 au Trianon, 80 boulevard de Rochechouart, 75018 Paris

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