Prenez cinquante ans de combats féministes, ajoutez quatre comédiennes qu’on sent aussi complices à la scène qu’à la ville, saupoudrez d’une bonne dose d’humour, laissez cuire pendant 1h20 et vous obtiendrez « Et Pendant ce Temps Simone Veille », un spectacle ultra sympathique, écrit par la comédienne Trinidad, qui retrace l’évolution de la condition féminine des années 1950 à nos jours, à travers les destins de 4 générations de femme (Marcelle l’ouvrière, France la bourgeoise et Giovanna issue de la classe moyenne). L’occasion de revisiter les grandes dates qui ont jalonné les combats féministes, du droit de vote à la légalisation de la pilule contraceptive en passant par la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse ou la procréation assistée,…et de rendre hommage aux grandes figures des combats féministes de Simone de Beauvoir (« On ne naît pas femme, on le devient« ) à Simone Veil.
Une pièce très plaisante, qui, après un démarrage un peu lent, gagne en épaisseur et en drôlerie au fur et à mesure de la représentation. La mise en scène, signée Gil Galliot, s’appuie sur une habile alternance entre scènes de vie quotidiennes, chansons joliment détournées et archives télévisuelles. Ici, point de donneuses de leçons ou de théâtre militant, juste l’envie de rappeler quelques vérités aux plus jeunes générations et continuer la lutte(!) entre clins d’œil, fraîcheur et ironie. Allez les applaudir jusqu’au 26 juin.
Signé Elisabeth
ET PENDANT CE TEMPS SIMONE VEILLE
Studio Hébertot, 78 bis boulevard des Batignolles, 75017 Paris
Du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 15h.
Jusqu’au 26 juin 2016
Durée : 1h20



« Constellations », créée en 2012 par le jeune auteur londonien 



Un titre énigmatique pour un spectacle qui ne ressemble à aucun autre et qui restera quelque part dans un coin de ma mémoire -à l’instar de l’inoubliable 







Il est déjà sur scène quand le public s’installe. Alors que la salle s’éteint doucement et que les derniers chuchotements cessent, un halo de lumière d’une vieille lampe industrielle éclaire un homme avachi sur un bureau couvert d’un désordre de boîtes de métal. Il relève péniblement la tête pour se présenter à nous : le crâne dégarni, les cheveux blancs ébouriffés, les yeux à demi-clos par la lumière crue, le visage ridé, grimé de blanc, le nez rouge…Ce vieux clown pathétique et solitaire prêterait même à faire sourire mais l’émotion nous étreint déjà. Irrésistiblement. « La Dernière Bande » – écrit en 1958 – raconte l’histoire de ce vieil homme, Krapp, qui chaque année, le jour de son anniversaire, enregistre les souvenirs qui ont marqué son année écoulée. Mais ce soir-là, alors qu’il s’apprête à enregistrer, il va écouter une « dernière bande », celle-là même enregistrée trente ans plus tôt -alors qu’il avait 39 ans – et replonger dans les souvenirs de sa vie, faite de vaines illusions, de remords, de regrets, et d’un amour féminin définitivement perdu. Théâtre minimaliste par excellence, « La Dernière Bande » explore les thèmes chers à Beckett : la vieillesse et l’absurdité de l’existence.



Hélas, 1h20 d’ennui presque total devant « Old Times » actuellement à l’affiche du théâtre de l’Atelier, pourtant l’une des pièces les plus célèbres et les plus jouées du dramaturge anglais. Rien n’y a fait ! Les minutes ont été longues, très longues devant ce huis clos oppressant qui évoque les chassés-croisés amoureux d’un couple avec une jeune femme troublante dans une maison de campagne anglaise au bord de mer. Une succession de monologues prétentieux, d’une totale vacuité et au final difficiles à suivre, une mise en scène insipide et vraiment à l’économie (les trois comédiens ne font que passer d’un canapé à l’autre et longer les murs – le dépouillement a ses limites), un casting très inégal (si Marianne Denicourt et Emmanuel Salinger tirent leur épingle du jeu, Adèle Haenel m’a semblé jouer extrêmement faux de sa première à sa dernière réplique et « plomber » complètement la pièce). Bref, quelques spectateurs sont partis, des ricanements ont fusé, des applaudissements timides et beaucoup de visages fatigués à la sortie. ..Je n’étais pas la seule à être malheureusement très déçue. 


Des plumes, des paillettes, du strass, de la pétillance et de l’humour, beaucoup d’humour ! Bienvenue dans l’univers glam et totalement burlesque des 



Mais c’est quoi ce cirque ? 




L’affiche vous fait la promesse de plonger dans un univers à la « Cocteau » d’entre-deux-guerres mais « Encore une histoire d’amour » est une pièce qui se regarde comme une comédie romantique des années 90 version grand écran. Alors plantons le scenario : ELLE, une jeune et belle comédienne new-yorkaise, en partie paralysée, rêvant de jouer une pièce écrite par LUI, un auteur dramatique anglais, névrosé, boulimique, agoraphobe et reclus dans son petit appartement londonien depuis des années. Alors elle décroche son combiné et c’est le début d’une relation téléphonique (pas d’email ni de Skype, la pièce a été écrite au début des années 90) qui d’abord professionnelle évolue progressivement vers quelque chose de plus intime. De confidences en dévoilement, ils vont apprendre peu à peu à s’apprivoiser, découvrir leurs histoires respectives, écouter leurs blessures, se faire confiance jusqu’à l’envie irrépressible de traverser l’Atlantique pour se rencontrer « en vrai ». Happy end ? Chuuuuttttt ! En tout cas, la pièce questionne élégamment les relations comédien/auteur dramatique, l’ultra moderne solitude, l’appréhension de la rencontre, la méconnaissance et la peur de l’autre. 


Coup de projecteur sur « BIO », un sympathique (et brillant !) spectacle d’impro applaudi par plus de 5 500 spectateurs la saison passée dans la petite mais chaleureuse Comédie des Boulevards. A la manœuvre, les comédiens de 