LA TRAGÉDIE DU DOSSARD 512 – THÉÂTRE TRISTAN BERNARD

vz-a7960b3a-3f1b-4f70-bbf8-2d94ad0af0a3♥♥♥ Les histoires de vie donnent naissance à d’excellentes pièces de théâtre. Et ce n’est pas le comédien Yohann Métay qui dira le contraire ! Cet humoriste d’origine lilloise, passé par le Centre National des Arts du Cirque et le théâtre d’improvisation, a fait la (très) douloureuse mais mémorable expérience de l’Ultra-Trail du Mont Blanc, LA course mythique des trailers du monde entier: 170 kilomètres à parcourir en 40 heures autour du Mont-Blanc avec plus de 10 000 mètres de dénivelé ! 

De cette aventure physique et mentale hors norme, Yohann Métay en a tiré un spectacle savoureux et nous fait revivre avec une grosse (!) énergie cette épopée qui lui permettra de repousser ses propres limites. De la préparation physique au jour du départ, en passant par la souffrance physique, les moments de désespoir et de solitude, jusqu’à la délivrance finale avec l’obtention du tee shirt « Finisher », sésame des participants ! Excellent comédien, jouant aussi bien des techniques d’impro que de l’art du mime et du geste, Yohann Métay nous entraîne avec lui sur les chemins escarpés du Trail et incarne avec beaucoup de talent toute la palette des sentiments pendant une heure trente non stop : doutes, espoir, désespoir, joie…Même s’il use parfois de grosses ficelles et s’égare peut-être un peu parfois (la scène des organes humains) c’est une belle perf ! L’exploit est aussi sur scène !

La pièce, bien rodée, a déjà connu un beau succès au festival d’Avignon et auprès du public parisien. Un très bon spectacle aux allures de leçon de vie qui donne envie de respecter sa bonne résolution 2017 : continuer le sport !  

Signé Elisabeth 

LA TRAGÉDIE DU DOSSARD 512

Théâtre Tristan Bernard, 64 rue du Rocher, 75008 Paris (métro Villiers, Saint-Lazare)

Les jeudis, vendredis et samedis à 19h00 jusqu’au 29 avril 2017

PROLONGATIONS JUSQU’AU 13 MAI INCLUS

Crédit photos : Tous droits réservés Fabienne Rappeneau 

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

 

LE BAL – THÉÂTRE RIVE GAUCHE

le-bal-d%27irene-nemirovsky-theatre-rive-gauche-paris-14eme-visuel-definitif♥♥♥ Paris, années 20. la jeune Antoinette Kampf, 14 ans, rêve de participer au grand bal qu’organisent ses parents pour afficher leur fortune récemment acquise et leur ascension sociale fulgurante. Mais sa mère, Rosine, hautaine et égoïste, le lui refuse. Antoinette trouvera le moyen de se venger…

« Le Bal » est tiré d’un court roman autobiographique d’Irène Némirovsky (1928), petit chef d’oeuvre de drôlerie et de cruauté, qui questionne les tourments de l’adolescence. Grande fan de l’écrivain, la comédienne/metteuse en scène Virginie Lemoine, avec la collaboration de Marie Chevalot, a mis quatre ans pour adapter ce texte en pièce de théâtre et n’a pas lésiné sur les moyens : casting de haut vol emmené par l’excellente Brigitte Faure/Rosine Kampf qui avouons-le, pousse la caricature à l’extrême dans son rôle de parvenue voulant jouer à la grande bourgeoise, décor et lumières soignés, habillage sonore élégant. Un très agréable moment de théâtre même si j’ai regretté sincèrement la couleur « très boulevard » à l’ensemble et une direction d’acteurs un peu trop caricaturale. Virginie Lemoine offre le beau rôle au personnage de la mère qui « écrase » presque celui d’Antoinette, pourtant central dans le roman, et dont la psychologie aurait mérité d’être un peu plus travaillée. Seul bémol ! La pièce est à l’affiche du théâtre Rive Gauche jusqu’à fin mars, allez applaudir dans tous les cas une très belle troupe de comédiens. 

Signé Elisabeth 

LE BAL

Théâtre Rive Gauche, 6 rue de la Gaîté, 75014 Paris (métro : Gaîté)

Du mardi au samedi à 19h • Jusqu’au 30 mars 2017

Relâches exceptionnelles les 2, 10, 24, 25 et 26 février 2017 & 18, 24, 25 et 28 mars 2017

Crédit photo : Théâtre Rive Gauche – Droits réservés.

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LES COQUETTES – LE GRAND POINT VIRGULE

vz-e67369ef-23c9-4086-be44-3c9593f16b68♥♥♥ L’éternel féminin à l’honneur vendredi dernier ! Pendant qu’Isabelle découvrait Journal d’une femme de chambre à  La Folie Théâtre, je passais un délicieux moment devant les facéties des Coquettes ! Soit trois chanteuses, qu’on imagine aussi complices à la scène qu’à la ville, qui mélangent (belles) vocalises et humour. La blonde pinup Juliette, la rousse rigolote Lola et la brune piquante Marie nous entraînent 1 heure 15 durant dans un tour de chant plein de pep’s, de fraîcheur, de charme et d’humour…culotté ! Avec la complicité de leur pianiste Cyril,  elles abordent tous les sujets du plus « girly » aux plus tabous avec talent et dans une mise en scène diablement rythmée et efficace. Avec l’art et la manière de se mettre le public dans leurs poches en un tour de main…Une jolie performance à applaudir jusqu’au 29 avril. 

Signé Elisabeth

LES COQUETTES

Le Grand Point Virgule, 8 bis rue de l’Arrivée, 75015 Paris (Métro : Montparnasse)

Du mercredi au samedi à 19h45 jusqu’au 29 avril 2017

Vendredi 2 juin 2017 à 20h00 à l’OLYMPIA 

Crédit photos  : Hélène Pambrun

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VU DU PONT – LES ATELIERS BERTHIER

vu_du_pont-affiche1♥♥♥♥ Pour qui aime le théâtre, le grand et beau théâtre qui fait battre le cœur et rester bouche bée deux heures durant, il faut aller voir « Vu du Pont » mis en scène par le belge Ivo van Hove aux Ateliers Berthier. Je rédige cette chronique tout en sachant bien que les dix dernières représentations affichent complet. Quelques places sont mises à la vente chaque soir. Il est possible de s’inscrire sur une liste d’attente. Il faut tenter sa chance.

Cette pièce d’Arthur Miller (A View from the Bridge, 1955) nous plonge dans le New-York prolétaire des années 50. Edie Carbone, immigré italien, travaille comme docker dans le port de Brooklyn. Avec sa femme Catherine, il a élevé la nièce de celle-ci, la jolie Katie (remarquable Pauline Cheviller) qu’il aime comme sa propre fille. Ou un peu différemment peut-être…L’arrivée de deux jeunes cousins italiens, Marco et Rodolfo (excellents Laurent Papot et Nicolas Avinée) venus illégalement en Amérique pour y trouver une vie meilleure et l’amour naissant de la jeune Katie pour Rodolfo basculera la famille dans le drame. Un drame social aux accents de tragédie antique qui questionne les lois de l’immigration et plus largement la place de l’individu au sein d’une communauté.

Ivo van Hove a fait le choix de s’affranchir totalement d’une reconstitution historique classique pour faire évoluer ses comédiens dans un bloc rectangulaire blanc sans décor ultra moderne et ainsi faire entendre le texte, rien que le texte ! Simplicité, pureté, limpidité : la mise en scène est envoûtante, la beauté sur le plateau étonnante, la direction d’acteurs remarquable. Chaque geste est pensé, chaque silence nourri avec la formidable sensation d’une tension qui monte inexorablement tout au long de la pièce jusqu’au drame final. Éblouissant casting emmené par le très convaincant Charles Berling dans le rôle titre qui sombre dans une folie incontrôlable-même si un peu trop « bobo » à mon sens dans la peau de cet ouvrier immigré -.   Le final est saisissant. Un bonheur théâtral pur et dur.  

Signé Elisabeth

VU DU PONT

Les Ateliers Berthier, 1 rue André Suares, 75017 Paris 

Jusqu’au 4 février 2017 • Du mardi au samedi à 20h, 15h le dimanche

Représentation exceptionnelle à 14h30 le samedi 4 février 2017

Crédit photos : Thierry Depagne 

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FOLLE AMANDA – THÉÂTRE DE PARIS

folle-amanda♥♥♥ Le grand écart ! Après l’archi-dépouillé Elvira au théâtre de l’Athénée jeudi dernier, découverte de « Folle Amanda », l’un des grands « classiques » du théâtre boulevardier des années 70. Écrit par le duo Pierre Barillet & Jean-Pierre Grédy, immortalisé par Jacqueline Maillan puis repris par Line Renaud, la pièce raconte les déboires d’une ancienne vedette de music-hall complètement ruinée qui décide de publier ses mémoires pour pallier ses soucis d’argent. Mais encore doit-elle convaincre son ex-mari Philippe qui désormais ministre en exercice, tente de l’en dissuader….

Production très soignée et un excellent moment de théâtre ! J’avoue ne pas être fan du genre mais  j’ai très vite succombé au charme de cette pièce assez irrésistible! D’abord soulignons-le, dans l’exercice « casse-gueule » de la reprise, point d’opération de modernisation: tout a été gardé « dans le jus » de l’époque : univers, décors et costumes seventies, ce qui donne un charme indéniable à l’ensemble. Ajoutons un à un tous les ingrédients du parfait boulevard : un texte savoureux et ciselé qui n’a pas pris une ride, une troupe de comédiens, emmenés par l’impeccable Michèle Bernier/Amanda généreuse, « canaille » et gouailleuse à souhait, qui s’en donnent à cœur joie (mentions spéciales à Philippe Lelièvre et Pierre Cassignard), une mise en scène bien huilée, parfaitement maîtrisée, rondement menée, un décor chaleureux et très soigné. Bref, deux heures d’absolue fantaisie et sémillance ! 

Attention, 10 représentation seulement. Mais pour célébrer les cinquante ans de la mythique émission « Au théâtre ce soir » qui firent les grandes heures de l’ORTF dans les années 60/70, la pièce sera retransmise en direct sur TF1 samedi 21 janvier à 20h55. A vos postes en ces températures polaires, vous passerez un excellent moment ! 

Signé Elisabeth 

FOLLE AMANDA 

Théâtre de Paris, 15 rue Blanche, 75009 Paris (métro Blanche, Pigalle)

Jusqu’au 22 janvier 2017, du mardi au samedi à 20h45, samedi et dimanche à 15h00

Diffusion en direct sur TF1 samedi 21 janvier à 20h55

Au théâtre Antoine jusqu’au 7 mai 2017

Crédit photos : Christophe Chevalin 

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ELVIRA – THÉÂTRE ATHÉNÉE

14168♥♥♥♥ Conservatoire d’Art Dramatique, Paris, février 1940. Le professeur Louis Jouvet fait travailler une jeune actrice, Claudia, sur l’acte IV, scène 6 du personnage d’Elvire dans le Dom Juan de Molière. Entre février et septembre 1940, s’écrira alors au fil des mois et des séances de répétition la vision qu’avait Jouvet du travail du comédien. 

Le texte est inspiré des propres notes que Jouvet eu l’idée de faire notifier lorsqu’il était professeur au Conservatoire. De ces notes, Brigitte Jacques-Wajeman a tiré en 1986 une pièce de théâtre qui, avouons-le, manque un peu d’épaisseur et de dramaturgie et finit même par lasser un peu, tant la même idée, intéressante par ailleurs (l’importance du sentiment dans le travail d’interprétation) est ressassée.

Mais quel moment de théâtre ! Deux merveilles : l’interprétation et la mise en scène ! Elvira est servi par l’un des plus grands acteurs et metteurs en scène italiens, Toni Servillo, qui eut l’idée d’adapter cette pièce en italien. Il est le personnage de Jouvet (son mentor) dans le moindre souffle, le moindre geste, la moindre inflexion. Il donne, au propre et au figuré, une leçon de théâtre magistrale ! Quelle présence, quel charisme ! Un professeur comme Jouvet l’aurait aimé ! Il est accompagnée par la comédienne Petra Valentini qui est très convaincante dans son rôle de Claudia, à la fois éblouie et perdue devant le Maître. Toni Servillo signe également une mise en scène d’une pureté, d’une sobriété et d’une élégance absolue. Ni parasites, ni gratuités. Uniquement le geste, le verbe, l’intention dans un décor quasi nu. Eleganza italiana….

Le spectacle a reçu cet automne les faveurs du Piccolo Teatro de Milan et revient avec succès devant le public parisien de l’Athénée comme un hommage supplémentaire à Louis Jouvet. Hommage d’un monstre sacré à un monstre sacré, sous les yeux de l’acteur et réalisateur Roberto Benigni, venu applaudir son compatriote hier soir. Bella Italia….

Signé Elisabeth 

ELIVRA (ELVIRE JOUVET 40) dans le cadre du FESTIVAL ITALIEN 

Théâtre de L’Athénée, square de l’Opéra Louis Jouvet, 7 rue Boudreau, 75008 Paris (métro Havre-Caumartin)

Jusqu’au 21 janvier, du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h

Spectacle en italien, surtitré en français 

Crédit photos : Fabio Esposito/PiccoloTeatroMilano

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JE PARLE TOUTE SEULE – BLANCHE GARDIN – L’EUROPÉEN

14690022743102_photo_hd_29088♥♥♥ Elle tient son micro à deux mains comme une petite fille et avec son air de première communiante, on tomberait presque dans le panneau. Mais on sait que le spectacle de Blanche Gardin est interdit aux moins de 17 ans et qu’on va en entendre des vertes et des pas mûres. Pour l’heure, elle s’est faite jolie Blanche devant la salle archi comble de l’Européen vendredi dernier pour son spectacle « Je parle toute seule » (déjà rôdé cet été à La Nouvelle Seine) : mise en plis élégante, jupe chatoyante, cache-cœur sexy, sautoir assorti, ongles vernis. « Quitte à ne pas baiser, autant ressembler à une femme de lettres » justifiera-t-elle le temps d’un spectacle-confession borderline mais qui claque!

Cette fille-là a clairement envie de nous parler. Larguée à 37 ans et solo, Blanche commence à sentir la pression sociale de ne pas avoir d’enfant à l’aube de la quarantaine sans l’ombre d’un début de changement dans les années à venir…Alors elle nous livre son spleen, ses angoisses, ses nœuds dans la tête de fille célibataire entre deux / trois réflexions métaphysiques sur tout et rien (sa famille, la mort, les attentats, le sexe, …). Elle s’épanche en mode résolument « conversation » et l’on admire au passage son talent de comédienne capable de donner l’illusion de réfléchir tout haut pendant 1 heure 30 alors que le texte est archi rôdé. On est tout ouïe, on rit (très souvent), on sourit (parfois), on décroche (de temps en temps), on y revient (toujours) et on passe finalement un délicieux moment à écouter les états d’âme d’une fille bien dans son époque qui n’a pas sa langue dans sa poche et ose presque (tout) dire ! C’est acide, désabusé, noir, cynique et on en redemande. Le spectacle qui va forcément faire un carton cet hiver.

Signé Elisabeth 

BLANCHE GARDIN  « JE PARLE TOUTE SEULE » 

L’Européen, 5 rue Biot, 75017 Paris (métro Place Clichy)

Du 4 mai au 24 juin 2017 les jeudi, vendredi, samedi à 20h30

Banche Gardin terminera la saison avec une représentation unique le jeudi 29 juin à 20h30 au Trianon 80, Boulevard de Rochechouart – 75018 Paris
www.letrianon.fr

Spectacle interdit aux moins de 17 ans

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NÉVROTIK-HÔTEL – LES BOUFFES DU NORD

♥♥♥♥ Première pièce 2017, premier coup de cœur très attendu, soyons honnêtes! Après « Fleur de Cactus » et « Un Amour qui ne finit pas », l’irrésistible Michel Fau nous revient plus diva que jamais dans son dernier opus : l’inclassable et désopilant NÉVROTIK-HÔTEL, à l’affiche des Bouffes du Nord pour 6 dates parisiennes (seulement !). Pour celles et ceux qui comme moi gardent un souvenir impérissable du désormais culte Récital Emphatique, il vous reste encore trois soirs pour découvrir ce spectacle savoureux, kitchissime et décalé de Michel Fau. Le comédien, fidèle à son personnage de diva assoluta, y campe cette fois-ci Lady Margaret, diva d’un autre temps,  venue oublier un amour perdu dans un hôtel de la côte normande. Mais à peine installée, la voilà qui s’entiche du jeune groom et lui propose un marché à la fois pathétique et délicat…

A la fois tour de chant et pièce de théâtre, Névrotik-Hôtel (trame et dialogues : Christian Siméon) offre une pièce dramatique et musical unique en son genre. Et en la matière, Michel Fau excelle ! Robe lamée, mise en plis platine, maquillage grand soir, solitaires scintillants, talons dorés, il suffit qu’il apparaisse sur scène et « pousse » la première note pour faire fondre un public littéralement sous le charme de son jeu et de son interprétation drôlissime. Volubile et dramaturgique à souhait, il/en fait des tonnes et l’on savoure chacune de ses mimiques, œillades, déhanché avec un plaisir immense…Exercice « casse-gueule » que le travestissement, mais Michel Fau tient là son univers et la signature qui en font un grand artiste! On croyait le connaître, mais entouré de trois musiciens live et du comédien-chanteur-acrobate Antoine Kahan, il nous a encore une fois émerveillé hier soir.   

Signé Elisabeth 

NÉVROTIK-HÔTEL

Les Bouffes du Nord, 37 bis boulevard de la Chapelle, 75010 Paris (Metro La Chapelle)

Vendredi 6 janvier et samedi 7 janvier à 20h30 , dimanche 8 janvier à 16h

Crédit photos : Marcel Hartmann 

 

LA FAMILLE SEMIANYKI – LA CIGALE

vz-7dd49e17-6265-4a6f-9b3c-8a187cb681ca♥♥♥♥ Au menu de cette dernière chronique de l’année 2016, le spectacle phénomène qui triomphe sur les scènes du monde entier depuis plus de dix ans, « La Famille SEMIANYKI ». Beaucoup de mes amies « théâtreuses » me l’avait fortement recommandé. Merci à elles du précieux conseil : le spectacle est effectivement totalement inclassable, très attachant… et par moment franchement génial ! 

« La Famille SEMIANYKI » (littéralement « famille » en russe) brosse le portrait d’une famille déjantée dans la Russie d’aujourd’hui. Fardés de blanc, maquillage clownesque, coiffures azimutés et costumes déjantés, les six comédiens n’ont même rien à faire qu’ils font déjà sourire….! Dans un décor bric-à-brac à souhait s’y côtoient un père alcoolique et dépassé par les évènements (Alexander Gusarov), une mère enceinte jusqu’aux dents mais à la libido encore bien assumée (Olga Eliseeva)et quatre marmots incontrôlables qui regorgent d’inventivité pour tuer leur  cher et tendre papa ! (Marina Makhaeva, Yulia Sergeeva, Kasyan Ryvkin, Elena Sadvoka). Au fil des 36 tableaux du spectacle se nouent et se dénouent les petites et grandes histoires de cette famille complètement foutrac, entre moments de grâce, de burlesque, de rire et de poésie. Et c’est du grand art ! Car ici, et c’est le véritable tour de force du spectacle, pas une parole ! Les Semianyki ne joueront que de leurs mimes, grimaces, danses, musiques et effets sonores pendant deux heures pour offrir un spectacle total et particulièrement interactif avec le public (on n’en dira pas plus !). On ne peut en tout cas qu’applaudir la créativité et les trouvailles de mise en scène qui, dans la grande tradition du mime et du clown russe (tous les comédiens ont été formés au célèbre Licedei Teatr, l’école référente en la matière), sont la signature des spectacles de la troupe depuis 10 ans.  Un coup de chapeau particulier à Olga Eliseeva (la mère) qui offre une composition brillantissime, aussi bonne comédienne que mime, danseuse, …D’une œillade, d’un déhanché, d’une mimique, elle provoque rire, émotion, tristesse, …Quelle artiste ! 

Originaire de Saint-Pétersbourg, la troupe a toujours été boudée en Russie mais connaît un succès phénoménal partout dans le monde depuis plus de dix ans. Et c’est même une véritable histoire d’amour avec le public français depuis la présentation de leur premier spectacle au festival d’Avignon en 2005. Ils poursuivent leur tournée en France après leurs trois semaines parisiennes. Un grand Браво à ces artistes venus du froid …et BONNES FÊTES A TOUTES ET TOUS !!

Signé Elisabeth

LA FAMILLE SEMIANYKI

En tournée : le 4 mars 2017 à Gennevilliers, le 5 mars à Mantes la Ville, le 28 mars à Vierzon, le 29 mars à Evron, le 31 mars à Charenton le Pont, le 1er avril à Versailles

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© Giovanni Cittadini Cesi 

 

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QUINTESSENCE – CHAPITEAU ALEXIS GRUSS – PORTE DE PASSY

alexisgruss-quintessence♥♥♥♥Amateurs de cirque, précipitez-vous à la Porte de Passy pour découvrir QUINTESSENCE le nouveau spectacle (et 43 eme création !) de la famille Alexis Gruss, 5 ans après leur dernier spectacle « Pégase et Icare ». 

QUINTESSENCE met en scène Joseph, fils de Bellérophon. Ce dernier doit sauver Pégase, le cheval ailé réputé indomptable. En héros valeureux, il devra récupérer un fragment de l’essence de chaque élément : l’Air, la Terre, le Feu et l’Eau. 

Spectacle de cirque équestre et aérien, alliant le savoir-faire des écuyers de la famille Gruss et le talent de la compagnie Les Farfadais, QUINTESSENCE est tout simplement époustouflant !!! Au programme des 2h30 de show : voltiges, portés et acrobaties à cheval ou dans les airs, ballets aériens et aquatiques, équilibres et jongleries et démonstrations équestres par Alexis Gruss en personne,…Sur un dispositif de 3 espaces scéniques, se succèdent 20 artistes de haut vol, plus de 40 chevaux, 1 chanteuse et un orchestre « live ». Préparez-vous à embarquer dans une aventure féerique et exceptionnelle… Après les représentations parisiennes jusqu’au 19 février 2017, le spectacle partira en tournée partout en France. Voir les dates ici.  

Signé Elisabeth

QUINTESSENCE

Chapiteau Alexis Gruss, carrefour des cascades, porte de Passy, 75016 Paris

Jusqu’au 19 février 2017

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