LA LEÇON DE PHOTOGRAPHIE – THÉÂTRE SAINT-GEORGES

affiche_285x427♥♥♥ Il fut le photographe du légendaire Studio Harcourt de 1984 à 2007. De ces décennies derrière l’appareil à tirer le portrait de stars de cinéma, de personnalités mais aussi de nombreux anonymes, Pierre-Anthony Allard a conçu et co-écrit avec Henriette Chardak une conférence-spectacle intitulée « La Leçon de Photographie ».

Ici point de leçon en réalité. P.A Allard préfère nous inviter à feuilleter son grand album à souvenirs : la naissance de sa vocation, son parcours d’autodidacte, ses rencontres marquantes (Jean-Loup Sieff), la vision de son métier de portraitiste (artisanale et humaine), son style noir et blanc (la signature Harcourt) qui sculpte les visages et révèle les personnalités, ses anecdotes insolites de prises de vue (épisode du macchabée) qui ont jalonné sa carrière…

Nous étions une petite centaine mardi dernier à découvrir en avant-première des extraits de ce spectacle qui fera l’objet de cinq représentations (seulement) au théâtre Saint Georges de mars à mai. Pierre-Anthony Allard n’est pas comédien, le verbe est parfois hésitant, le geste imprécis, les enchaînements hasardeux mais là n’est pas l’essentiel, c’est un artiste chaleureux, éminemment sympathique, amoureux fou de son métier qui se lance dans cette aventure pour défendre et transmettre une certaine vision de son art et de son rapport aux autres. Prometteur spectacle qui plaira à tous les amateurs d’images mais pas que. Et si vous êtes chanceux, vous aurez peut-être la chance d’être photographié en direct sur scène façon Harcourt. Mais ne surtout ne dites pas cheeese, Pierre-Anthony vous expliquera  que c’est au photographe de comprendre et révéler le sourire. 

Signé Elisabeth

LA LEÇON DE PHOTOGRAPHIE

Théâtre Saint-Georges, 51 rue Saint-Georges, 75009 Paris (métro Saint-Georges)

5 représentations seulement : les 14 et 28 mars à 20h30 • Le 11 avril à 20h30 et le 23 avril à 17h00 • Le 7 mai à 17h00

Durée : 1h30

LA FÈVE DU SAMEDI SOIR – THÉÂTRE DE DIX HEURES

feve-e1484774648961♥♥♥ Pierre est un quadra vieux garçon, qui travaille au Ministère des Finances, célibataire et proche de sa mère. Son rayon de soleil : une présentatrice météo, Barbara Sunshine, qui officie sur une chaîne de la TNT. Barbara est sa nouvelle voisine de palier. Elle débarque un soir chez lui en plein chagrin d’amour, enfermée dehors car sa porte a claqué alors qu’elle était dans le couloir… Mais Andréas ne tarde pas à venir lui rendre visite.  

La comédie d’Eric Delcourt, Une fève du samedi soir, est riche en quiproquos et rebondissements. Mise en scène hardie. Dialogues hilarants. Les trois comédiens – Justine Bruneau,  Renaud Roussel, Patrick Veisselier – sont excellents. Cette galette est délicieuse. A déguster absolument. On y rit de si bon cœur. 

Le regard d’Isabelle 

LA FÈVE DU SAMEDI SOIR

Théâtre de Dix Heures, 36 Boulevard de Clichy, 75018 Paris.

Du jeudi au samedi à 21h, le samedi à 17h. 

Durée : 1h15.

JO&LÉO – THÉÂTRE DE BELLEVILLE

3511482400415♥♥ « Jo & Léo » est une création théâtrale contemporaine qui questionne l’adolescence, l’amour et l’identité à travers les portraits de deux adolescentes de 17 ans. Joséphine (Lola Roskis Gingembre), tornade, bavarde et solaire rencontre au lycée Léopoldine (Lou Bohringer), paumée, écorchée vive, sensuelle. Elles ont peu en commun mais progressivement se tisse entre elles une relation intime et naît un sentiment amoureux, sous le regard bienveillant d’un musicien-témoin (Romain Tiriakan).

Un moment de théâtre singulier, engagé, et fort bien interprété par les deux jeunes comédiennes qui donnent réellement tout ce qu’elles ont sur le plateau, et délivrent, via le texte de Julie Ménard, un joli message sur l’affirmation de soi et de sa singularité. La metteuse en scène Chloé Simoneau (collectif La Cavale) a fait le choix d’une mise en scène éclectique et variée en alternant épisodes chantés, parenthèses musicales, diffusion d’enregistrement sonores. Jolie trouvaille au passage : l’installation d’un grand mur d’images permettant au spectateur de plonger dans l’univers « teenager » des deux héroïnes. Au delà du message de tolérance, « Jo&Léo » est également un ode au théâtre qui fait écho à la vie des deux personnages. Malgré quelques longueurs, un joli spectacle en résonance avec notre époque.

Signé Elisabeth

JO&LÉO 

Théâtre de Belleville, 94 rue Faubourg du Temple, 75020 Paris (Métro : Goncourt, Belleville)

Samedi 18 février à 21h15

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Crédit Nicolas Drouet

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Crédit Romain Tirakianimg_0364-nbSONY DSC

LA TRAGÉDIE DU DOSSARD 512 – THÉÂTRE TRISTAN BERNARD

vz-a7960b3a-3f1b-4f70-bbf8-2d94ad0af0a3♥♥♥ Les histoires de vie donnent naissance à d’excellentes pièces de théâtre. Et ce n’est pas le comédien Yohann Métay qui dira le contraire ! Cet humoriste d’origine lilloise, passé par le Centre National des Arts du Cirque et le théâtre d’improvisation, a fait la (très) douloureuse mais mémorable expérience de l’Ultra-Trail du Mont Blanc, LA course mythique des trailers du monde entier: 170 kilomètres à parcourir en 40 heures autour du Mont-Blanc avec plus de 10 000 mètres de dénivelé ! 

De cette aventure physique et mentale hors norme, Yohann Métay en a tiré un spectacle savoureux et nous fait revivre avec une grosse (!) énergie cette épopée qui lui permettra de repousser ses propres limites. De la préparation physique au jour du départ, en passant par la souffrance physique, les moments de désespoir et de solitude, jusqu’à la délivrance finale avec l’obtention du tee shirt « Finisher », sésame des participants ! Excellent comédien, jouant aussi bien des techniques d’impro que de l’art du mime et du geste, Yohann Métay nous entraîne avec lui sur les chemins escarpés du Trail et incarne avec beaucoup de talent toute la palette des sentiments pendant une heure trente non stop : doutes, espoir, désespoir, joie…Même s’il use parfois de grosses ficelles et s’égare peut-être un peu parfois (la scène des organes humains) c’est une belle perf ! L’exploit est aussi sur scène !

La pièce, bien rodée, a déjà connu un beau succès au festival d’Avignon et auprès du public parisien. Un très bon spectacle aux allures de leçon de vie qui donne envie de respecter sa bonne résolution 2017 : continuer le sport !  

Signé Elisabeth 

LA TRAGÉDIE DU DOSSARD 512

Théâtre Tristan Bernard, 64 rue du Rocher, 75008 Paris (métro Villiers, Saint-Lazare)

Les jeudis, vendredis et samedis à 19h00 jusqu’au 29 avril 2017

PROLONGATIONS JUSQU’AU 13 MAI INCLUS

Crédit photos : Tous droits réservés Fabienne Rappeneau 

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

photo tous droits réservés Fabienne Rappeneau.

 

LE BAL – THÉÂTRE RIVE GAUCHE

le-bal-d%27irene-nemirovsky-theatre-rive-gauche-paris-14eme-visuel-definitif♥♥♥ Paris, années 20. la jeune Antoinette Kampf, 14 ans, rêve de participer au grand bal qu’organisent ses parents pour afficher leur fortune récemment acquise et leur ascension sociale fulgurante. Mais sa mère, Rosine, hautaine et égoïste, le lui refuse. Antoinette trouvera le moyen de se venger…

« Le Bal » est tiré d’un court roman autobiographique d’Irène Némirovsky (1928), petit chef d’oeuvre de drôlerie et de cruauté, qui questionne les tourments de l’adolescence. Grande fan de l’écrivain, la comédienne/metteuse en scène Virginie Lemoine, avec la collaboration de Marie Chevalot, a mis quatre ans pour adapter ce texte en pièce de théâtre et n’a pas lésiné sur les moyens : casting de haut vol emmené par l’excellente Brigitte Faure/Rosine Kampf qui avouons-le, pousse la caricature à l’extrême dans son rôle de parvenue voulant jouer à la grande bourgeoise, décor et lumières soignés, habillage sonore élégant. Un très agréable moment de théâtre même si j’ai regretté sincèrement la couleur « très boulevard » à l’ensemble et une direction d’acteurs un peu trop caricaturale. Virginie Lemoine offre le beau rôle au personnage de la mère qui « écrase » presque celui d’Antoinette, pourtant central dans le roman, et dont la psychologie aurait mérité d’être un peu plus travaillée. Seul bémol ! La pièce est à l’affiche du théâtre Rive Gauche jusqu’à fin mars, allez applaudir dans tous les cas une très belle troupe de comédiens. 

Signé Elisabeth 

LE BAL

Théâtre Rive Gauche, 6 rue de la Gaîté, 75014 Paris (métro : Gaîté)

Du mardi au samedi à 19h • Jusqu’au 30 mars 2017

Relâches exceptionnelles les 2, 10, 24, 25 et 26 février 2017 & 18, 24, 25 et 28 mars 2017

Crédit photo : Théâtre Rive Gauche – Droits réservés.

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LES COQUETTES – LE GRAND POINT VIRGULE

vz-e67369ef-23c9-4086-be44-3c9593f16b68♥♥♥ L’éternel féminin à l’honneur vendredi dernier ! Pendant qu’Isabelle découvrait Journal d’une femme de chambre à  La Folie Théâtre, je passais un délicieux moment devant les facéties des Coquettes ! Soit trois chanteuses, qu’on imagine aussi complices à la scène qu’à la ville, qui mélangent (belles) vocalises et humour. La blonde pinup Juliette, la rousse rigolote Lola et la brune piquante Marie nous entraînent 1 heure 15 durant dans un tour de chant plein de pep’s, de fraîcheur, de charme et d’humour…culotté ! Avec la complicité de leur pianiste Cyril,  elles abordent tous les sujets du plus « girly » aux plus tabous avec talent et dans une mise en scène diablement rythmée et efficace. Avec l’art et la manière de se mettre le public dans leurs poches en un tour de main…Une jolie performance à applaudir jusqu’au 29 avril. 

Signé Elisabeth

LES COQUETTES

Le Grand Point Virgule, 8 bis rue de l’Arrivée, 75015 Paris (Métro : Montparnasse)

Du mercredi au samedi à 19h45 jusqu’au 29 avril 2017

Vendredi 2 juin 2017 à 20h00 à l’OLYMPIA 

Crédit photos  : Hélène Pambrun

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VU DU PONT – LES ATELIERS BERTHIER

vu_du_pont-affiche1♥♥♥♥ Pour qui aime le théâtre, le grand et beau théâtre qui fait battre le cœur et rester bouche bée deux heures durant, il faut aller voir « Vu du Pont » mis en scène par le belge Ivo van Hove aux Ateliers Berthier. Je rédige cette chronique tout en sachant bien que les dix dernières représentations affichent complet. Quelques places sont mises à la vente chaque soir. Il est possible de s’inscrire sur une liste d’attente. Il faut tenter sa chance.

Cette pièce d’Arthur Miller (A View from the Bridge, 1955) nous plonge dans le New-York prolétaire des années 50. Edie Carbone, immigré italien, travaille comme docker dans le port de Brooklyn. Avec sa femme Catherine, il a élevé la nièce de celle-ci, la jolie Katie (remarquable Pauline Cheviller) qu’il aime comme sa propre fille. Ou un peu différemment peut-être…L’arrivée de deux jeunes cousins italiens, Marco et Rodolfo (excellents Laurent Papot et Nicolas Avinée) venus illégalement en Amérique pour y trouver une vie meilleure et l’amour naissant de la jeune Katie pour Rodolfo basculera la famille dans le drame. Un drame social aux accents de tragédie antique qui questionne les lois de l’immigration et plus largement la place de l’individu au sein d’une communauté.

Ivo van Hove a fait le choix de s’affranchir totalement d’une reconstitution historique classique pour faire évoluer ses comédiens dans un bloc rectangulaire blanc sans décor ultra moderne et ainsi faire entendre le texte, rien que le texte ! Simplicité, pureté, limpidité : la mise en scène est envoûtante, la beauté sur le plateau étonnante, la direction d’acteurs remarquable. Chaque geste est pensé, chaque silence nourri avec la formidable sensation d’une tension qui monte inexorablement tout au long de la pièce jusqu’au drame final. Éblouissant casting emmené par le très convaincant Charles Berling dans le rôle titre qui sombre dans une folie incontrôlable-même si un peu trop « bobo » à mon sens dans la peau de cet ouvrier immigré -.   Le final est saisissant. Un bonheur théâtral pur et dur.  

Signé Elisabeth

VU DU PONT

Les Ateliers Berthier, 1 rue André Suares, 75017 Paris 

Jusqu’au 4 février 2017 • Du mardi au samedi à 20h, 15h le dimanche

Représentation exceptionnelle à 14h30 le samedi 4 février 2017

Crédit photos : Thierry Depagne 

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FOLLE AMANDA – THÉÂTRE DE PARIS

folle-amanda♥♥♥ Le grand écart ! Après l’archi-dépouillé Elvira au théâtre de l’Athénée jeudi dernier, découverte de « Folle Amanda », l’un des grands « classiques » du théâtre boulevardier des années 70. Écrit par le duo Pierre Barillet & Jean-Pierre Grédy, immortalisé par Jacqueline Maillan puis repris par Line Renaud, la pièce raconte les déboires d’une ancienne vedette de music-hall complètement ruinée qui décide de publier ses mémoires pour pallier ses soucis d’argent. Mais encore doit-elle convaincre son ex-mari Philippe qui désormais ministre en exercice, tente de l’en dissuader….

Production très soignée et un excellent moment de théâtre ! J’avoue ne pas être fan du genre mais  j’ai très vite succombé au charme de cette pièce assez irrésistible! D’abord soulignons-le, dans l’exercice « casse-gueule » de la reprise, point d’opération de modernisation: tout a été gardé « dans le jus » de l’époque : univers, décors et costumes seventies, ce qui donne un charme indéniable à l’ensemble. Ajoutons un à un tous les ingrédients du parfait boulevard : un texte savoureux et ciselé qui n’a pas pris une ride, une troupe de comédiens, emmenés par l’impeccable Michèle Bernier/Amanda généreuse, « canaille » et gouailleuse à souhait, qui s’en donnent à cœur joie (mentions spéciales à Philippe Lelièvre et Pierre Cassignard), une mise en scène bien huilée, parfaitement maîtrisée, rondement menée, un décor chaleureux et très soigné. Bref, deux heures d’absolue fantaisie et sémillance ! 

Attention, 10 représentation seulement. Mais pour célébrer les cinquante ans de la mythique émission « Au théâtre ce soir » qui firent les grandes heures de l’ORTF dans les années 60/70, la pièce sera retransmise en direct sur TF1 samedi 21 janvier à 20h55. A vos postes en ces températures polaires, vous passerez un excellent moment ! 

Signé Elisabeth 

FOLLE AMANDA 

Théâtre de Paris, 15 rue Blanche, 75009 Paris (métro Blanche, Pigalle)

Jusqu’au 22 janvier 2017, du mardi au samedi à 20h45, samedi et dimanche à 15h00

Diffusion en direct sur TF1 samedi 21 janvier à 20h55

Au théâtre Antoine jusqu’au 7 mai 2017

Crédit photos : Christophe Chevalin 

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ELVIRA – THÉÂTRE ATHÉNÉE

14168♥♥♥♥ Conservatoire d’Art Dramatique, Paris, février 1940. Le professeur Louis Jouvet fait travailler une jeune actrice, Claudia, sur l’acte IV, scène 6 du personnage d’Elvire dans le Dom Juan de Molière. Entre février et septembre 1940, s’écrira alors au fil des mois et des séances de répétition la vision qu’avait Jouvet du travail du comédien. 

Le texte est inspiré des propres notes que Jouvet eu l’idée de faire notifier lorsqu’il était professeur au Conservatoire. De ces notes, Brigitte Jacques-Wajeman a tiré en 1986 une pièce de théâtre qui, avouons-le, manque un peu d’épaisseur et de dramaturgie et finit même par lasser un peu, tant la même idée, intéressante par ailleurs (l’importance du sentiment dans le travail d’interprétation) est ressassée.

Mais quel moment de théâtre ! Deux merveilles : l’interprétation et la mise en scène ! Elvira est servi par l’un des plus grands acteurs et metteurs en scène italiens, Toni Servillo, qui eut l’idée d’adapter cette pièce en italien. Il est le personnage de Jouvet (son mentor) dans le moindre souffle, le moindre geste, la moindre inflexion. Il donne, au propre et au figuré, une leçon de théâtre magistrale ! Quelle présence, quel charisme ! Un professeur comme Jouvet l’aurait aimé ! Il est accompagnée par la comédienne Petra Valentini qui est très convaincante dans son rôle de Claudia, à la fois éblouie et perdue devant le Maître. Toni Servillo signe également une mise en scène d’une pureté, d’une sobriété et d’une élégance absolue. Ni parasites, ni gratuités. Uniquement le geste, le verbe, l’intention dans un décor quasi nu. Eleganza italiana….

Le spectacle a reçu cet automne les faveurs du Piccolo Teatro de Milan et revient avec succès devant le public parisien de l’Athénée comme un hommage supplémentaire à Louis Jouvet. Hommage d’un monstre sacré à un monstre sacré, sous les yeux de l’acteur et réalisateur Roberto Benigni, venu applaudir son compatriote hier soir. Bella Italia….

Signé Elisabeth 

ELIVRA (ELVIRE JOUVET 40) dans le cadre du FESTIVAL ITALIEN 

Théâtre de L’Athénée, square de l’Opéra Louis Jouvet, 7 rue Boudreau, 75008 Paris (métro Havre-Caumartin)

Jusqu’au 21 janvier, du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h

Spectacle en italien, surtitré en français 

Crédit photos : Fabio Esposito/PiccoloTeatroMilano

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JE PARLE TOUTE SEULE – BLANCHE GARDIN – L’EUROPÉEN

14690022743102_photo_hd_29088♥♥♥ Elle tient son micro à deux mains comme une petite fille et avec son air de première communiante, on tomberait presque dans le panneau. Mais on sait que le spectacle de Blanche Gardin est interdit aux moins de 17 ans et qu’on va en entendre des vertes et des pas mûres. Pour l’heure, elle s’est faite jolie Blanche devant la salle archi comble de l’Européen vendredi dernier pour son spectacle « Je parle toute seule » (déjà rôdé cet été à La Nouvelle Seine) : mise en plis élégante, jupe chatoyante, cache-cœur sexy, sautoir assorti, ongles vernis. « Quitte à ne pas baiser, autant ressembler à une femme de lettres » justifiera-t-elle le temps d’un spectacle-confession borderline mais qui claque!

Cette fille-là a clairement envie de nous parler. Larguée à 37 ans et solo, Blanche commence à sentir la pression sociale de ne pas avoir d’enfant à l’aube de la quarantaine sans l’ombre d’un début de changement dans les années à venir…Alors elle nous livre son spleen, ses angoisses, ses nœuds dans la tête de fille célibataire entre deux / trois réflexions métaphysiques sur tout et rien (sa famille, la mort, les attentats, le sexe, …). Elle s’épanche en mode résolument « conversation » et l’on admire au passage son talent de comédienne capable de donner l’illusion de réfléchir tout haut pendant 1 heure 30 alors que le texte est archi rôdé. On est tout ouïe, on rit (très souvent), on sourit (parfois), on décroche (de temps en temps), on y revient (toujours) et on passe finalement un délicieux moment à écouter les états d’âme d’une fille bien dans son époque qui n’a pas sa langue dans sa poche et ose presque (tout) dire ! C’est acide, désabusé, noir, cynique et on en redemande. Le spectacle qui va forcément faire un carton cet hiver.

Signé Elisabeth 

BLANCHE GARDIN  « JE PARLE TOUTE SEULE » 

L’Européen, 5 rue Biot, 75017 Paris (métro Place Clichy)

Du 4 mai au 24 juin 2017 les jeudi, vendredi, samedi à 20h30

Banche Gardin terminera la saison avec une représentation unique le jeudi 29 juin à 20h30 au Trianon 80, Boulevard de Rochechouart – 75018 Paris
www.letrianon.fr

Spectacle interdit aux moins de 17 ans

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