NEIGE NOIRE – LE LUCERNAIRE

vz-5178d53b-4974-44ce-9006-873cc83301bfDevant un mur de valises, sur un quai de gare, une petite fille de 13 ans porte autour du cou un écriteau sur lequel sont inscrits son prénom, son nom et une destination : New York. Elle a le fol espoir de rejoindre sa mère prostituée et un père inconnu et de les réunir… Son chemin de vie sera chaotique et « jonché de crevasses ». Sans cesse, elle sera confrontée aux violences sociales et aux préjugés raciaux. Malgré la reconnaissance de son talent d’interprète, sa quête d’amour restera insatiable et sa déchéance inéluctable.   Christine Pouquet signe pour « Neige noire » une magnifique partition. Quant à sa mise en scène, elle est sans aucune fausse note : inventive, émouvante, drôle… toujours surprenante et laissant la part belle aux comédiens/chanteurs/danseurs. Samantha Lavital est la sublimissime interprète de Billie Holiday. Philippe Gouin (ce soir là) est son partenaire aux multiples talents. Tous deux sont formidables et nous font don d’un authentique moment de grâce théâtrale. 

« Neige noire » est une incontestable réussite. Ce spectacle est immanquable si vous aimez le théâtre, plus encore si vous aimez le théâtre et le jazz ! Vous serez conquis. Soirée réussie assurée. 

Le regard d’Isabelle 

NEIGE NOIRE – VARIATIONS SUR LA VIE DE BILLIE HOLIDAY

Théâtre Le Lucernaire • 53, rue Notre-Dame-des-Champs – 75006 Paris

Du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 19h00.

Jusqu’au 6 décembre 2015.

 

 

 

LES VIGNES DU SEIGNEUR – THÉÂTRE MONTMARTRE GALABRU

Affiche-vierge-Les-Vignes-WEB-412x600La jeune compagnie de théâtre « L’étoffe des songes » a eu la belle idée de monter un savoureux vaudeville de l’entre-deux-guerres, tombé (injustement !) dans l’oubli depuis sa création en 1923 : « Les vignes du seigneur ». Co-écrite par le maître du genre Robert Flers et Françis de Croisset, la pièce raconte comment une mère de famille, Valentine Bourgeon, manœuvre pour que ses deux filles, Gisèle et Yvonne, en âge de convoler, accèdent à la bourgeoisie, tandis qu’Hubert, l’amant malheureux de Gisèle, fait son possible pour accéder de son côté à la noblesse. Mais tout se compliquera très vite à l’arrivée d’Henri Lévrier, un ami de la famille revenu des Indes, alcoolique repenti et destiné à Yvonne mais …qui tombera vite dans les bras de Gisèle…La suite ne sera qu’une succession de quiproquos, rebondissements et situations cocasses avant une happy end libératrice !

Un vaudeville piquant, enlevé, délicieusement rétro et fort bien écrit  (« Etre bourgeois, c’est être honnête ! » – « Non être bourgeois, c’est être marié ! ») qui permet au spectateur de replonger dans la société cossue des années 20 et de questionner habilement une discrète lutte des classes. Une mise en scène somme toute académique, cosignée par deux des comédiens de la troupe Priscilla Caroni et Julien Bonnet, et servie par huit acteurs enthousiastes (tous issus du cours de Jean-Laurent Cochet), bien à leur partition et visiblement amoureux de leur texte qu’ils défendent avec une belle énergie. A noter le joli soin apporté aux costumes.  Bref, un agréable moment de théâtre ! La pièce est à l’affiche du théâtre Montmartre jusqu’au 15 novembre. Elle est également programmée le 21 novembre à Luzarches (Val d’Oise), à l’occasion d’une représentation exceptionnelle, en hommage à la comédienne Blanche Montel qui incarna le rôle d’Yvonne en 1923. 

Le point de vue d’Elisabeth 

LES VIGNES DU SEIGNEUR

Théâtre Montmartre Galabru, 4 rue de l’Armée d’Orient,  75018 Paris

Les dimanches 8 et 15 novembre à 15h30

Représentation exceptionnelle à la Salle Blanche Montel de Luzarches (95) le samedi 21 novembre à 20h30. Réservation au 01 30 29 54 54

 

IRRÉSISTIBLE – LE PROSCENIUM

Irresistible1-213x300 Quand un avocat se met à plaider sa cause, rien n’est gagné. Élaborer une stratégie amoureuse sur des antiphrases est périlleux même pour un professionnel des mots. D’autant quand on est jaloux, amoureux, et que sa femme, éditrice, rencontre dans son cadre professionnel l’écrivain, un dom juan de surcroît, qui l’a toujours subjugué. Alors que faire ? Il, LUI (Florian Bayoux), se lancera alors dans un véritable réquisitoire contre ELLE (Nathalie Bernas) et utilisera tous les registres de la rhétorique… pour l’éprouver, pour la pousser à avouer son désir: à l’instar des jaloux maladifs, il suspectera le moindre mot, dénoncera la moindre de ses attitudes jusqu’à l’accuser d’être une petite bourgeoise qui préfère l’assurance du confort du couple aux dangers d’une aventure incertaine. Vice de consentement, abus de faiblesse, elle se révolte et finit par rejoindre sur les plages irlandaises celui qu’elle avait refusé pour sauvegarder leur couple.

Mais tout amour véritable est indissoluble… Alors Irrésistible, visage du désir ou de l’amour ? Des deux ? Une pièce qui nous tient du début jusqu’à la fin. Très jolie performance du duo Nathalie Bernas et Florian Bayoux (deux comédiens à suivre !) sur un texte finement ciselé et plein d’humour de Fabrice-Roger Lacan. Scénographie Emmanuel Maze.

Signé Carole !

IRRÉSISTIBLE

Théâtre Le Proscenium, 2 passage du Bureau, 75011 Paris

Tous les mercredis et vendredis à 21h15

Jusqu’au 23 décembre 2015

IRRESISTIBLE-7oct-25

DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA ROUTE – THÉÂTRE MICHEL

affiche-de-l-autre-cote-de-l-autre-cote-de-la-routeQuand un sujet fort d’actualité, tel que les dérives du marketing pharmaceutique, est traité avec un humour décapant sans jamais être tourné en dérision, c’est… une prouesse.

Et Maaïke Jansen (Éva Makovski), Laurence Pierre (Michèle Lombard, la journaliste), Dany Laurent (Andrée Lesueur, la voisine), Gérard Maro (patron des laboratoires Lexo et ex-amant d’Eva) et Maïmouna Gueye (Hortense, une auxiliaire de vie) y sont parvenus en interprétant sur un ton très juste et avec beaucoup de piment le texte de Clément Koch.

Éva Makovski, scientifique de renom en physique moléculaire, ancienne employée des laboratoires Lexo éclaboussés par un scandale, écoule des jours bien monotones, en Suisse. Elle meuble son temps en recevant dans la chambre de sa maison de retraite sa petite voisine Andrée Lesueur avec qui elle partage complicité et pâtes de fruits quand celle-ci ne l’espionne pas l’oreille collée à sa porte ; de temps à autre, elle s’exerce à mourir ou regarde par la fenêtre, de l’autre côté de la route… Mais que regarde-t-elle ? Hortense, une auxiliaire de vie, qui n’a pas sa langue dans sa poche et « qui ne s’en laisse pas compter par les vieux hommes retraités », rythme la journée par ces irruptions. Ce matin, Michèle Lombard, une jeune journaliste entreprenante, après deux heures d’attente à la réception, est enfin autorisée à monter dans la chambre d’Éva pour l’interviewer. Quand elle pénètre dans sa chambre, Andrée lui apprend qu’elle vient de mourir. Entre-temps, Gérard Maro, patron de Lexo et ex-amant d’Éva, informé de la venue de Michèle Lombard, se rend sur place, apeuré par un nouveau scandale.

L’industrie pharmaceutique tousse pendant 1h40, atteint par le mal universel du profit à tout prix. Maaïke Jansen, Laurence Pierre et Dany Laurent savent particulièrement regagner notre confiance dans l’humanité et nous réunir par le rire. Espérons qu’elles ont raison…

Signé Carole !

 

DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA ROUTE 

Théâtre Michel, 38 rue des Mathurins, 75008 Paris

Du mercredi au samedi à 21h00

À 16h30 le samedi (16h15 dès le 28 novembre) et à 16h45 le dimanche

Jusqu’au 2 janvier 2016

© Franck Harscouet

© Franck Harscouet

© Franck Harscouet

© Franck Harscouet

© Franck Harscouet

© Franck Harscouet

© Franck Harscouet

© Franck Harscouet

LA COMMÈRE DE MARIVAUX – A LA FOLIE THÉÂTRE

vz-50eb1296-a409-4803-92c8-322feefd1499Debout, évoluant sur une création musicale de Fabien Kantapareddy… ou assis, le dos tourné aux spectateurs sur un tabouret, attendant de revenir sur le devant de la scène quand leur rôle les y invite… neuf jeunes comédiens plein d’élans s’élancent sur les planches pour nous faire (re)découvrir, à pas rythmés, à voix chantées et clamées, cette comédie de mœurs du XVIIIe siècle : La Commère de Marivaux.

Quelle commère, cette madame Alain ! (Chut ! Il faut dire que Jacob, un beau paysan, lui donne matière à dire et à médire : il n’a pas son pareil pour gagner le cœur de toutes les femmes qu’il croise et leur promettre monts et merveilles si leur amour l’élève à la bourgeoisie.) Pour l’heure, il a décidé de se marier à la très gracieuse mademoiselle Haber, largement son aînée. Nenni ! Le neveu de sa future qui tient bien conserver sa part d’héritage, ne l’entend pas de cette oreille, et fera tout pour débusquer l’imposteur qui s’est forgé une fausse identité. Agathe, la fille même de madame Alain, et la servante se lanceront dans la partie, et sauront rendre la monnaie de sa pièce à ce joli cœur…

Dans une mise en scène originale de Karin Catala et sur une chorégraphie signée Sophie Méary-Sauvage, la Compagnie Enfants de la comédie nous enchante par leur fraîcheur et leur bien belle énergie théâtrale. (Un secret à répéter !)

Avec : Julie Le Lay, Cécile Clemenceau, Raphaëlle Talopp, Kamelia Pariss, Jules Méary, Simon Renou, Barthélemy Guillemard, Bastien Chevrot, Lucas Lecointe.

Signé Carole !

LA COMMÈRE DE MARIVAUX

La Folie Théâtre, 6, rue de la Folie-Méricourt • 75011 Paris

Vendredi et samedi à 20h, dimanche à 18h30

Représentations scolaires possibles en semaine

Jusqu’au dimanche 8 novembre 2015

 

 

ADOLF COHEN – COMÉDIE BASTILLE

vz-50f20dec-deac-42f9-8480-8ee1aea180a2Adolf Cohen (Jean-Loup Horwitz) est l’histoire tendre et émouvante d’un enfant qui traverse les tempêtes du siècle dernier avec sa naïveté et son humour, né dans un petit village d’Europe centrale et mort dans un attentat à Tel-Aviv. C’est aussi le parcours d’un homme dans son rapport avec les trois femmes de sa vie (toutes interprétées par Isabelle de Botton) : sa mère biologique, juive ; sa mère d’adoption, catholique et celle qu’il aime en Israël, musulmane Palestinienne…

Le texte puissant et jubilatoire de Jean-Loup Horwitz plonge les spectateurs au cœur de l’histoire douloureuse du XXe siècle. Entre les rires et les larmes, ce spectacle plein de rebondissements, d’humour, de tendresse et d’émotions est un véritable hymne à la paix. Quant à l’interprétation remarquable des comédiens, c’est du talent à l’état pur. Le tout est une magnifique et bouleversante leçon de tolérance merveilleusement orchestrée par Nicole et Jacques Rosner.

Cette excellente pièce de théâtre qui colle si bien à notre triste actualité est à découvrir sans délai. Courez-y ! Vous ne le regretterez pas. C’est un de mes coups de cœur de l’année 2015.

Le regard d’Isabelle

 

ADOLF COHEN

Comédie Bastille, 5 rue Nicolas Appert, 75011 Paris 

Du jeudi au samedi 19h – Dimanche 15h jusqu’au 2 janvier 2016

 

ENFABLÉES ! – COMÉDIE BASTILLE (SPECTACLE JEUNE PUBLIC)

Affiche EnFablées 2014Les spectacles jeune public font l’actualité théâtrale en cette période de vacances scolaires ! Mes petits reporters d’un jour, Mathilde 8 ans et Pierre 7 ans, ont eu le plaisir d’assister à « Enfablées », la dernière création de Carabistouilles et Cie, actuellement à la Comédie Bastille. Les lumières s’éteignent, chutttt…ça commence ! Sur le plateau, un beau livre d’histoires trône sur un lutrin. Alors qu’une drôle de visiteuse cherche à tourner les pages, elle se retrouve nez à nez avec un corbeau puis un renard et se retrouve finalement projetée dans un monde merveilleux… des fables de la Fontaine ! Un spectacle plein de fantaisie, d’espièglerie et de tendresse, mené tambour battant par deux comédiennes épatantes : Pauline Klein et Héloïse Martin qui a d’ailleurs signé la mise en scène (ou en alternance Violette Mauffet et Solen Le marec). Une heure durant, toutes de noir vêtues, elles usent de tous les artifices (marionnettes, masques, théâtre d’ombres,..) pour se glisser, tels des caméléons, dans les personnages fameux du grand fabuliste. Une mise en scène moderne, très rythmée, parfois déjantée, pour découvrir ou redécouvrir « dans le texte » La Cigale et la Fourmi, le Chat et le Rat, le Chêne et le Roseau, le Corbeau et le Renard ou le Lièvre et la Tortue. Même si la compréhension du texte peut être difficile pour les tous petits, un chouette spectacle pour les 8 – 10 ans ! Courez l’applaudir jusqu’au 2 janvier 2016.

Le point de vue d’Elisabeth 

 

ENFABLÉES !

Comédie Bastille, 5 rue Nicolas Appert, 75011 Paris

Du lundi au samedi 14h30 pendant les vacances scolaires

Jusqu’au 2 janvier 2016

Crédit photos : Carabistouilles & Cie 

 

 

 

 

 

CONSEIL DE FAMILLE – THÉÂTRE DE LA RENAISSANCE

thumbnail_CONSEILDEFAMILLE40x60version3jpegCe soir, Flo (Guillaume Bouchède) a réuni son frère Ben (Erwan Creignou) et sa sœur Fanny (Maud Le Guénédal) un peu avant l’heure du dîner prévu avec leur mère (Eva Darlan). Fanny, mère de famille au bout du rouleau et vaguement employée dans la société que dirige Flo est tendue, leur mère n’étant pas des plus délicates. Ben, lui, est en retard comme d’habitude. Dessinateur de bandes-dessinées érotiques, il a très peu de succès, et sans son frère, il aurait du mal à payer son loyer. Mais c’est la crise aussi pour Flo, et ce chef d’entreprise pourrait bientôt mettre la clef sous la porte. Pourtant en arrivant à ce dîner familial, personne ne s’attendait à ce qu’il allait leur proposer…

Le texte d’Amanda Sthers et Morgan Spillemaecker est impertinent, féroce, percutant, irrévérencieux… mais surtout très drôle ! Les répliques souvent caustiques font mouche à chaque décoché. Les scènes s’enchaînent à un rythme effréné, les rebondissements sont étonnants. C’est un véritable régal, le public en est accroc de la première scène jusqu’au baisser de rideau. Quant au quatuor de comédiens – Eva Darlan, Guillaume Bouchède, Maud Le Guenedal et Erwan Creignou – il est absolument excellent tout comme la mise en scène d’Eric Civanyan.

Si vous désirez rire à gorge déployée, si vous voulez plus encore entendre des phrases que vous vous êtes souvent retenu de prononcer pour ne pas vous mettre à dos toute votre famille, assistez sans tarder à ce « Conseil de famille ». C’est un véritable exutoire… et vos proches vous paraîtront bien plus aimables à son issue.

Le regard d’Isabelle 

CONSEIL DE FAMILLE 

Théâtre de la Renaissance – 20 Boulevard Saint-Martin – 75010 Paris 

60 représentations à partir du 20 mai 2017 : du mardi au samedi à 20h30 et à 17h les samedis 

 

LA MAISON DE BERNARDA ALBA – LA COMÉDIE-FRANÇAISE

bernardaAndalousie. Les années 30. Bernarda Alba (Cécile Brune) revient avec ses cinq filles de la messe : elle vient d’enterrer son second mari. Appuyée sur sa canne, elle apostrophe ses quatre plus jeunes filles – Magdalena (Coraly Zahonero/Anna Cervinka en alternance), 30 ans, Amelia (Claire de La Rüe du Can), 27 ans, Martirio (Jennifer Decker), 24 ans et la cadette Adela (Adeline d’Hermy), 20 ans – et les avertit qu’elles observeront un deuil de huit longues années comme l’exige la tradition. Elles devront aussi se plier aux diktats et aux conventions sociales du milieu auquel elles appartiennent.
Sous le prétexte de les rendre irréprochables – loin du regard masculin –, elle les maintiendra sous son joug, dès lors cloîtrées dans la maison familiale, volets fermés et jeunesse envolée. Un avenir aussi noir que celui des robes qu’elles portent. Seule l’aînée, Angustias (Anne Kessler), la quarantaine, laide, mais fortunée pour avoir hérité de son père, est destinée à Pepe le Romano (Sébastien Pouderoux/Elliot Jenicot en alternance), un jeune homme du village, et est autorisée à le voir dans l’enceinte du domaine. Tel un loup, il entre dans la bergerie.

Privée de liberté, de frustration en frustration, d’oppression en oppression, chaque sœur réagit selon son tempérament. Magdalena, passive, devient fataliste ; Amelia, empathique et révérencieuse, se soumet au nom des principes ; Martirio, aigrie, retourne son agressivité envers ses sœurs, et particulièrement à l’encontre d’Adela, la cadette, dotée d’un tempérament rebelle et qui entretient secrètement une relation avec Pepe le Romano. Mais les murs ont des oreilles : désirs, convoitises, intrigues, jalousies, rancœurs, colères… la situation dégénérera jusqu’au drame.

Bernarda, trop orgueilleuse, rigoriste, sûre de son bon droit, n’ « entendra » rien venir, trop insensible à un entourage sur lequel elle ne cherche qu’à étendre son emprise : la servante (Claude Mathieu), Poncia (Elsa Lepoivre) la gouvernante, Prudencia (Sylvia Bergé) ou Maria Josefa (Florence Viala), sa vieille mère.

La Maison de Bernarda brosse un tableau noir de la condition féminine et des mœurs, dans l’Espagne rurale du début du XXe siècle. La pièce est alors censurée sous Franco. Un texte que Lilo Baur, la metteure en scène, a choisi de porter sur les planches de la Comédie-Française qui lui ouvre ses portes pour la troisième fois (en 2010, Le Mariage de Gogol, en 2012, La Tête des autres de Marcel Aimé).

Une scénographie remarquable d’Andrew D. Edwards qui éveille le désir du spectateur d’en savoir plus par les parois des hautes cloisons de la maison, installées pour la circonstance. Le désespoir fait rage et créée l’enchantement dans la salle quand un orage semble éclater sur scène. Jolie chorégraphie de l’amour, conçue par Claudia de Serpa Soares, sur une musique de Mich Ochowiak. Seul bémol, l’acoustique de la salle : beaucoup de difficultés à entendre certaines répliques.

 Signé Carole !

LA MAISON DE BERNADA ALBA

La Comédie-Française, place Colette, 75001 Paris

Jusqu’au 6 janvier 2016

© Brigitte Enguerand

© Brigitte Enguerand

© Brigitte Enguerand

© Brigitte Enguerand

© Brigitte Enguerand

© Brigitte Enguerand

© Brigitte Enguerand

© Brigitte Enguerand