FESTIVAL OFF AVIGNON 2025 – ALBERT EINSTEIN, UN ENFANT À PART (vu au STUDIO HEBERTOT)

♥♥♥♥ Albert Einstein, 9 ans. Enfant intelligent et malicieux, il compile les mauvaises notes à l’école sauf en mathématiques. Moqué par ses camarades, il trouve refuge dans les chiffres et les livres : il veut tout comprendre, qu’on lui explique le monde… sans oublier de  conquérir l’amour de sa mère.

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FESTIVAL OFF AVIGNON 2025 – MAJOLA (vu au THÉÂTRE ESSAÏON)

♥♥♥ Au début des années 1980. Oskar Schindler est considéré comme l’un des héros de la Seconde Guerre mondiale. Dans un palace de Munich, un journaliste américain, ancien combattant, et son cameraman d’origine juive rencontrent la veuve d’Amon Göth, le commandant du camp de concentration de Plaszow, d’où ont été sauvés les prisonniers de la liste de Schindler. Est-elle une héroïne ? Une criminelle ? Une victime ? Un monstre ? Après un an de vie commune avec le « boucher d’Hitler » et près de quarante ans d’anonymat, Irène Kalder va leur livrer sa vérité et les forcer à dévoiler la leur.

Comment reconnaître avoir été l’épouse d’un bourreau assassin ? N’est-ce pas admettre que le fait d’être sa campagne l’associe aux crimes de ce monstre ? Avoir pu sauver la vie à quelques déportés juifs peut-il lui donner une bonne conscience mais avait elle réellement connaissance de ce qui se passait à l’intérieur du camp ? Le déni de l’innommable est-il seulement entendable ?

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FESTIVAL OFF AVIGNON 2025 – GUSTAVE EIFFEL EN FER ET CONTRE TOUS – THÉÂTRE LE PETIT LOUVRE (vu au THÉÂTRE LE BOUT)

♥♥♥ Décembre 1888. À trois mois de l’inauguration de la tour Eiffel, tous les charpentiers se mettent en grève. Comment Gustave Eiffel va-t-il gérer cette énième crise ? Lire la suite

FESTIVAL OFF AVIGNON 2025 – TOUTE UNE VIE SANS SE VOIR (vu au STUDIO HÉBERTOT)

♥♥♥ En 1973, Véronique Sanson quittera Michel Berger, son amoureux, comme dans un film, en allant acheter des cigarettes. Même si elle regrettera la manière dont elle l’a fait, jamais elle ne regrettera son départ. Cette culpabilité nourrira bon nombre de leurs chansons. Leur relation épistolaire passionnée révélera le manque et la souffrance d’être loin l’un de l’autre.

Toute une vie sans se voir propose une relecture moderne d’Orphée et Eurydice, ces deux amants condamnés à ne plus pouvoir se regarder. Sur scène, un homme, une femme, deux voix, deux pianos et les chansons de Véronique Sanson et Michel Berger. Elles se mêlent et s’entremêlent, elles s’opposent et se caressent, elles s’entendent et se répondent pour nous répéter à l’envi : jamais ensemble, jamais l’un sans l’autre. L’ambiance est feutrée, intimiste. L’interprétation originale de Julie Rousseau et Bastien Lucas est harmonieuse. Stéphane Olivié-Bisson met en scène sobrement cette véritable ode à l’amour. Un bémol : pas de pensée des paroliers pour France Gall…

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AMIS POUR LA VIE – THÉÂTRE DE L’ŒUVRE

♥♥♥ Claire (Alysson Paradis) et Richard (Davy Sardou) reçoivent à dîner un couple d’amis de longue date, Mathilde (Marie-Ange Casta) et Christophe (Julien Personnaz). La soirée suit son cours, apparemment sans embûche, dans une certaine gaieté et bonne humeur, jusqu’au moment où une révélation inattendue vient tout bouleverser…

Lors des premières scènes, Amis pour la vie, écrite et mise en scène par Bertrand Marcos, apparaît comme une comédie contemporaine assez classique. Soudainement, une situation conflictuelle inattendue envoie valser le prétendu bonheur amoureux et amical des deux couples d’amis, l’occasion inopinée pour chacun d’exprimer ses ressentis. Après la tempête des silences brisés et des colères libérées, que restera-t-il de leurs amours et de leurs amitiés ?

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JE DANSERAI POUR TOI – FESTIVAL DU MARAIS CHRÉTIEN 2025

♥♥♥♥ Le Festival du Marais chrétien mettait à l’honneur cette année la comédienne et danseuse Sophie Galitzine-Roger dans « Je danserai pour toi », un seule en scène autobiographique qui questionne l’éveil à la foi d’une jeune femme que rien ne prédestinait (ou presque) à croire en Dieu. A travers ses rencontres, ses envies, ses désillusions, ses élans de coeur, elle raconte un parcours de vie émouvant et singulier, le parcours d’une jeune femme de son époque, qui trace son chemin vers la foi, la foi qui résonne plus fort que tout et qui vous aide à comprendre qui l’on est vraiment. On a souri, ri, et senti aussi souvent monter les larmes à ses yeux durant cette heure de confession, belle et sincère, au coeur de l’Eglise Saint-Gervais.

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L’ARLÉSIENNE – FESTIVAL SENS – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ Frédéri, garçon de la campagne, est fou amoureux d’une jeune fille de la ville d’Arles, rencontrée aux arènes. Ses parents consentent finalement à ce mariage. Un jour, un homme vient parler au père de Frédéri et prétend qu’il a été l’amant de cette Arlésienne. Il lui montre des lettres qui attestent ses dires. Le lendemain, le père raconte toute l’affaire à son fils, qui renonce au mariage mais ne peut oublier l’Arlésienne. Comme ses parents se montrent inquiets à son sujet, il décide de donner le change en paraissant gai. Rongé par le chagrin pour son amour irrépressible, il finira par se suicider.

L’Arlésienne est à l’origine une brève nouvelle d’Alphonse Daudet extraite des Lettres de mon moulin (1869). L’auteur s’est librement inspiré d’un fait divers qui lui fut raconté par le poète Frédéric Mistral : à la suite d’une déception amoureuse, son neveu s’était suicidé en se jetant d’une fenêtre du mas familial sur une dalle de pierre. Trois ans plus tard, Daudet l’adaptera pour la scène (Georges Bizet pour la musique).

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FESTIVAL SENS – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS – Mai 2025

Au mois de mai, selon le dicton populaire, nous devons faire ce qu’il nous plaît… Eh bien, allons au théâtre des Gémeaux Parisiens où se tiendra pendant ce mois printanier le premier festival parisien du seul.e en scène. Nathalie Lucas et Serge Paumier, directeurs des lieux, en sont les organisateurs.

Pari(s) audacieux et « une volonté de faire entendre des textes de tous horizons, portés par onze artistes, dans un moment amené à devenir un événement, tant le projet est rare et ambitieux. Si l’art du théâtre est l’art de jouer avec les autres, alors la performance solitaire scénique relève assurément de cet art. Seul en scène, on ne l’est jamais vraiment. On joue avec nos fantômes et ceux des autres, avec les souvenirs qui nous hantent ou nous ravissent, avec tous ceux qui peuplent notre imaginaire. On fait le clown mais la tragédie peut surgir à tout moment. On fait entendre des parcelles de nous, on révèle au monde nos parts d’ombre et de transparence. On brûle des mots qu’on déclame et nos regards sont embués de tendresse. Être seul en scène, c’est aussi converser avec un auditoire silencieux, complice, qui tente d’entendre les soubresauts de l’âme, les éclats du cœur. Le seul en scène comme un miroir teinté d’humanité », souligne William Mesguich, l’heureux parrain de l’événement.

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LES FROTTEMENTS DU CŒUR – FESTIVAL SENS – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ Une jeune femme tombe malade. La grippe, quoi de plus banal. Mais la maladie s’aggrave et elle est transportée d’urgence à l’hôpital. Son pronostic vital est engagé, son cœur très affaibli : l’équipe médicale décide de lui greffer une machine de circulation extracorporelle. Comme c’est étrange, à 29 ans, d’avoir le cœur qui flanche… Comment faire pour survivre ? Comment revenir au monde ? Une histoire de montagne à gravir, de brouillard à traverser, de résilience et d’amour. Une plongée dans l’univers surréaliste, épique et désespérément drôle de la réanimation. D’après une histoire vraie. Celle de Katia Ghanty, interprétée par elle-même.

« En réanimation, malgré le soutien inestimable des proches et parfois des soignants, on est seul : c’est un lieu où l’on expérimente un isolement inédit, une solitude qu’on ne connaîtra nulle part ailleurs. La parole du patient est gelée, ignorée, balayée, par les conditions délétères dans lesquelles les soignants travaillent, mais aussi par la violence induite par la proximité de la mort, la froideur de l’arsenal technique, l’agitation et le vacarme constants, l’absence totale d’intimité, l’horreur du corps qu’on ne contrôle plus, qui nous échappe, qui périclite inexorablement… »

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