24 HEURES DE LA VIE D’UNE FEMME – FESTIVAL SENS –THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS 

♥♥♥♥ Madame C, aristocrate écossaise, veuve et un peu désœuvrée, croise par hasard lors d’une soirée au casino de Monte-Carlo un jeune joueur polonais dont l’allure et l’expressivité du comportement la fascinent. Cette étrange rencontre ne durera que vingt-quatre heures qui la bouleverseront pendant des années… Son récit / confession lui permettra de se libérer de son passé pour reprendre le cours de sa vie d’avant, une vie solitaire et sans surprise.

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LETTRE D’UNE INCONNUE – FESTIVAL SENS – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ De ses treize ans jusqu’à son dernier souffle, dans l’indifférence absolue, elle s’est abîmée, perdue et niée. Par amour pour lui, croit-elle. Mais qu’est-ce qu’un amour qui n’a pour écho que le silence ? « Je n’ai rien de toi. Plus d’enfant, pas un mot, pas une ligne, pas de place dans ta mémoire. Pourquoi ne mourrais-je pas volontiers, puisque pour toi, je n’existe ? » Et pourtant l’histoire qu’elle confie à cet homme aujourd’hui est la sienne, celle de son amour absolu gardé secret pour lui « qui jamais ne l’aura connue ». De son obsession aussi. L’obsession de lui. L’histoire de celle qu’elle est devenue : une femme qui s’est volontairement effacée aux yeux du monde au fil des années qui se sont écoulées. Ne pas exister dans son regard à lui, c’était pour elle n’exister dans celui de personne.

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LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE ! – FESTIVAL SENS – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS 

♥♥♥♥(♥) Encore jeune garçon, Guillaume pense qu’il est une fille. Du moins se comporte-t-il comme tel, ce qui n’est pas pour déplaire à sa mère qui ne manque pas une occasion d’entretenir la confusion. « Le premier souvenir que j’ai de ma mère, c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes frères et moi, en disant ‘‘Les garçons et Guillaume, à table !’’ et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : ‘‘Je t’embrasse ma chérie’’ ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus. »

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AU BONHEUR DES DAMES –  FESTIVAL SENS – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ Paris. XIXe siècle. Embauchée au Bonheur des dames, grand magasin de prêt-à-porter féminin à la pointe de la mode, dont le développement spectaculaire entraîne la mort du petit commerce de quartier, la jeune provinciale Denise Baudu découvre le monde cruel des vendeuses, la précarité de l’emploi… Par son intelligence et sa dignité, elle suscite l’intérêt de son directeur, Octave Mouret. Visionnaire sur les nouveaux modes de distribution, il lui permet de gravir tous les échelons alors que l’évolution de la place de la femme dans un milieu professionnel est loin d’être acquise. Parallèlement, il nourrit secrètement des sentiments envers la jeune fille.

Au Bonheur des Dames (1883), l’un des romans les plus célèbres d’Émile Zola, appartenant à la saga des Rougon-Macquart, s’inspire de la fondation du premier grand magasin français Le Bon Marché (1852), par Aristide Boucicaut. Son écriture naturaliste, avec la précision d’un horloger, s’attache à la description des faits sociaux et des caractères humains. 

Pascale Bouillon relève, avec une maestria sans faille, deux défis et non des moindres : adaptation à la scène de l’un des plus longs romans d’Émile Zola et interprétation de 21 personnages (directeur, banquier, comptable, clientes, employé.e.s…) à elle seule. Elle évolue au milieu d’éléments de décor (portants, table, bancs…) et accessoires, évoquant tantôt le grand magasin ou le bureau d’Octave Mouret, tantôt l’intérieur d’un appartement d’une bourgeoise ou de l’oncle Baudu. Chaque personnage se caractérise par une tonalité de voix, une attitude corporelle, un signe particulier et un chapeau. Un modèle différent pour chaque personnage ! Dans le fil du périple de l’incroyable ascension de la jeune provinciale prête à tout pour subvenir aux besoins de ses jeunes frères, Pascale Bouillon ne perd l’attention d’aucun spectateur.   

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FESTIVAL OFF AVIGNON 2026 – LA FLEUR AU FUSIL

♥♥♥♥(♥) Le 25 avril 1974, au Portugal, la révolution des Œillets fait chuter la plus longue dictature d’Europe. Des milliers de Portugais marchent ensemble vers leur destin pour écrire, la Fleur au fusil. C’est l’histoire d’une démocratie qui se gagne par l’union d’un peuple et qui se conquiert avec des fleurs. En effet, ces hommes et ces femmes réussissent à gagner leur liberté sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée.

Quand son petit-fils l’interroge sur sa vie, revient à la mémoire de Céleste, émigrée portugaise en France, les souvenirs passés de sa jeunesse muselée par la dictature de Salazar, de son arrivée en France par les chemins dangereux de la clandestinité, de ses nuits gelées sous les toits de taule ondulée dans le bidonville de Champigny-sur-Marne, de son histoire d’amour avec Zé, de son frère Chico, de la résistance, des œillets qui obstruent les canons, de la liberté retrouvée. Comment pourrait-elle oublier que pendant plus de quarante-huit années, les Portugais ont subi la loi martiale, la censure de la presse, l’interdiction aux femmes de conduire, l’obligation d’avoir l’autorisation de l’État pour se marier, avoir des enfants, travailler…

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FESTIVAL SENS. 2e ÉDITION DU FESTIVAL PARISIEN DU SEUL(E) EN SCÈNE – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

En mai 2025, Coup de Théâtre était présent pour la 1re édition du Festival SenS créé par le Théâtre des Gémeaux Parisiens.

Dans nos chroniques, nous avions partagé nos coups de cœur pour plusieurs des spectacles présentés, spectacles qui poursuivent actuellement leur chemin dans d’autres festivals, d’autres théâtres :

– Dans les forêts de Sibérie – William Mesguich
– Un cœur simple – Isabelle Andréani
– La Promesse de l’aube – Franck Desmedt  
Les Frottements du cœur – Katia Ghant
L’Arlésienne – Daniel Mesguich
La Fleur au fusil – Lionel Cecilio
Le Livre oublié – Jean-Pierre Bouvier
Rossignol à la langue pourrie – Agathe Quelquejay

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L’ANTICHAMBRE – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ Paris, 1750. Marie du Deffand, femme d’esprit et figure majeure des salons parisiens où se côtoient gens de lettres et gens d’esprit, voit sa vue décliner. Elle choisit comme lectrice Julie de Lespinasse, jeune femme brillante et ambitieuse mais fille illégitime de son frère, bien des portes lui sont fermées. Entre admiration et rivalité, se joue dans l’antichambre de son salon l’éternel conflit entre les anciens et les modernes.
Dans une langue à l’élégance cruelle, Jean-Claude Brisville nous transporte au XVIIIe siècle dans l’ambiance feutrée d’un réputé salon parisien afin d’assister à une joute orale brillante qui se révèlera par bien des atours un effroyable duel moral. La plus âgée comme la plus jeune s’avèrent, l’une comme l’autre, aussi impitoyables par leur esprit vif et leur langue acérée.

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ROMÉO ET JULIETTE – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ Roméo et Juliette, texte universel de William Shakespeare autour d’un drame familial, mis en scène comme un conte fantastique, cruel, tendre et drôle… en noir et blanc par Maud Buquet Kandinsky. Elle nous en propose une version satirique où les personnages se débattent dans un monde cauchemardesque qu’ils alimentent eux-mêmes. Seule la mort de deux jeunes innocents, Roméo et Juliette, parvient à libérer la ville de Vérone envenimée par la haine et le crime. Le mal peut-il être le berceau du bien ?

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LE VILLAGE DE L’ALLEMAND – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥(♥) Rachel (contraction de Rachid et Helmut) et Malrich (Malek/Ulrich) sont deux frères nés d’un père allemand et d’une mère algérienne dans un village d’Algérie, Aïn Deb, près de Sétif. Ils sont envoyés très jeunes vivre en banlieue parisienne chez leur oncle Ali et son épouse. Tandis que l’aîné réussit brillamment ses études, le cadet erre au milieu des jeunes de la cité. Après le suicide de Rachel, Malrich se plonge dans le journal intime tenu par son frère pendant deux ans. Il y découvre des secrets de famille terribles liés au passé nazi de leur père, ancien officier SS réfugié en Algérie après la Seconde Guerre mondiale.

Inspiré d’une histoire vraie, Le Village de l’Allemand ou Le Journal des frères Schiller de Boualem Sansal (Editions Gallimard) propose une réflexion véhémente autour des liens de la filiation, le combat contre l’oubli et le négationnisme. Une parole nécessaire – hier, aujourd’hui, demain – à lire ou à entendre sur la scène des Gémeaux Parisiens.

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DANTON, ROBESPIERRE. LES RACINES DE LA LIBERTÉ – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ Dernière rencontre entre Danton et Robespierre, deux figures majeures de la Révolution française. Danton, géant excessif et spontané, amoureux du plaisir ; Robespierre, ascète élégant et réfléchi, philosophe de la Révolution. Deux conceptions de la vie, deux visions du bonheur séparent ces deux amis de légende. À une époque où, pour ses idéaux, on franchit sur l’échafaud les portes de la mort en chantant, vivre est un combat. Leur ultime joute verbale sera menée tel un duel jusqu’à la mort.

Dernier face-à-face, Danton et Robespierre, autour d’une immense table noire. Dès les premières répliques, le public plonge dans un moment essentiel de l’histoire de France. Le texte puissant d’Hugues Leforestier, mêlant astucieusement savoir historique et réflexion sur les aléas politiques rimant les destinées, est porté par la sobre mise en scène de Morgane Lombard. Il est ponctué de pointes d’humour et d’idées d’humanisme d’avant-garde. Passionnant d’un bout à l’autre. Le jeu des comédiens – Nathalie Mann et Hugues Leforestier – est hors pair. (Il n’y a pas d’erreur, c’est bien une femme qui joue le rôle de Robespierre, elle est vraiment remarquable de vérité.) Les costumes et les perruques d’époque sont magnifiques.

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