UN PICASSO – STUDIO HÉBERTOT

vz-d463a7f2-c70c-41e3-a182-0f19b1d2521e♥♥♥♥ 1941. Paris est occupé. Pablo Picasso est convoqué par Mlle Fischer, attachée culturelle allemande pour authentifier trois de ses œuvres volées par les nazis à leurs propriétaires juifs. Le but : organiser une exposition d « art dégénéré » dont l’autodafé final sera le point d’orgue. Mais que recherche cette femme fascinée par ce génie de la peinture ?… Lire la suite

STAVANGER – STUDIO HÉBERTOT

vz-67cab3e7-5327-4c51-8808-ed25f02145d1♥♥ L’avocate Florence Bernstein vient de convaincre un jeune homme, Simon, de ne pas rester allongé sur les rails du quai n° 5. Choqué, désemparé, il accepte de la suivre chez elle. Dans cet appartement très chic, tout de noir et d’argent, où elle lui offre du champagne et du foie gras il est comme perdu. Elle est élégante, calme, sereine. Il a froid, est replié sur lui-même, nerveux, instable. Elle semble savoir quelque chose qu’il ignore. Le temps semble suspendu. Ils ont quelques heures pour échanger sur leur vie, leur passé, et pourquoi pas sur leur avenir jusqu’à ce qu’ils se trouvent un point commun : la ville portuaire de Stavanger en Norvège. Une coïncidence ?

Si la première pièce d’Olivier Sourisse révèle une écriture ciselée ménageant des rebondissements et une fin troublante ; une direction (Quentin Defalt) comme une interprétation d’acteurs remarquables (Sylvia Roux et Thomas Lempire) ; une très belle qualité esthétique de la lumière et de la bande son, ce secret de famille enfouit sous un amoncellement de non-dits est lourd autant à dévoiler qu’à partager par le public. Ces deux écorchés vifs, qui ont tant de zones d’ombres à divulguer, sont trop verbeux et sans optimisme dans l’avenir. Quant au final, il est si surprenant qu’on lui accorde difficilement de la crédibilité. Aussi, cet embarquement pour Stavanger ne nous a pas pleinement conquis.

Le regard d’Isabelle

STAVANGER

Studio Hébertot, 78 bis boulevard des Batignolles – 75017 Paris (métro : Rome, Villiers)

Du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 15h.

Jusqu’au 29 avril 2017.

Durée : 1h15

Crédit photos : Patrick Courtois 

COMPARTIMENT FUMEUSES – STUDIO HÉBERTOT

f227a9_1019322b185c41008d3c02232d5b1307-mv2♥♥♥ Une maison d’arrêt pour femmes. Le temps dans les cellules est rythmé par le bruit des clefs et le claquement sec d’un œilleton qui retombe. Suzanne, délinquante rebelle aux allures de caïd, fait régner l’ordre « chez elle », jusqu’au jour où, contrainte et forcée, elle accueille sa nouvelle « colocataire », Blandine de Neuville, prévenue en attente de son procès aux Assises. Ce « beau linge » est professeur de français. Une belle amitié éclot (voire plus) entre ces deux femmes que rien socialement n’aurait dû rapprocher sous l’œil jaloux de leur surveillante. L’une et l’autre vont se reconstruire au fil de leur amour imprévu dans une promiscuité carcérale étouffante.

Ce huis clos à la fois réaliste et pudique écrit par Joëlle Fossier et mis en scène par Anne Bouvier avec beaucoup de sobriété est interprété avec autant d’âpreté que d’humour par Bérengère Dautun, Sylvia Roux et Florence Muller. Beau moment d’humanité et d’espoir dans un monde pénitentiaire brutal et sans avenir.

Le regard d’Isabelle

COMPARTIMENT FUMEUSES 

Studio Hébertot, 78 Bis boulevard des Batignolles, 75017 Paris (métro : Rome)

Tous les dimanches à 19h30 jusqu’au 9 avril 2017.

Crédit photos : Landre Béatrice 

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