24 HEURES DANS LA VIE D’UNE FEMME – FESTIVAL SenS -THEATRE DES GEMEAUX PARISIENS 

♥♥♥♥ Madame C, aristocrate écossaise, veuve et un peu désœuvrée, tombe par hasard lors d’une soirée au Casino de Monte-Carlo sur un jeune joueur polonais dont l’allure et l’expressivité du comportement la fascinent. Cette étrange rencontre ne durera que vingt-quatre heures qui bouleverseront sa vie pendant des années… Son récit lui permettra de se libérer de son passé pour reprendre le cours de sa vie d’avant, une vie solitaire et sans surprise.

24 heures dans la vie d’une femme de Stefan Zweig (1927) est le récit d’une passion foudroyante où soudain le destin d’une bourgeoise bascule dans une aventure amoureuse intense et un tourbillon de passion pour tenter de sauver un homme addict aux jeux de hasard. Mais la rédemption est-elle toujours possible voire désirée par celui qu’elle touche ?

L’adaptation de la nouvelle de Stefan Zweig par Anne Martinet est à la hauteur de l’écriture ciselée de l’auteur. La mise en scène très épurée de Juan Crespillo est ponctuée d’un éclairage circonspect. Une bande sonore restitue les bruits environnants : une salle de jeu, une pluie battante, le souffle de l’homme endormi… Divers objets, meubles et vêtements parsèment des touches d’ambiance des années 30 : une radio vintage, un salon de jardin rétro… et un imperméable kaki.

Vêtue d’une petite robe noire et d’une veste très chic, Anne Martinet nous apparait en femme fragile de cœur, fascinée par ce jeune homme d’allure élégante. Son personnage est dans une telle solitude sociale, qu’elle s’attache sans retenue à cet homme perverti par les jeux de casino, qu’elle se croit même dans la capacité de le détourner de ses démons pour le remettre sur le droit chemin. Et peut-être, tout est possible, partager avec lui une nouvelle vie.

Anne Martinet est émouvante et bouleversante en femme solidaire, en femme amoureuse puis en femme trahie. Elle dévoile une grande palette d’émotions authentiques au fil de son récit divulguant une à une les étapes de sa passion fulgurante suivie par de bien des désillusions. Sur le public, seule en scène, elle exerce un réel magnétisme, l’entraînant dans l’exploration de l’intimité de deux âmes que tout oppose.

Dans une grande sobriété et avec une belle élégance, Anne Martinet propose un beau moment de théâtre. ​​

Le regard d’Isabelle

24 HEURES DANS LA VIE D’UNE FEMME

Théâtre des Gémeaux Parisiens – Rue du Retrait – Paris 20e

Mai et juin 2026

Dimanche 31 mai ► 17h

Samedi 6 juin ► 19h

Dimanche 7 juin ► 17h

Durée : 1h

À partir de 12 ans

© Carole Parodi

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