HAMLET – FESTIVAL LES TRETEAUX NOMADES – HÔTEL DE BEAUVAIS

Afiche-avec-tout-élementsokok2-0013-683x1024♥♥♥ Au milieu de la nuit, alors que résonnent encore les chants qui ont célébré l’union de la reine Gertrude et de Claudius, le spectre du roi assassiné vient réclamer justice à son fils Hamlet. Dans sa quête d’absolu et de vérité, le jeune homme n’aura alors de cesse que de confondre le fratricide, car l’auteur de ce crime abject n’est autre que Claudius, le frère du roi défunt… Lire la suite

LES FEMMES SAVANTES – FESTIVAL LES TRÉTEAUX NOMADES

Affiche-WEB_BD_Tréteaux-Nomades-200x300♥♥♥♥ C’est dans le cadre du festival parisien « Les Tréteaux Nomades » que nous avons assisté à une époustouflante représentation d’une des comédies les plus connues de Molière : «Les Femmes Savantes».
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CAPITAINE FRACASSE | FESTIVAL LES TRÉTEAUX NOMADES – HÔTEL DE BEAUVAIS

vz-5cdbc070-1a86-4d39-a3d0-4c725264d94aSur les routes, lors d’une tempête, la roue de la charrette d’une troupe de comédiens affamés se brise devant les portes de la demeure du baron de Sigognac. Ce dernier, ruiné et solitaire, décide de tout quitter et de suivre la troupe jusqu’à Paris pour l’amour de la belle Isabelle. A leurs côtés, il interprétera le rôle du Capitaine Fracasse. Mais leur chemin est semé d’embûches jusqu’à l’enlèvement par des brigands d’Isabelle. Après mille tribulations,ses compagnons de scène parviendront-ils à la soustraire de ses ravisseurs?

Le célèbre et flamboyant roman de cape et d’épée « Capitaine Fracasse » de Théophile Gautier est revisité et mis en scène par LE maître de la Commedia dell’Arte, Carlo Boso. Il est interprété par la jeune compagnie La Carabela * issue de l’Académie Internationale des arts du spectacle de Versailles. 

Dans la plus pure tradition du Théâtre de tréteaux, ce « Capitaine Fracasse » est un spectacle d’aventures  haut en couleurs façon Commedia dell’Arte, une véritable explosion talentueuse des arts de la scène – comédie, pantomime, danse, chant, combat, etc. -, une communion absolue avec le public invité à jouer son propre rôle. Dans un rythme effréné, les situations cocasses s’enchaînent autant que les chansons populaires du XXe siècle, les combats d’escrime et les danses de flamenco. 

« Capitaine Fracasse », voilà un spectacle fracassant, à voir absolument autant à la pointe de l’épée qu’avec une sacrée pointe d’humour ! Petits et grands applaudiront assurément. 

Le regard d’Isabelle 

CAPITAINE FRACASSE

Cour de l’Hôtel de Beauvais, 68 rue François-Miron – 75004 Paris (Métro : Saint-Paul ligne 1)

Du 26 au 27 août 2016 – 20h30 | Dimanche 28 août 2016 – 16h00

 (*) Greta Bacchini, Claudio Ciannarella, Carlo Coculo, Jeanne Godard, Antea Magaldi, Antonella Marino, Miriam Moleon, Victor Moleon, Mathilde Noël, Giuseppe Pedone, Mélanie Samie.

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ENTRE DEUX TEMPÊTES | FESTIVAL LES TRÉTEAUX NOMADES – HÔTEL DE BEAUVAIS

vz-00b3f4e4-a1cd-4fed-9818-1595d6c7c909Pour inaugurer l’édition 2016 des Tréteaux nomades (retrouvez ici l’interview d’Aurélie Féat, coordinatrice du Festival), la compagnie du Mystère Bouffe présente sa nouvelle création dans la cour semi-ovale de l’hôtel de Beauvais «Entre deux tempêtes» né du montage original des deux Tempêtes, l’une écrite par William Shakespeare, l’autre par Aimé Césaire…

Exilé sur une île exotique, Prospero exerce son pouvoir d’esclavagiste avec tyrannie. Lorsqu’il apprend que ses ex-ennemis passent au large de son île, il contraint magiquement Ariel, un esprit de l’air, à susciter une tempête pour se venger. Après avoir marié sa fille au fils de son ancien ennemi, Prospero libère Ariel, renonce à toute magie sans oublier de punir Caliban, esclave noir et indigène de l’île, fils de sorcière et indécrottable rebelle malfaisant. Voici le thème exposé par William Shakespeare.

Si Aimé Césaire raconte la même histoire du dramaturge anglais, il choisit le point de vue de l’indigène dépossédé de son île, Caliban. Par l’intermédiaire de son personnage, l’auteur démontre comment le pouvoir colonial calomnie, entrave et dissout peu à peu les identités culturelles.

Nelly Quette (auteur – metteur en scène) confronte La Tempête de Shakespeare à Une Tempête d’Aimé Césaire pour dénoncer l’intolérance, le racisme et les discriminations nés du colonialisme parallèlement à la mondialisation et à l’uniformisation culturelle de notre époque. Avec les comédiens – Pierre Ficheux, Frédéric Kontogom, Lisa Labbé, Premyslaw Lisiecki et Sofia Lopez Cruz – la compagnie Mystère Bouffe reste fidèle à la Commedia dell’arte : changement à vue des costumes et des masques, décor dépouillé, pantomimes, combats, chants et musiques.

Si ce théâtre dans le théâtre est un ravissement absolu pour les spectateurs, on peut regretter des longueurs en première partie. Pendant que les comédiens sont écartelés dans leurs propres choix, voire mêmes contradictions – scènes à adopter parmi celles de Shakespeare et de Césaire, point de vue à défendre, distribution, etc. – le temps s’éternise quelque peu. Si sur scène, les acteurs s’agitent (toujours avec brio), l’intrigue progresse bien lentement. Soudainement, pour notre plus grand bonheur, le spectacle prend enfin son envol et la seconde partie est enlevée et rythmée. Quant à la qualité d’interprétation, elle frôle la virtuosité comme lors de chacune des précédentes créations de Mystère Bouffe et c’est un vrai bonheur que d’assister à une telle maîtrise des arts de la scène de toute la troupe d’ « Entre deux tempêtes ».

Le regard d’Isabelle

ENTRE DEUX TEMPÊTES

Cour de l’Hôtel de Beauvais, 68 rue François-Miron – 75004 Paris

Métro : Saint-Paul (Ligne 1)

Jusqu’au 25 août 2016 à 20h30.

UN CAFÉ AVEC Aurélie Féat, coordinatrice du festival LES TRÉTEAUX NOMADES

1920_42778997831_6483_nC’est en feuilletant le magazine A PARIS que je suis tombée sur « Les Tréteaux Nomades », un festival de théâtre parisien programmé à la fin de l’été. Intérêt immédiat (!) et donc email envoyé le jour même à la compagnie organisatrice. Réponse positive reçue le lendemain d’Aurélie Féat, qui assure la promotion du festival depuis 2 ans et prépare activement l’organisation de cette 15ème édition. Le rendez-vous est fixé un samedi matin place Denfert-Rochereau autour d’un expresso. Jolie rencontre au cœur de l’été, à deux semaines du lancement des festivités.

Coup de théâtre • Bonjour Aurélie, comment est né le festival « Les Tréteaux Nomades » ?

Aurélie Féat : Le festival est né en 1999 et a été créé par La Compagnie du Mystère Bouffe, spécialisée dans la transmission, la création et la diffusion de la Commedia dell’arte. L’idée est d’offrir chaque année un festival populaire, festif, ludique au cœur de lieux insolites ou historiques et qui s’adresse à tous les publics. C’est devenu au fil des années le rendez-vous théâtre incontournable de la fin de l’été à Paris. En 15 ans, nous avons attiré près de 90 000 spectateurs et offert plus de 400 représentations ! La prochaine édition aura lieu du 25 août au 7 septembre, c’est la dernière ligne droite dans l’organisation et la logistique avant le jour J … 

Quelles sont les valeurs et la vocation du festival ?

A.F.: Notre vocation, c’est d’abord de remettre le théâtre au cœur de la cité en développant une vraie proximité avec le public. Pour résumer les choses, ce n’est pas le public qui vient au théâtre, c’est le théâtre qui va au public! D’ailleurs, dans la tradition de la Commedia, les comédiens font des parades dans la rue une heure avant de monter sur scène pour attirer des spectateurs. Ensuite, notre souhait à travers ce festival, c’est de perpétuer un véritable théâtre populaire, animé par un esprit « tréteaux », saltimbanque comme il existait à l’époque de Molière. Enfin, l’envie de se produire dans des lieux historiques de Paris, qui entrent en résonnance et font écho à l’art de la Commedia. Nous avons toujours beaucoup de plaisir à les faire découvrir aux spectateurs.  

C’est vrai que le festival investit des lieux souvent méconnus des parisiens…

A.F. :Oui, absolument, par exemple, l’hôtel particulier de Beauvais qui abrite la cour administrative d’appel de Paris et offre un cadre somptueux aux spectacles présentés. Les autres lieux offrent des ambiances très différentes : l’aspect collectif et populaire des Arènes de Montmartre, la convivialité de la place Sainte-Marthe et l’esprit « air du temps » de la Bellevilloise, seul espace de jeu en intérieur. En 15 années, nous avons joué dans une dizaine de lieux différents et nous sommes d’ailleurs toujours en recherche de nouveaux, à la fois esthétiques, susceptibles d’accueillir du public et dont nous pouvons obtenir l’autorisation d’y jouer sans trop de difficultés !

Quelle sera la programmation de la prochaine édition ?

A.F.: Cette année, nous présentons 6 pièces en billetterie dans 3 lieux différents – les arènes de Montmartre (18ème), la cour de l’hôtel de Beauvais (4ème) et la Bellevilloise (20ème) – et des scènes ouvertes gratuites sur la place Sainte-Marthe (10ème). Nous essayons de varier les univers et les genres : des pièces du répertoire classique (Les deux gentilshommes de Vérone, Les fourberies de Scapin), du théâtre contemporain (La cour des miracles) et des créations comme D’Artagnan hors-la-loi, qui est un vrai spectacle de cape et d’épée ou Petit Pierre qui raconte l’histoire vraie et émouvante d’un homme simple qui a traversé tout le XXème siècle en construisant un manège merveilleux ; 2 comédiens sur scène racontent cette petite histoire dans la grande. Nous proposons également des pièces jeune public comme Cendrillon s’en va-t’en guerre, une version complètement revisitée du conte de fée, assez engagée, délurée, voire féministe ! (rire), qui séduira autant les petits que les grands. Les scènes ouvertes sont quant à elles accessibles aux amateurs comme aux professionnels désirant partager leurs créations : théâtre, clown, improvisation,…Dans tous les cas, un seul mot d’ordre : le plaisir !

De quel théâtre vous sentez-vous les héritiers : commedia dell’arte, théâtre forain, théâtre burlesque  … ?

A.F.: Sans hésiter, de la Commedia dell’arte ! C’est vraiment l’ADN de la compagnie et du festival. D’ailleurs, quand nous présentons en première semaine des pièces du répertoire classique (Molière, Shakespeare, ..), nous les revisitons toujours dans un esprit Commedia en réunissant tous les ingrédients du genre : chant, danse, improvisation, acrobatie, pantomime, combat artistique, jeu masqué. Tous les comédiens de la compagnie ont d’ailleurs été formés à cet art pluridisciplinaire.

Quel est votre public ? Evolue-t-il d’année en année ?

A.F.: Notre public est avant tout parisien et francilien. Mais nous avons chaque année beaucoup de touristes surtout pour les spectacles programmés aux Arènes de Montmartre. Les touristes sont d’ailleurs un public formidable, très réactif et enthousiaste à cette expérience théâtrale en plein Paris !

La programmation part-elle en tournée, une fois le festival parisien terminé ?

A.F.: C’est plutôt en amont que les choses se passent. Certains spectacles ont été « rodés » à Avignon ou au festival d’Aurillac (ndlr : festival de théâtre de rue).En revanche, le fait de jouer à Paris permet d’attirer des programmateurs qui sont susceptibles d’acheter des spectacles et de les faire « tourner » sur d’autres scènes françaises.

Comment souhaiteriez-vous faire évoluer le festival ? Quels sont vos projets ?

A.F.: Notre souhait, c’est tout simplement grandir, augmenter le nombre de spectacles, allonger la durée du festival, investir de nouveaux lieux originaux et continuer à les faire découvrir à notre public. Nous aimerions également inviter des compagnies étrangères à se produire avec nous et à collaborer à l’organisation du festival.

La Compagnie du Mystère Bouffe a-t-elle d’autres activités ?

A.F.: Oui, en plus de la création de pièces et l’organisation du festival, nous proposons des stages et des ateliers de Commedia, dans nos locaux au Pré Saint-Gervais aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Nous privilégions l’apprentissage des compositions de personnages et de leurs correspondances modernes, des techniques d’improvisation et des disciplines complémentaires (danse, combat, pantomime, chant,..). En point d’orgue, nos élèves se produisent en public pendant le festival ! Nous avons à cœur également de dispenser nos cours auprès de personnes en difficulté, comme des collégiens en échec scolaire ou des résidents de centre Emmaüs. La Commedia offre l’avantage d’être pratiquée sans avoir nécessairement une bonne connaissance de la langue française, par exemple. C’est un engagement fort de la Compagnie.

Merci et bon festival ! Pour conclure le mot « théâtre » que vous préférez ?

A.F.: Je dirais …troupe !

Propos recueillis par Elisabeth Donetti 

Pour en savoir plus, les Tréteaux Nomades dans LIBERATION du 22 août 2014 

FESTIVAL LES TRETEAUX NOMADES

Du 25 août au 7 septembre 2014

http://www.lestreteauxnomades.com

http://www.mysterebouffe.com

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