♥♥♥♥ 1958. Noeux-Les-Mines, petite ville minière du nord de la France. Pierre et Vlad sont les deux meilleurs amis du monde. Ils partagent tout leur temps en creusant à la mine, en élevant des pigeons voyageurs et en jouant de l’accordéon dans l’orchestre local dirigé par Sosthène, personnage central de cette petite sphère joviale et haute en couleur, malgré la poussière du charbon. À partir du jour où Leila, la jeune et jolie Marocaine, vient jouer de l’accordéon dans l’orchestre, le monde des deux meilleurs amis ne sera plus le même…
♥♥♥♥ Quatre femmes se rencontrent dans un grand magasin parisien un jour de soldes. En raison d’un incident technique, elles vont s’y retrouver coincées. Au fil des discussions, elle se rendent compte que leurs styles de vie sont totalement opposés – une actrice en mal de rôles, une mère de huit enfants, une chef d’entreprise glaçante et une baba un peu trop cool. Toutefois, elles ont un point commun auquel elles ne peuvent échapper : la MÉNOP… Chut, ce mot totalement tabou ne doit jamais être prononcé !
Avec un humour décapant et une infinie bienveillance, quatre femmes matures nous chantent et nous racontent les effets secondaires de cette métamorphose qui guette toutes les femmes à l’orée de la cinquantaine : la ménopause !
♥♥♥ Ce soir, dans l’assistance, personne n’y comprend plus rien. Comment Fréderic, maire écologiste, agriculteur, jeune père de famille, engagé, rêveur, pour le recyclage, les circuits courts, les pistes cyclables et le festival de musique débranchée… Bref, comment Fréderic a-t-il pu décider seul, et dans le secret, du déploiement de la dernière génération d’antennes-relais partout dans la commune ? Y aurait-il de la corruption, voire de la manipulation de la part du conseil municipal ?
Écrite et mise en scène par Paul-Éloi Forget et Samuel Valensi, Coupuresest une comédie satirique qui interpelle et interroge sur la place du citoyen et de la citoyenne, ou plutôt celle qu’ils n’occupent pas au cœur du débat démocratique.Dans un décor minimaliste, la compagnie La Poursuite du Bleu nous plonge dans le monde rural où l’incursion des nouvelles technologies modifie le paysage, mais aussi le débat d’idées et la prise de décision des instances démocratiques.
♥♥♥ Le roi Basile d’une Pologne imaginaire a lu dans les astres que son fils prince héritier Sigismond deviendrait un tyran sanguinaire. La mort de sa femme en couches venant confirmer ses craintes, il prend la décision d’enfermer l’enfant dès sa naissance, et de cacher son existence. Le jeune homme grandit enchaîné dans une tournée auprès de Clothalde, son précepteur, en ignorant tout de sa lignée. Plusieurs années et plus tard, Rosaure, jeune femme qui souhaite se venger de l’abandon d’Astolphe, neveu du roi Basile, s’introduit dans la tour et découvre Sigismond. Au même moment Basile, envisageant de remettre la couronne à ses neveu et nièce, Astolphe et Étoile, décide de laisser une chance à son fils : le jeune homme, sous l’effet d’un filtre, s’endormira dans sa prison et se réveillera à la cour. S’il se comporte correctement, il sera roi ; s’il se montre violent et cruel, il retournera dans sa prison où on lui fera croire que tout n’était qu’un rêve. Le jeune homme se laisse dominer par ses pulsions. À son réveil dans la tour, l’impossibilité de distinguer le rêve de la réalité lui ouvre peu à peu la voie d’une réflexion profonde sur la vanité des hommes. Le peuple, réclamant son prince légitime, enjoindra Sigismond à la révolte jusqu’à ce que Basile s’avoue vaincu et que Sigismond, guidé par la sagesse, lui pardonne. « Sigismond envisage à présent la vie comme une succession de rêves, et, ce faisant, prend progressivement conscience du caractère illusoire de l’existence, se livrant à l’un des plus beaux monologues du théâtre européen. »
♥♥♥♥ Premier ou deuxième (selon l’ordre que l’on a choisi) volet du cycle consacré à Alfred de Musset par le metteur en scène et scénographe Éric Vigner, cette comédie alerte met en scène un jeune dandy libertin, Valentin (Nathan Moreira, remarquable d’aisance !), bien décidé à ne jamais subir le sort des hommes mariés, tous trompés par leur femme selon lui. Mais son oncle, le riche négociant Van Buck (Paolo Malassis, très bien), désireux de ne plus éponger ses dettes, lui a déjà trouvé un excellent parti, Cécile, et a arrangé le mariage avec sa mère, la baronne de Mantes.
♥♥♥ Fille publique puis courtisane, danseuse au bal Mabille, écuyère vedette, comédienne, directrice de théâtre, Céleste Mogador (1824-1909) s’élèvera dans la société jusqu’à devenir la comtesse de Chabrillan par son mariage, femme de lettres par son talent, exemple de vertu par sa conduite. Une vie rocambolesque pleine de contrastes, de combats et de rebondissements. De quoi forcer l’admiration d’un certain Alexandre Dumas qui deviendra son ami indéfectible et… son coauteur ! Dumas adaptera pour la scène Les Voleurs d’or, le premier roman éponyme de Céleste Mogador, inspiré par ses souvenirs d’un séjour en Australie avec son époux.
La collaboration littéraire – authentique – entre Dumas et Mogador est le pivot de ce spectacle. Si tous les faits qui y sont relatés sont véridiques, le dialogue des deux protagonistes est imaginaire. Céleste Mogador, indomptable et ambitieuse, nous embarque dans sa vie pleine de rebondissements pour la plus grande joie d’un Alexandre Dumas (supposé) en mal d’inspiration.
♥♥♥♥ Petit Vulgaire est le podcast de vulgarisation aux 2 millions d’écoutes qui s’adresse aux enfants. Marine Baousson aborde tous les sujets : les sorcières, le corps humain, les nuages… Après des millions d’écoutes, TTTT dans Télérama et le Prix du Podcast Jeunesse au Paris Podcast Festival 2022, le phénomène débarque sur la scène du Théâtre Michel.
Pourquoi Pourquoi ? répond à toutes les questions des enfants dont les parents ne connaissent pas toujours les réponses. Spectacle interactif instructif et rafraîchissant, les enfants choisissent les sujets : Les méduses ou les pirates ? Les volcans ou les dinosaures ? La grotte de Lascaux ou La tour Eiffel ? Les caries ou comment on fait les bébés ? Toutes les thématiques y passent. Histoire. Géographie. Sciences. Biologie… Et une grande surprise pour le final que nous tairons.
♥♥♥♥ Les Folies Gruss reviennent à Paris avec un tout nouveau spectacle. Leur 52e création est un émouvant hommage à Alexis Gruss, fondateur de la compagnie et maître écuyer de renom, disparu en 2024. C’est surtout un éblouissant et magnifique spectacle équestre, musical et aérien, plein de magie et d’émotions. En prime, en accès libre autour du chapiteau, une exposition de photographies de Yann Arthus-Bertranddes artistes et des chevaux grandeur nature des Folies Gruss.
♥♥♥ Dans le cadre du Centre de recherche et de création théâtrale de Pau, consacré au répertoire du XVIIe au XIXe siècle, le metteur en scène et scénographe Éric Vigner a revisité deux œuvres d’Alfred de Musset qu’il présente actuellement au Théâtre 14, souhaitant apporter au public un éclairage renouvelé sur son répertoire à la fois méconnu et complexe.
Avec Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, ilsigne une adaptation originale et brillante de cet adage d’Alfred de Musset en un acte, illustrant les atermoiements de l’amour. Cette joute verbale (et gestuelle, ici) entre deux personnages au faîte de leur maturité, une marquise et un comte, retenus ensemble dans le salon de la première entre deux orages, prend des accents contemporains grâce à une scénographie épurée et séduisante. Au fur et à mesure que la pièce avance et que leurs sentiments se dévoilent, les comédiens glissent sur la scène pour ouvrir et fermer en alternance de grands panneaux coulissants. Leurs silhouettes élégantes et stylisées se découpent en ombres chinoises sur un écran lumineux.
♥♥♥♥ Juillet 1970. Un jeune et séduisant journaliste invite poliment l’actrice Arletty à se replonger dans son courrier amoureux échangé (plus de 600 lettres) avec Hans-Jürgen Soehring, membre de la Luftwaffe, bel officier allemand de dix ans son cadet, proche d’Hermann Goering, l’un des hommes forts du IIIe Reich. Le jeune homme lui lit quelques passages. Tout d’abord furieuse, Arletty se laisse embarquer dans les souvenirs de cette idylle passionnée. Au fil de cette correspondance, tous les détails intimes de cette histoire d’amour interdite nous sont révélés, que les médias ont le plus souvent contrefaits à l’envi.