22 MINUTES – FESTIVAL SENS ET FESTIVAL OFF AVIGNON 2026

♥♥♥(♥) Le 13 mai 1981, un jeune homme turc, Ali Ağca, tire sur le pape Jean-Paul II, place Saint-Pierre, à Rome. Deux ans plus tard, celui-ci vient lui rendre visite en prison. Que s’est-il dit pendant les 22 minutes qui ont réuni Jean-Paul II et Ali Ağca, qui a tenté de l’assassiner ? Que peuvent changer 22 minutes dans le cours d’une vie cabossée ?

Benoit Solès (La Machine de Turing, La Maison du loup) raconte l’enfance humiliée d’Ali Ağca, sa radicalisation et ses méfaits, jusqu’à ses trente années de détention. Il nous entraîne au cœur d’un destin qui bascule suite à une mise à l’épreuve (une barrière infranchissable), une parole sévère (celle d’un père autoritaire), une mauvaise rencontre (le chef d’un groupe terroriste) qui le mèneront jusqu’à la tentative d’assassinat du pape Jean-Paul II. Deux ans après, sa victime lui rendra visite dans sa cellule. Benoit Solès a imaginé le contenu de cette incroyable rencontre, un temps suspendu où se confronteront violence et pardon, foi et doute, endoctrinement et rédemption.

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LE MALADE IMAGINAIRE – THÉÂTRE DE LA CONCORDE

♥♥♥ C’est à une relecture décapante de la célèbre (et dernière) pièce écrite et jouée par Molière que Tigran Mekhitarian, jeune metteur en scène trentenaire, nous convie dans ce lieu récemment ouvert qu’est le Théâtre de la Concorde, dirigé par Elsa Boublil, et animé de la belle intention de mettre la culture à la portée de tous.
Pour Mekhitarian, familier du fondateur de l’Illustre-Théâtre : « De toutes ses œuvres, c’est pour moi Le Malade imaginaire la pièce la plus riche en exploration des tréfonds de l’âme humaine. Et s’il y a bien une pièce de Molière à considérer comme une tragédie, c’est celle-ci. Et plus la tragédie est forte, plus les mots de Molière font rire. »

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LE MALADE IMAGINAIRE – THÉÂTRE DES BOUFFES-DU-NORD

♥♥♥ Que nous propose Tigran Mekhitarian, jeune comédien et metteur en scène qui s’attache depuis plusieurs années à faire découvrir les œuvres de Molière au plus grand nombre, dans son adaptation du Malade imaginaire ? L’envie de faire résonner encore et toujours la modernité d’un texte de quatre cents ans, de rendre compte des méandres du cœur, de questionner « la pièce la plus riche dans l’exploration des tréfonds de l’âme », comme il l’explique. Et de « porter au plateau la force destructrice qu’est la solitude pour l’Homme ». Le projet est là, ambitieux, audacieux, inégal peut-être dans sa forme, mais d’une grande générosité.

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