EST-CE QUE J’AI UNE GUEULE D’ARLETTY ? – THÉÂTRE DU ROI RENÉ /AVIGNON OFF 2019

Affiche-neutre-ARLETTY-ATA♥♥♥♥ Qui de mieux qu’Arletty elle-même pour revisiter sa vie ? Ce soir, la voici maîtresse de cérémonie. A Courbevoie, puis au music-hall, au théâtre, au cinéma, on traverse la Belle Epoque, 14-18, les Années Folles, on chante, on danse, tout flamboie, un tourbillon de succès, une revanche sur un passé et une vie modeste, un seul guide : la liberté ! Et puis la Deuxième Guerre Mondiale éclate, et l’amour s’invite… Amoureuse, d’un officier allemand ayant sa carte au parti nazi. Est-ce acceptable ? La liberté a-t-elle des limites ? Lire la suite

FEMME FEMME FEMME – THÉÂTRE TRÉVISE

17201391_1154633044645101_3044563124901955454_n♥♥ Si vous aimez le théâtre musical 100% féminin, vous n’avez que l’embarras du choix en ce moment ! Nous avions adoré les SEA GIRLS l’an dernier à la Nouvelle Ève et LES COQUETTES actuellement au Grand Point Virgule. Nous bouclons la boucle avec les DIVALALA. Leur dénominateur commun ? Des « supers nanas » qui ne se prennent pas au sérieux et conjuguent musique, humour, glamour pour des spectacles bourrés de charme et de fraîcheur.

Sur la scène du Trévise hier soir, les DIVALALA n’ont pas fait exception à la règle avec leur deuxième spectacle « Femme Femme Femme ». Ca tombe bien, elles sont trois (excellentes) chanteuses (Gabrielle Laurens, Angélique Fridblatt et Marion Lépine) à offrir un joli spectacle musical qui explore avec humour les thématiques du couple, de l’amour et de l’éternel féminin. Leur signature à elles ? Des performances a cappella (parfois accompagnés d’instruments, dirons-nous, improbables) sur des « tubes » intergénérationnels (Léo Ferré, Ophélie Winter, Patrick Bruel, Mademoiselle K, Herbert Léonard, Beyoncé,…). Les plus du spectacle ? La maîtrise technique, le talent d’interprétation (très belle version « Avec le temps ») et la créativité du trio qui nous offre au cours de leur show quelques vraies « pépites » (« Voyage voyage » de Desireless, « Le petit bonhomme en mousse » et autres  « Casser la voix »). Ca swingue, ça chaloupe,  ça balance et ça chante vraiment bien ! Deux petits bémols personnels en revanche côté mise en scène qui manque à mon sens d’un véritable lien narratif (les chansons s’enchaînent sans véritablement de fil rouge, dommage) et côté direction artistique qu’on aurait souhaité encore plus raffinée. Dans tous les cas, les Divalala jouent les prolongations au théâtre Trévise jusqu’au 24 avril et partiront à la rencontre du public d’Avignon cet été. ♦

Signé Elisabeth 

FEMME FEMME FEMME

Théâtre Trévise, 14 rue de Trévise, 75009 Paris (Métro : Cadet ou Grands Boulevards)

Tous les lundis à 19h30 jusqu’au 24 avril 2017 puis au festival d’Avignon 2017 (Théâtre du Roi René)

Crédit photos : Charlotte Spillemaecker

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Carte postale d’Avignon – 15 juillet 2016

Cachet_de_la_poste_-_1907_-_Palais_des_PapesLe soleil continue de briller à Avignon, le mistral souffle, les spectacles s’enchaînent aussi singuliers et différents les uns que les autres. Déjà 3 pièces « au compteur » depuis la dernière chronique et une poignée d’heures pour vous en parler. Nous avons découvert hier soir au théâtre Notre Dame « Le Bestiaire des Filles Foraines » un tour de chant singulier et décalé, né de l’imagination du duo féminin Bec (Sarah Bloch au chant) et Ongles (Charlotte Gauthier au piano). Ici nos deux artistes, toutes de noir vêtues, version cabaret, ouvrent au spectateur les portes de leur univers peuplé de créatures fantastiques, un bestiaire imagé, à travers un set de quinze compositions originales. Les textes sont grinçants, féroces, toujours percutants et la prouesse artistique aboutie : Sarah Bloch possède une voix sublime (elle est la voix chantée de Christa Théret dans le film « Marguerite » sorti cet hiver) et une réelle présence scénique. Charlotte Gauthier accompagne sa partenaire avec beaucoup de talent. M’a manqué peut-être un peu de rythme et d’originalité dans la mise en scène, somme toute un peu statique à mon goût. Dans tous les cas, si vous aimez les univers entre théâtre et chansons, allez applaudir ce spectacle, qui a déjà bénéficié d’une trentaine de représentations partout en France.

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Crédit : Clémence Pogu

LE BESTIAIRE DES FILLES FORAINES | Tous les jours 21h20 au théâtre Notre-Dame, 13 rue du Collège d’Annecy, Avignon

8H30, le réveil sonne, même pas le temps d’avaler un café, on fonce plan d’Avignon en poche au théâtre du Roi-René. On pensait être quinze et c’est la foule de des grands soirs ou des grands matins, c’est selon. Il n’y a qu’à Avignon où on va au théâtre le matin et ça ne manque pas de charme. Ce matin, donc au programme Mickaël Hirsch et son spectacle « Pourquoi ? ». Nous avions croisé le comédien il y a quelques jours en train de « tracter » et il nous avait gentiment remis son flyer. « Pourquoi ? » est un seul en scène qui raconte l’histoire d’un personnage, Mickaël, qui s’interroge de la petite enfance à la fin de sa vie sur le sens à donner à sa vie. Un parcours initiatique et une trajectoire personnelle pleine de tendresse et de fraîcheur ponctués par une galerie de portraits (dont un certain Fabrice Luchini qui s’invite à la fête…). « Bonne gueule », regard pétillant, cheveux en pétard, complice avec le public, Mickaël Hirsch déroule le spectacle avec une aisance et un plaisir certains, d’autant que le jeune comédien excelle dans les mots. En digne successeur d’un R. Devos ou d’un P. Desproges, le comédien jongle avec les mots avec jubilation et même si vous n’êtes pas fan de l’humour « jeux de mots » comme moi, vous vous laisserez séduire par ce spectacle ultra tendre et rafraîchissant qui fait la part belle à la qualité d’écriture.

Crédit photos : Fabienne Rappeneau

 POURQUOI ? | Tous les jours 10h au théâtre du ROI-RENE, 4 bis rue Gravolas, Avignon

Sitôt quitté l’univers poétique de Mickaël Hirsch et de ses interrogations philosophiques sur le sens de la vie, on prend nos jambes à notre cou pour rejoindre le théâtre Actuel et assister à « Madame Bovary » qui avait été à l’affiche du théâtre de Poche Montparnasse cet hiver. Dispositif scénique minimal pour cette libre interprétation de l’œuvre culte de Flaubert. Sur scène 4 chaises, un décor champêtre, quelques instruments de musique et 4 comédiens qui interprètent, content et ponctuent musicalement le parcours romanesque et tragique d’Emma Bovary, de sa noce avec le falot Charles Bovary, à son amour passionnel pour le beau Rodolphe en passant par ses adultères avec Léon jusqu’à la ruine et le suicide final. C’est du bel ouvrage : une mise en scène inventive, une intreprétation de qualité et de vrais partis-pris artistiques mais je n’ai pas été emportée. Car, et c’est tout à fait subjectif, l’Emma Bovary que j’imagine n’est pas celle que j’ai vue sur scène (malgré le talent indéniable de la comédienne Sandrine Molaro, nommée Révélation Féminine aux Molières 2016) : ce personnage gouailleur, entière, révoltée, à la limite de la truculence, bref presque trop « vivante ». Une audace qui m’a tenue à distance de cette adaptation.

Crédit photos : B. Enguerrand

MADAME BOVARY | Tous les jours 12h05 au Théâtre Actuel, 80 rue Guillaume Puy, Avignon

Signé Elisabeth

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