JULIETTE, VICTOR HUGO MON FOL AMOUR – STUDIO DES MATHURINS

♥♥♥ Juliette Drouet, amie, amante et muse de Victor Hugo, se tient là dans sa petite chambre d’hôtel bruxellois. Elle a soixante-sept ans et retrace son histoire captivante, le fil d’une vie hors norme, une destinée surprenante, mais aussi ses blessures de femme et sa jeunesse encore très présente. Elle a tant de secrets à conter. Entre rires et larmes, c’est la vie de Juliette Drouet et de Victor Hugo qui s’égrène, invitant ainsi à s’immiscer dans l’intimité d’une folle et tumultueuse passion, entre une femme libre, éperdument amoureuse, et l’un des plus grands auteurs de la littérature française voire universelle. Un amour passionné de plus de cinquante années durant lesquelles elle lui adressera plus de 22 000 lettres d’une écriture lumineuse…

« Juliette a 67 ans, lorsqu’elle quitte Victor Hugo, en raison de ce qu’elle croit être une infidélité de trop. Elle part pour Bruxelles, ville qui lui est familière, et s’établit pour quelques jours dans une chambre d’hôtel banale : table, chaise, lit, miroir et chromo accrochés au mur. Nous participerons à des événements cruciaux dont elle fut l’actrice ou le témoin privilégié dans la vie du grand écrivain, notamment la mort tragique de sa fille Léopoldine et celle, tout aussi douloureuse de la propre fille de Juliette, Claire, mais encore la tragédie d’Adèle H., les dîners mondains avec des hommes politiques, des écrivains. On s’amusera avec elle des séances d’hydrothérapie d’un Victor Hugo que l’on découvre différemment à travers son regard. Le grand homme adulé redevient homme de chair, celui qu’elle a aimé, qu’elle aimera toujours : un titan, un mythe, un homme acclamé par tout un peuple, un homme parfois aussi petit qu’il peut être grand… Entre rires et larmes, c’est la « passion de Juliette », leur passion partagée, que nous revivons avec elle. […] Le temps des lettres est, pour elle, le temps de l’éternité, le temps de la vérité, celui où les âmes se confient l’une à l’autre dans un espace sacré. » Patrick Tudoret, auteur (d’après son roman Juliette, éd. Tallandier) et co-metteur en scène.

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ON PURGE BEBE – THEATRE HEBERTOT

♥♥♥♥ M. Follavoine, un fabricant de porcelaine, a invité à déjeuner, dans son appartement, un client de marque : Chouilloux, fonctionnaire influent du Ministère des armées qui doit statuer sur l’acquisition par l’Armée française de pots de chambre destinés aux soldats. Il espère emporter le marché, ayant mis au point un système de pots présumés incassables. Pour mettre toutes les chances de son côté, il a invité également Mme Chouilloux et son amant, Horace Truchet. L’infortune conjugale de Chouilloux est en effet de notoriété publique, seul ce dernier ignore la trahison. Mais un événement fâcheux va contrarier les plans de Follavoine. Sa femme, Julie, encore en bigoudis et robe de chambre, vient le trouver dans son bureau pour se plaindre des caprices de leur fils Hervé, dit Toto : ce dernier, qui « n’a pas été » ce matin-là, refuse obstinément d’avaler le purgatif qu’on lui destine. Chouilloux arrive sur ces entrefaites et s’efforce de jouer les conciliateurs, lui-même ayant été soigné naguère pour « constipation relâchée » … mais pas du même type. S’ensuit une suite de quiproquos cauchemardesques pour Follavoine mais franchement hilarants pour le public.

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LE CHANT DES LIONS – THEATRE TRISTAN BERNARD

♥♥♥♥(♥) 1933. Germaine Sablon, l’une des chanteuses les plus populaires de la capitale, se produit dans un cabaret. Dans le public se trouve Joseph Kessel, journaliste, auteur, aviateur et aventurier. Leur coup de foudre est immédiat : une histoire d’une nuit qui se prolongera pendant quatre années, traversée par les tourments d’un homme partagé entre sa passion dévorante pour Germaine et la présence rassurante de Katia, qui l’ancre et l’apaise. Mais la guerre éclate, impose la fuite, l’exil à Toulon, l’entrée en Résistance, puis la clandestinité, jusqu’à Londres et la rencontre avec le général de Gaulle. De cette traversée des dangers et des choix naît un chant, destiné à unir les espoirs d’un peuple en lutte – Le Chant des partisans – qui bouleversera le cours de l’Histoire de la France.

Le Chant des partisans est né à Londres en mai 1943 sur une musique d’Anna Marly et les paroles de Joseph Kessel et de Maurice Druon son neveu. Il fut régulièrement diffusé par la BBC et devint rapidement l’hymne de la Résistance. « Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?… »

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7 MINUTES (COMITE D’USINE) – CENTRE CULTUREL JACQUES TATI (AMIENS) & THEATRE DE L’EPEE DE BOIS

♥♥♥♥ Dix femmes du comité d’usine de Picard & Roche attendent Blanche, leur porte-parole. Elle négocie depuis quatre heures avec leurs nouveaux patrons. À son retour, une décision cruciale doit être prise : voter au nom des deux cents ouvrières et employées qu’elles représentent la réduction ou pas de leur pause de sept minutes. Si elles acceptent, l’usine restera ouverte et tous les emplois seront maintenus. La proposition des nouveaux repreneurs, si elle semble honorable, impose à ces femmes un choix crucial pour sauver leur emploi dont un grand pan de leur existence dépend. Elles ont une heure pour décider du sort à venir de l’usine, de leurs collègues et d’elles-mêmes.

7 minutes (Comité d’usine) est un thriller social qui ouvre une double réflexion sur la valeur marchande du travail et la prise de conscience des mécanismes de domination patronale. Au cœur du débat, une seule question à trancher posée par Blanche, la porte-parole : « Qu’est-ce que nous sommes prêts à accepter pour garder notre poste ? » Chacune des onze élues prend parti selon sa personnalité, son ancienneté, ses convictions, ses nécessités familiales ou personnelles, ses peurs, son souci du collectif. Suivent débats, oppositions, doutes, tensions, renoncements pour préserver leur avenir. Au fil des échanges, les paroles personnelles se transforment. Leur huis clos sera haletant.  

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LA FEMME QUI N’AIMAIT PAS RABBI JACOB – THÉÂTRE DU PETIT-MONTPARNASSE

♥♥♥♥ Le 18 octobre 1973, l’équipe des Aventures de Rabbi Jacob s’apprête à célébrer la sortie du film de Gérard Oury, avec Louis de Funès en tête d’affiche. Le succès sera immense. Le même jour, à 12 h 30, une jeune femme déroute sur l’aéroport de Marseille-Marignane le Boeing d’Air France Paris-Nice. Armée d’un 22 long rifle, elle exige, entre autres, que les bobines du film soient immédiatement placées sous scellés. ​Qui est-elle ? Et qu’est-ce qui l’a conduite à cet acte spectaculaire ?

Au début des années 1970, les relations entre pays arabes du Moyen-Orient et Israël sont très tendues. Cette situation politique donne au réalisateur Gérard Oury l’idée de réaliser un film sur l’amitié entre Juifs et Arabes : Les Aventures de Rabbi Jacob. Avec une certaine ténacité, il trouve un producteur. La date de sortie du film est fixée au 18 octobre 1973. Sa promotion lui livre un lot faramineux de menaces de mort et de lettres anonymes. Gérard Oury maintient néanmoins la date de sortie du film. Pourtant, l’actualité politique ne joue pas en sa faveur : depuis quelques jours, la guerre du Kippour a débuté, opposant Israël à une coalition rassemblant l’Égypte et la Syrie.

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CRYSTAL CLEAR – THÉÂTRE DE L’ODYSSÉE – LEVALLOIS-PERRET

♥♥♥ Richard, un homme indépendant et passionné, voit son monde basculer lorsqu’il perd progressivement la vue. En couple avec Jeanne, il peine à accepter son handicap et se replie sur lui-même. Leur relation se fragilise, d’autant plus que Thomasina, une femme aveugle depuis toujours, entre dans sa vie. À travers elle, Richard découvre une autre façon d’exister, une manière d’appréhender son handicap autrement que par la peur et le rejet.

Entre amour, dépendance et résilience, Crystal Clear est une plongée intime dans les bouleversements provoqués par la cécité, un questionnement sur le rapport à la perte et la perception du lien à l’autre, à l’acceptation de soi et à la manière dont chacun choisit d’affronter l’inévitable, ici la perte de la vue.

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LE PROCÈS D’UNE VIE – THÉÂTRE DU SPLENDID

♥♥♥♥ Été 1971. Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte et refuse de garder l’enfant, malgré l’interdiction légale de l’avortement. Soutenue par sa mère puis par Lucette, Renée et Micheline, ces femmes mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972, toutes se retrouvent poursuivies en justice. L’avocate Gisèle Halimi orchestrera leur défense. Sa plaidoirie au procès de Bobigny sera un véritable plaidoyer en faveur de la légalisation de l’avortement.

Le Procès d’une vie (fiction librement inspirée de la vie de Gisèle Halimi et de l’ouvrage Le Procès de Bobigny – Choisir la cause des femmes, Gallimard) nous conte l’histoire de Gisèle, Marie-Claude, Michèle… et de bien d’autres femmes de toutes conditions, de toutes origines, de toutes croyances.

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ROMÉO ET JULIETTE – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ Roméo et Juliette, texte universel de William Shakespeare autour d’un drame familial, mis en scène comme un conte fantastique, cruel, tendre et drôle… en noir et blanc par Maud Buquet Kandinsky. Elle nous en propose une version satirique où les personnages se débattent dans un monde cauchemardesque qu’ils alimentent eux-mêmes. Seule la mort de deux jeunes innocents, Roméo et Juliette, parvient à libérer la ville de Vérone envenimée par la haine et le crime. Le mal peut-il être le berceau du bien ?

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LES ANNÉES 60 (Ex. LES ANNÉES TWIST) – THÉÂTRE DE LA TOUR-EIFFEL

♥♥♥♥ Vivez l’histoire d’une bande de jeunes qui traverse les années 1960 du rock, des yéyés, du blues en passant par les hippies, mai 68, les révolutions morales, sexuelles, musicales. Tous les grands événements de cette décennie sont racontés en 18 tableaux à travers Johnny, Cloclo, Bardot, Dutronc, Eddy, les Stones, Hendrix, les Beatles, Aznavour, Sheila, Brel, Nougaro, Bécaud et les autres… Tout ça en live (chant et musique) !

Voilà quelques décennies, j’avais apprécié Les Années Twist de Roger Louret, une comédie musicale composée de medleys qui ont fait le bonheur des années 1960. Le temps n’a pas terni l’énergie de ces « cocktails », chantés et dansés par huit artistes généreux et sympathiques.

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LE FANTÔME DE L’OPÉRA – THÉÂTRE ANTOINE

♥♥♥♥ 1881. En ce soir de première, le palais Garnier brille de tous ses feux. Au programme, Don Juan triomphant de Monsieur Firmin, le directeur des lieux. Sa représentation sera promptement perturbée par d’étranges phénomènes : un fantôme masqué rôde dans les coulisses. Lorsque Raoul, épris de la jeune cantatrice Christine, déclare sa flamme à sa dulcinée, le fantôme, fou de jalousie, enlève l’ingénue. Dans leur fuite, tous deux traversent les dédales de l’opéra. Raoul se lance à leur poursuite pour sauver sa bien-aimée…

Après le triomphe de La Machine de Turing (Quatre Molières en 2019), Benoît Solès adapte fidèlement le roman-feuilleton culte de Gaston Leroux, Le Fantôme de l’Opéra (1910), au Théâtre Antoine (Paris), dans une relecture audacieuse, moderne, mise superbement en musique par Marc Demais, sur des paroles quelque peu naïves de Pierre-Yves Lebert. Si les temps musicaux laissent peu de place à la comédie, il en est de même pour la danse : un seul numéro en début de spectacle. On en aurait aimé bien plus !

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