L’ARLÉSIENNE – FESTIVAL SENS – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ Frédéri, garçon de la campagne, est fou amoureux d’une jeune fille de la ville d’Arles, rencontrée aux arènes. Ses parents consentent finalement à ce mariage. Un jour, un homme vient parler au père de Frédéri et prétend qu’il a été l’amant de cette Arlésienne. Il lui montre des lettres qui attestent ses dires. Le lendemain, le père raconte toute l’affaire à son fils, qui renonce au mariage mais ne peut oublier l’Arlésienne. Comme ses parents se montrent inquiets à son sujet, il décide de donner le change en paraissant gai. Rongé par le chagrin pour son amour irrépressible, il finira par se suicider.

L’Arlésienne est à l’origine une brève nouvelle d’Alphonse Daudet extraite des Lettres de mon moulin (1869). L’auteur s’est librement inspiré d’un fait divers qui lui fut raconté par le poète Frédéric Mistral : à la suite d’une déception amoureuse, son neveu s’était suicidé en se jetant d’une fenêtre du mas familial sur une dalle de pierre. Trois ans plus tard, Daudet l’adaptera pour la scène (Georges Bizet pour la musique).

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FESTIVAL SENS – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS – Mai 2025

Au mois de mai, selon le dicton populaire, nous devons faire ce qu’il nous plaît… Eh bien, allons au théâtre des Gémeaux Parisiens où se tiendra pendant ce mois printanier le premier festival parisien du seul.e en scène. Nathalie Lucas et Serge Paumier, directeurs des lieux, en sont les organisateurs.

Pari(s) audacieux et « une volonté de faire entendre des textes de tous horizons, portés par onze artistes, dans un moment amené à devenir un événement, tant le projet est rare et ambitieux. Si l’art du théâtre est l’art de jouer avec les autres, alors la performance solitaire scénique relève assurément de cet art. Seul en scène, on ne l’est jamais vraiment. On joue avec nos fantômes et ceux des autres, avec les souvenirs qui nous hantent ou nous ravissent, avec tous ceux qui peuplent notre imaginaire. On fait le clown mais la tragédie peut surgir à tout moment. On fait entendre des parcelles de nous, on révèle au monde nos parts d’ombre et de transparence. On brûle des mots qu’on déclame et nos regards sont embués de tendresse. Être seul en scène, c’est aussi converser avec un auditoire silencieux, complice, qui tente d’entendre les soubresauts de l’âme, les éclats du cœur. Le seul en scène comme un miroir teinté d’humanité », souligne William Mesguich, l’heureux parrain de l’événement.

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LES FROTTEMENTS DU CŒUR – FESTIVAL SENS – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥♥ Une jeune femme tombe malade. La grippe, quoi de plus banal. Mais la maladie s’aggrave et elle est transportée d’urgence à l’hôpital. Son pronostic vital est engagé, son cœur très affaibli : l’équipe médicale décide de lui greffer une machine de circulation extracorporelle. Comme c’est étrange, à 29 ans, d’avoir le cœur qui flanche… Comment faire pour survivre ? Comment revenir au monde ? Une histoire de montagne à gravir, de brouillard à traverser, de résilience et d’amour. Une plongée dans l’univers surréaliste, épique et désespérément drôle de la réanimation. D’après une histoire vraie. Celle de Katia Ghanty, interprétée par elle-même.

« En réanimation, malgré le soutien inestimable des proches et parfois des soignants, on est seul : c’est un lieu où l’on expérimente un isolement inédit, une solitude qu’on ne connaîtra nulle part ailleurs. La parole du patient est gelée, ignorée, balayée, par les conditions délétères dans lesquelles les soignants travaillent, mais aussi par la violence induite par la proximité de la mort, la froideur de l’arsenal technique, l’agitation et le vacarme constants, l’absence totale d’intimité, l’horreur du corps qu’on ne contrôle plus, qui nous échappe, qui périclite inexorablement… »

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DANS L’OMBRE DES ROSES – COMPAGNIE SANS LEZARD

♥♥♥ Dès 1940, de nombreuses femmes entendent l’appel de la Résistance. Elles entrent dans ce combat de l’ombre et risquent leur vie pour préserver leur liberté. Dans l’ombre des roses nous rapporte le destin de trois d’entre elles…

Face à l’indicible, quelles sont nos armes ? Entre l’espoir naïf d’aller pendre son linge sur la ligne Siegfried et la terrible réalité de l’Occupation, comment exprimer ses angoisses, continuer à vivre et à aimer ? Entre ombre et lumière, rires et larmes, certaines conquièrent leur liberté, résistent à l’oppression, d’autres se perdent dans la folie humaine.

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LES MOLIÈRES 2025 – LAURÉATS ET CHRONIQUES

Depuis 1987, Les Molières saluent chaque année les artistes et les spectacles les plus remarquables de la saison, réunissant tous les genres et tous les théâtres, publics comme privés.

Pour 2025…

En noir, les nommés.

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QUI ÊTES-VOUS, ANDRÉE TURCY ? – LE GUICHET MONTPARNASSE

♥ Marseille, 1970. Un journaliste interviewe Andrée Turcy, la grande dame de la chanson réaliste du début du XXe siècle. Leurs échanges reviennent sur les moments marquants de sa carrière artistique – sa vocation, ses débuts, ses collaborations, ses tournées en France et à l’étranger – grâce à un florilège de mots et de chansons. Tout cela avec un charmant accent marseillais.  

Coup de Théâtre a précédemment chroniqué Gaby Deslys, le fabuleux destin de la première star du music-hall de Jean-Christophe Born. Passionné de music-hall, il revient sur les planches du Guichet Montparnasse avec sa dernière création Qui êtes-vous, Andrée Turcy ? pour nous présenter une artiste méconnue du grand public. Après des cours de chant lyrique, Alphonsine-Sidonie-Philomène Turc (1891 – 1974) débute au café-concert de Lyon en 1912 sous le pseudonyme d’Andrée Turcy. Félix Mayol, comme elle Toulonnais, la fait monter à Paris pour se produire dans sa propre salle, le Concert-Mayol. Suivront l’Eldorado, l’Alcazar de Marseille, La Cigale… et de nombreuses chansons à succès : La Chanson du Cabanon, Mon anisette, Mon homme, Pourquoi je t’ai quitté... enregistrés chez Pathé. Parallèlement, elle fait de brèves apparitions dans des films de Marcel Pagnol, Manon des sources (1952), Les Lettres de mon moulin (1954), et dans ceux d’autres réalisateurs. Elle décédera dans la misère à l’âge de 83 ans, à Marseille.  

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LE LAC DES CYGNES – EN TOURNÉE (vu au Dôme de Paris)

♥♥♥ Le jeune prince Siegfried va fêter son anniversaire. Sa mère, la reine, lui annonce que, le jour suivant, elle donnera un grand bal, lors duquel il devra choisir sa future épouse. Vexé de ne pouvoir choisir celle-ci par amour, durant la nuit, il se rend dans la forêt. C’est alors qu’il voit passer une nuée de cygnes se dirigeant vers un lac. S’apprêtant à tirer sur l’un d’entre eux avec son arbalète, il s’arrête : devant lui se tient une belle femme vêtue de plumes de cygne blanches. Siegfried apprend qu’elle est en fait la jeune et belle princesse cygne Odette. Un terrible et méchant sorcier, nommé Barbe Rouge, l’a capturée et lui a jeté un sort : le jour, elle sera transformée en cygne blanc et, la nuit, elle redeviendra femme. Seule la promesse d’un amour éternel pourra la libérer de cet ensorcellement. Siegfried promet alors à Odette de l’épouser lors du bal donné en son honneur… 

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ZOUROU, AU-DELÀ DES MOTS – THÉÂTRE DE L’ŒUVRE

♥♥♥♥(♥) Lola, une jeune fille de 13 ans atteinte d’un trouble sévère du langage, est une adolescente pleine de fougue et de fantaisie, malgré les obstacles qu’elle rencontre. Dans sa chambre, la danse est un refuge où elle peut s’exprimer librement. Son père Pierre, l’élève seul, et par un trop-plein d’amour et de volonté de bien faire, ne s’aperçoit pas que sa petite fille grandit. Ce duo père/fille va voir sa vie bousculée par l’arrivée de Jeanne, la compagne de Pierre, et de Jérémie, le nouvel orthophoniste.

Inspirée d’une histoire vraie, Zourou, au-delà des mots offre un regard intime et poétique sur le handicap d’une rare sensibilité. Dès les premiers instants, on prend une véritable claque. Non, un vrai uppercut. Un pur bonheur. Ni lieu commun, ni misérabilisme. Seulement de la résilience et de l’émotion à chaque scène. Le tout est plein de justesse, authentique. L’accompagnement de Lola dans son apprentissage du langage et de la vie se fait avec douceur et empathie de la part de tous ceux qui l’entourent. Un engagement de chaque instant tous les jours de leur vie.

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DANS LES COULISSES DES THÉÂTRES DES HAUTS-DE-SEINE – EXPOSITION – ENTRÉE GRATUITE

Les archives départementales présentent leur nouvelle exposition : « Dans les coulisses des théâtres des Hauts-de-Seine ». Des textes à la mise en scène, des décors au maquillage, c’est un panorama de la création artistique alto-séquanaise et une plongée dans les coulisses du spectacle vivant qui vous sont proposés.

Le territoire compte de nombreux théâtres publics et privés, dont deux centres dramatiques nationaux et deux scènes nationales. Les archives départementales conservent les fonds des deux centres dramatiques nationaux, le Théâtre Nanterre-Amandiers et le Théâtre de Gennevilliers, et d’une scène nationale, le Théâtre 71 à Malakoff. Ces archives, couvrant une période allant de 1963 à 2015, entrent en résonance avec d’autres sources, dont les plus anciennes datent du XIXe siècle. Architecture, apprentissage, répétitions, graphisme, machineries, décors, grandes figures théâtrales… toutes ces facettes sont évoquées à travers un parcours scénographique mêlant accessoires, documents d’archives ainsi qu’une exceptionnelle collection de costumes prêtée par le Théâtre Nanterre-Amandiers.

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JE M’APELLE ADÈLE BLOOM – THÉÂTRE DES GÉMEAUX PARISIENS

♥♥♥ Hôpital psychiatrique de Providence à Halifax (Canada). Fin des années 1940. Adèle Bloom, une jeune employée de la Poste souffrant d’inadaptation sociale, vient d’y faire son entrée à l’initiative de sa mère. Dans le pavillon des « bonnes malades », tout lui semble hostile, à commencer par l’infirmière en chef, Miss Wilbord, qui l’écrase dès la première entrevue de toutes les recommandations de l’institut… Heureusement, Poppie, une internée de longue date, fantasque et énigmatique, laisse entrouverte à Adèle la porte d’une humanité perdue.

Délestée de tous ses droits dès son arrivée à l’institut Providence d’Halifax, Adèle Bloom est envahie d’indicibles terreurs : Quand pourra-t-elle rentrer chez elle ? De quels sévices fera-t-elle l’objet ? En quoi consistent exactement ce traitement à la mode par l’électricité et ces nouvelles opérations du cerveau testées par le directeur de l’établissement dans un tourbillon médiatique ? Le temps passe au rythme des rites de l’hôpital où tout lui semble hostile, à commencer par l’infirmière en chef, Miss Wilbord, tandis qu’une patiente célèbre, Rosemary Kennedy (sœur cadette de John Fitzgerald Kennedy, futur 35e président des États-Unis), glace l’atmosphère de l’institut par sa présence muette.

Je m’appelle Adèle Bloom suit le parcours romanesque et haletant d’une jeune femme écrivain dans cet asile psychiatrique canadien, de son entrée, à l’initiative de sa mère, jusqu’à sa sortie grâce à la miraculeuse parution de son livre, écrit en secret durant huit années d’internement, décrivant les traitements expérimentaux dévastateurs mis en œuvre sur sa personne. La pièce de Franck Harscouët interroge sur le pouvoir de la création, la frénésie du monde médiatique et la question irrésolue de la folie. Avec ses allures de thriller mental, s’y croisent d’incroyables faisceaux de faits réels dans lesquels sont invités les fantômes d’Adèle Hugo, de Frances Farmer, de Rosemary Kennedy et de cette figure scandaleuse de la neurochirurgie américaine, Walter Freeman, qui a connu des années de gloire médiatique avant que ses travaux soient décriés par ses pairs pour leurs mutilations irréversibles et totalement inutiles.

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