PARIS DES FEMMES – THÉÂTRE des MATHURINS

image (1)Salle comble hier soir pour la troisième et dernière soirée du festival PARIS DES FEMMES, qui s’est tenu du 10 au 12 janvier au théâtre des Mathurins.

Paris des Femmes est né en 2011 sous l’impulsion de 3 femmes : la journaliste, romancière et scénariste Michèle FITOUSSI, la dramaturge, romancière et comédienne Véronique OLMI et la directrice artistique du festival  de la correspondance de Grignan Anne ROTENBERG. Partant d’un constat simple (75 % des auteurs de théâtre sont des hommes, les femmes sont peu nombreuses dans le spectacle vivant), elles décident de créer un festival mettant à l’honneur des textes de théâtre exclusivement écrits par des femmes. Ce festival a pour objectif « de mettre en avant les femmes, qu’il s’agisse des auteures, des metteures en scène ou des interprètes pour qu’on ait autant de femmes que d’hommes sur le plateau ».Maîtres-mots de l’aventure : convivialité, plaisir mais aussi « lutte contre la morosité ambiante » comme l’a rappelé hier soir Michèle Fitoussi en ouverture de la soirée.  Dans le projet également, des metteurs en scène chargés de mettre en espace textes et comédiens à l’occasion de lectures-spectacles.

9 romancières et dramaturges  venus d’univers différents (Emilie Freche, Florence Huige, Carole Martinez, Véronique Olmi, Fabienne Perineau, Blandine le Callet, Karine Tuil, Delphine de Vigan, Alice Zeniter) ont répondu à l’appel de Paris des Femmes 2013 en composant chacune une pièce courte (4000 mots, 20-30 minutes, 1 à 3 personnages maximum) et sur un thème imposé (cette année, La vie, mode d’emploi, après Guerres et paix en 2012 et De bruit et de fureur en 2011). Durant les 3 soirées du festival aux Mathurins (partenaire de la première heure), 3 pièces sont présentées chaque soir.

Hier, sur scène et pour tout décor, 4 tabourets rouges, quelques piles de cartons et 7 comédiens, textes en main, qui se succèdent pour donner vie aux textes d’Alice Zeniter (D’une infinie élégance), de Karine Tuil (La quarantaine)  et de Florence Huige (Clémence ou comme si). Monologue dépressif, crise fraternelle, tête-à-tête conjugual et autant de tranches de vie pour symboliser pêle-mêle : la quête du bonheur, le deuil  la maladie, l’amour de soi et des autres, les doutes qui jalonnent notre vie. Les textes sont tous portés par de très bons comédiens, impliqués, généreux et rompus à l’art très difficile de la lecture. Mention spéciale à Raphaël Mezhari, que j’ai trouvé formidable dans son rôle de dentiste armé et suicidaire, en proie à une crise existentielle. Ces lectures donnent d’ailleurs beaucoup d’originalité et de fraîcheur au spectacle : ni représentation classique,  ni genèse d’une pièce, on se sent comme un spectateur privilégié venu « voler » un moment de répétition.  Le charme opère dans tous les cas, on reviendra applaudir les nouveaux protagonistes du Paris des Femmes 2014. Longue vie au collectif et comme le précise Michèle Fitoussi, « c’est artistique mais on ne se prend pas au sérieux, nous sommes joyeuses ! ». Nous aussi !

Le point de vue d’Elisabeth 

http://parisdesfemmes.blogspot.fr

Recueil des textes PARIS DES FEMMES 2013, c’est ici

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