
♥♥♥ Qui ne connaît pas les nouvelles de Carver risque d’être dérouté par ce spectacle ; a contrario, les admirateurs de l’écrivain y retrouveront son univers si singulier. En adaptant quelques courtes histoires (dont Les Vitamines du bonheur) pour la scène, la comédienne et metteuse en scène Olivia Corsini parvient à restituer le trait incisif de celui que l’on surnomme le « Tchekov américain », décrivant la vie des laissés-pour-compte de l’Amérique désenchantée des années 1970. Né en Oregon en 1938, Carver a multiplié les petits boulots avant de connaître le succès et de mourir prématurément d’un cancer à l’âge de 50 ans. Comme souvent chez lui, le désespoir côtoie la dérision, une dérision qui semble être le symptôme d’une lucidité ultime.
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