♥♥♥♥ En 2012, Paul Fournel publie « Anquetil tout seul » (Editions du Seuil/ Points). Son adaptation théâtrale s’impose à Roland Guénoun comme une évidence : tous deux partagent la même passion pour le cyclisme, et plus encore pour Jacques Anquetil. Grand mythe sportif de l’après guerre, il est LE champion admiré et mal aimé du public ; il bouscule autant les lois du sport que de la morale ; il fascine ses proches autant que ses adversaires.
Et Jacques Anquetil (Matila Malliarrakis) nous apparaît plus vrai que nature : personnage hors norme écartelé entre la volonté d’être toujours le premier, le dopage et ses ravages, l’argent toujours plus, ses amours sulfureux au sein même de sa famille.
Il est entouré des rois de la petite reine d’alors – Geminiani son mentor, Darrigade son fidèle équipier, Poulidor l’ennemi juré que la presse et le public avaient dressé contre lui… (Stéphane Olivié Bisson) – et de Janine son épouse et complice, d’Anne sa belle-fille et de Sophie sa fille (Clémentine Lebocey).
N’oublions pas de mentionner la qualité irréprochable de la bande son qui traduit à merveille les efforts extrêmes et la douleur du champion comme le choix des images d’archives qui plantent le décor de notre imaginaire collectif.
Faut-il courir voir « Anquetil tout seul » même si on déteste le cyclisme et que l’on n’a aucunement intention de suivre le prochain Tour de France ? Absolument. Ne restez pas sur le bord de la route. Suivez le champion. Pourquoi ? Vous serez totalement conquis. Première marche du podium et maillot jaune garantis.
Le regard d’Isabelle
Studio Hébertot, 78 bis rue des Batignolles, 75017 Paris (Métro : Villiers / Rome)
Du mardi au samedi à 19h00, le dimanche à 17h00
Crédit photos : Léonard






Prenez cinquante ans de combats féministes, ajoutez quatre comédiennes qu’on sent aussi complices à la scène qu’à la ville, saupoudrez d’une bonne dose d’humour, laissez cuire pendant 1h20 et vous obtiendrez « Et Pendant ce Temps Simone Veille », un spectacle ultra sympathique, écrit par la comédienne Trinidad, qui retrace l’évolution de la condition féminine des années 1950 à nos jours, à travers les destins de 4 générations de femme (Marcelle l’ouvrière, France la bourgeoise et Giovanna issue de la classe moyenne). L’occasion de revisiter les grandes dates qui ont jalonné les combats féministes, du droit de vote à la légalisation de la pilule contraceptive en passant par la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse ou la procréation assistée,…et de rendre hommage aux grandes figures des combats féministes de Simone de Beauvoir (« On ne naît pas femme, on le devient« ) à Simone Veil.

