
♥♥♥♥(♥) Valentine a 21 ans, une énergie débordante et des projets plein la tête. Entourée d’un grand-père qu’elle adore, de parents tumultueux mais aimants, l’avenir semble lui appartenir. Jusqu’au jour où tout bascule. Elle pourrait s’effondrer. Elle choisit de partir 274 jours à l’autre bout du monde pour marcher sac à dos sur les sentiers de randonnée de la Nouvelle Zélande, faire une retraite d’un mois dans un monastère bouddhiste de la Birmanie et parcourir à cheval les steppes de Mongolie avec Rosy. Mais qui est Rosy ? C’est le surnom que Valentine a donné à sa maladie qui la menace d’une paralysie partielle ou totale : la sclérose en plaque (appelée plus communément SEP). Durant ce voyage, Valentine va tenter de retrouver son équilibre corporel et mental que la SEP tente de rompre. Objectif atteint : Valentine découvrira sa force intérieure et la nécessité d’accepter de vivre plus jamais sans Rosy.
Rosy et moi. 274 jours est une déclaration d’amour à la vie, un cheminement lumineux et universel sur la résilience et l’acceptation de soi. Elle s’inspire de l’histoire de Marine Barnérias (Seper Hero. Le voyage interdit qui a donné sens à ma vie – éd. Flammarion) adaptée pour la scène par Élodie Menant en collaboration de Marine Barnérias et de Caroline Monnier.
Au Théâtre des Gémeaux Parisiens, Élodie Menant donne vie à 18 personnages (son grand-père, ses parents, son employeur, ses médecins…) et une multitude d’animaux (poules, chevaux…) tous plus vrais que nature (les chevaux mongols, un véritable régal). Pendant 1h15, on voyage à ses côtés, on partage ses rencontres et ses peurs, on vit ses douleurs et ses angoisses. Avec elle, on marche, on combat, on pleure, on rit. Malgré la maladie qui guette le moindre faux pas de Valentine, sa joie de vivre comme son optimisme sont de rigueur. La mise en scène d’Éric Bu est cadencée, riche d’émotions et de rebondissements.
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