
♥♥♥♥ Le temps de quelques soirées de juin, la nef du Grand Palais s’est transformée sous nos yeux ébahis en une immense volière bruissant de musique et de mouvements aériens. Sous la direction du performeur Nathan Paulin, huit voltigeurs et highliners, vêtus de blanc, ont évolué au-dessus du public avec une légèreté et une grâce incroyables, faisant osciller les sangles tendues de part et d’autre de la verrière. Rien ne semblait troubler la quiétude de ces drôles d’oiseaux perchés au-dessus du vide.
Pendant ce temps, sur la terre ferme, les danseurs acrobates de la Compagnie de Chaillot, en parfaite osmose avec eux, enchaînaient sauts et rebonds dans une course infinie, rythmée par la musique envoûtante de Christophe Chassol, qui entremêlait flûte traversière, batterie et sonorités électroniques. La composition musicale fusionnait harmonieusement avec les voix enfantines des membres de la Maîtrise de Radio France, vêtus de blanc eux aussi.
Le chorégraphe et directeur du Théâtre de Chaillot Rachid Ouramdane a orchestré magistralement ces moments féeriques, tirant parti de l’architecture exceptionnelle (et monumentale) du Grand Palais, toute de fer et d’acier. Au risque d’éparpiller l’attention du spectateur, différents tableaux se déroulaient simultanément sur le magnifique escalier métallique, la scène tendue de blanc et, bien sûr, sous la nef, maintenant tous nos sens en alerte.
Le metteur en scène a même réussi à unir corps terrestre et céleste lors d’une séquence où l’un des highliners (Nathan Paulin ?) a hissé une danseuse dans les airs à la force du poignet, la transformant ainsi en oiseau tournoyant dans le vide. S’il était vertigineux, le spectacle n’en était pas moins empli de poésie et de magie. Merci à Rachid Ouramdane, Nathan Paulin et toute leur équipe de nous avoir offert ces moments suspendus entre ciel et terre !
Ces soirées exceptionnelles célébraient la réouverture du Grand Palais (après cinq ans de travaux) et le lancement de sa saison d’été, marquée par une série d’expositions et d’installations, telle que celle de l’artiste brésilien Ernesto Neto, mais aussi des spectacles de théâtre, de danse, des concerts. Comme celui d’Hervé auquel j’ai pu assister ce soir-là, accompagné par la compagnie de danse électro MazelFreten, qui s’est déroulé sous la nef dans une ambiance bleutée, aussi électique qu’électrisante. Décidément, cet été 2025 promet d’être éclectique et convivial !
Le billet de Véronique
La programmation de danse se poursuivra avec :
11 au 12 juin, de 19 heures à 20 heures : Fun Palace – Rush(es)
8 juillet : Level Up, Amala Dialor, à 20 h 30 et 21 h 30
12 juillet : All World Waacking, Battle 2vs2, Josépha Madoki
17 au 19 juillet : Cercles, Boris Charmatz (ateliers ouverts au public)
Tout le programme ici :
http://www.grandpalais.fr/fr/programme/grand-palais-dete
Crédits photo ©QuentinCheuvrier


