QUAND J’AVAIS 5 ANS, JE M’AI TUÉ – CRESCO

♥♥ Gil n’a que 8 ans. Il est enfermé dans une résidence spécialisée. Son petit cœur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts… Il est ici à cause de ce qu’il a fait à Jessica. Tout au long de cette histoire, nous sommes dans la tête de Gil. Nous avançons dans le récit, en parallèle entre ce qu’il vit au présent dans la résidence Home d’Enfants Les Pâquerettes et les événements qu’il a vécus dans sa vie d’avant. Nous assistons à un aller-retour permanent entre passé et présent, à travers sa vie et sa façon de voir le monde, essayant seulement de résoudre cette unique question : Qu’a-t-il fait à Jessica ? L’idée n’est pas d’analyser ni de connaître les faits de sa condamnation, mais bien de comprendre au mieux Gilbert, le monde de l’enfance, et la façon dont ce dernier se confronte à celui des adultes. Gilbert a fait quelque chose d’insupportable aux yeux des adultes. Il est suivi par le docteur Nevele. Au fil du récit, Gil tente de comprendre, petit à petit, la raison de sa présence ici. Et nous, spectateurs, nous cherchons avec lui pendant plus de deux heures (parfois très longues).

La compagnie Ce soir-là, c’était la neige propose une adaptation théâtrale du roman éponyme d’Howard Buten. Barthélémy Fortier à la mise en scène en donne plein les yeux et les oreilles, autant à voir qu’à entendre. Que d’installations et d’accessoires ! Que d’effets sonores et d’intermèdes instrumentaux (je suis encore à m’interroger sur les intentions recherchées pour glisser des solos de batterie, des chansons… et même du Claude François) ! Que d’expressions corporelles et de changements à vue ! Et chacun leur tour, les comédiens enfilent le rôle de Gil, les comédiennes le rôle de Jessica. Trop d’information tue l’information. Il en est de même pour les effets. Si leur abondance peut plaire à certains, nous, elle nous a perdus quelquefois en chemin. À voir pour la qualité d’interprétation des comédiens et quelques bonnes idées de mise en scène.

Le regard d’Isabelle

QUAND J’AVAIS 5 ANS, JE M’AI TUÉ

Cresco, 4, avenue Pasteur, 94160 Saint-Mandé

Crédit photos : Charlène Brun

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