JE NE SUIS PAS JOHNNY – THÉÂTRE LA FLÈCHE

♥♥♥♥ 4 septembre 1998. Stade de France. Un concert historique se prépare, mais la pluie s’invite. À travers le regard d’un fan inconditionnel et les figures qui ont façonné la légende, Je ne suis pas Johnny dépeint le monde fascinant des idoles et des adorateurs. Une réflexion fiévreuse sur la célébrité, la foi et notre besoin éternel de transcendance.

« À travers ce spectacle, je souhaite questionner la puissance de l’idole. Son emprise sur nos cœurs. Car même si Johnny pouvait entraîner des débats contradictoires sur ses qualités de chanteur, la pertinence de ses prises de position, l’extravagance de ses tenues, il ne laissait personne indifférent. Les gens qui l’ont vu sur scène ne pourront jamais vous soutenir le contraire. Il était fascinant, magnétique, et venait secouer notre être le plus profond. Car Johnny était un révélateur. Catalyseur de toutes les folies, il pouvait dynamiter les âmes qu’il touchait. Tel un Dieu ? Là est la question. À la fin du voyage, nous n’en saurons pas forcément plus sur Johnny. Mais après avoir vu tous ces personnages se livrer, s’abandonner ou même s’oublier, peut-être en saurons-nous un peu plus sur nous-même et sur nos propres idoles », confie Guillaume Marquet, auteur-metteur en scène (avec Nathalie Sadoz) et interprète.

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MA VIE EN BIAIS – THÉÂTRE LA FLÈCHE

♥♥♥ Être une vraie héroïne, c’était le projet de sa vie. Mais de clown à « bookeuse » dans une maison close, elle a décroché (et perdu) 64 petits boulots ! À l’heure de l’ubérisation et des bullshit jobs, comment ajuster notre vie rêvée au monde du travail ?

Adaptée du texte de Claudia Shear, immense succès à Broadway, « Ma vie en biais est un miroir de nos peines en même temps qu’une porte ouverte sur l’espérance : on peut embrasser la vie de telle sorte qu’elle ne puisse, au final, que nous sourire. Avec ce spectacle, je propose de réaliser ensemble que s’adapter n’est pas renoncer, composer n’est pas se trahir ; que quoi qu’il arrive, l’humour est un outil puissant pour tenir debout, que la curiosité pour autrui est une nourriture revigorante qui réserve bien des surprises, que rien n’est jamais perdu et que d’une manière ou d’une autre, nous pouvons tous et toutes trouver l’existence qui nous convient. » (Tatiana Gousseff)

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FESTIVAL OFF AVIGNON 2025 – T.I.N.A. – THÉÂTRE DES BÉLIERS (vu au Théâtre La Flèche)

♥♥♥♥ T. I. N. A. (There is no alternative) est le titre de ce seul en scène inouï qui sort des sentiers battus. À la fois espiègle et singulier, percutant et généreux, hilarant et philosophique, engagé et intelligent, ce spectacle est vraiment inclassable. Mais surtout T.I.N.A. est immanquable que ce soit à Avignon ou ailleurs !

Il faut la voir et l’entendre, la talentueuse Garance Legrou, faire son propre état des lieux de notre société car « L’échec n’est jamais qu’une réussite qui se voile la face (et inversement) ».

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LA SŒUR DE SHAKESPEARE – THÉÂTRE LA FLÈCHE

En 1928, Virginia Woolf publie Une chambre à soi, essai écrit à partir de conférences données dans des collèges de femmes. Selon elle, chacun devrait disposer pour pouvoir s’adonner à la création littéraire de 500 livres de rente pour voyager librement à travers le monde, se nourrir de rencontres et de découvertes. Plus encore, disposer d’une pièce bien à soi. Pourquoi aucune femme n’a-t-elle écrit de pièces à la manière de William Shakespeare ? s’interroge-t-elle. Pour tenter d’y répondre, elle donne vie à Judith, sœur talentueuse du grand tragédien. Selon Juliette Marie, autrice et metteuse en scène du spectacle, Judith, « c’est le destin d’une vie manquée, tant redouté par Virginia l’écrivaine. […] Judith parle depuis le fond de l’Histoire, elle revient des oubliettes du passé, avec ses fièvres et ses amours. […] Judith Shakespeare devient le symbole des femmes oubliées, inaudibles, celles qui ne sont pas devenues des sculptrices, des poétesses, des compositrices. »

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LE PRINCE À LA TÊTE DE COTON – THÉÂTRE LA FLÈCHE

♥ Jacques ne pourrait pas vous écrire ce résumé. Depuis peu, Jacques perd ses mots comme on perd ses clés. Comme un rien. Juste comme ça. S’il le faisait, il commencerait par une citation de Jacques Tati. Puis, il se décrirait comme un jeune professeur retraité. La troisième phrase inverserait deux mots. La quatrième serait confuse, et la cinquième franchement illisible.
Le langage fait-il d’un homme ce qu’il est ? Peut-on faire d’un père malade une figure paternelle ? Comment aimer sans mots ? Ces questions vont bouleverser le quotidien de Jacques et de sa famille alors qu’elle se réorganise pour affronter la maladie.

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