DIPLOMATIE

Un consul Suédois face à un général Allemand se confrontent une nuit d’août 1944. Le sort réservé à la Ville Lumière par le IIIe Reich est l’enjeu.

LE REGARD D’ISABELLE

NOTRE AVIS 5/5 CAPTIVANT !

Nuit du 25 août 1944. Les Alliés sont aux portes de Paris. Dans le célèbre Hôtel Meurice, Dietrich von Choltitz, général allemand, attend les heures de l’aube. Il s’apprête à exécuter l’ordre reçu du Führer d’Adolf Hitler : anéantir la capitale, ses monuments comme sa population civile. Raoul Nordling, consul général de Suède, fait irruption dans son bureau à l’improviste. Va-t-il réussir à inverser le cours de l’Histoire ? Absolument, le spectateur d’aujourd’hui sait explicitement que Paris ne sera pas détruit par les nazis. La rencontre de ces deux hommes a-t-elle eu lieu ou bien est-elle née de l’imaginaire de Dietrich von Choltitz ou de l’auteur de cette pièce, Cyril Gély (2011) ? Peu importe, le public reste suspendu à ce dialogue sans faille en découvrant les arcanes de la Diplomatie internationale.

Deux personnages sur scène, l'un en uniforme militaire et l'autre en costume, se tenant près d'un tableau avec une carte de Paris. En arrière-plan, la tour Eiffel est visible.
Un homme en uniforme militaire assis à un bureau décoratif avec une lampe, un chapeau et un téléphone, avec la tour Eiffel en arrière-plan.

Une suite de l’hôtel Meurice avec ses murs décorés de stucs. En fond, une toile représentant Paris sous une nuit étoilée avec le Panthéon, le Dôme des Invalides, la Tour Eiffel… Pour mobilier, un bureau Louis XV en bois de rose, des fauteuils cannés, des dessertes… et sur un chevalet en bois, le plan de la ville avec ses ponts et ses monuments pointés de petits drapeaux noirs. Tous ont été minés par les nazis, les soldats attendent l’ordre de Dietrich von Choltitz pour les faire sauter, avec la population civile. Le décor est planté. La bande son de Michel Winogradoff est si parfaite que le spectateur a l’impression d’assister aux dernières heures avant la Libération de Paris. La mise en scène de Béatrice Agenin s’efface devant le face à face des deux protagonistes, chacun avançant ses arguments, l’un pour exécuter les ordres reçus du Führer, l’autre pour les mille raisons de ne pas les suivre : épargner la vie de millions d’innocents, sauvegarder les beautés de la ville Lumière, donner une chance à la paix entre la France et l’Allemagne… Il fait très chaud, Dietrich von Choltitz est épuisé par son asthme et inquiet du devenir de sa famille ; Nordling refuse de s’imaginer toutes les beautés de Paris détruites.

Scène de théâtre avec trois personnages en costume, dont un militaire se tenant au téléphone, un homme en costume sombre tenant un chapeau, et un soldat en uniforme regardant vers eux, avec un arrière-plan représentant Paris et la Tour Eiffel.

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