
♥ Une histoire qui commence bien comme la plupart des histoires d’amour. Une jolie rencontre, un courant qui passe et une idée : et si on s’aimait pour qui on est vraiment ? C’est ce que Diane propose à Lou : de n’échanger aucune information de vie quotidienne, comme leur vrai nom, leur travail, leurs ami.es, leur famille et d’apprendre à se connaître sans parasite… Une histoire qui s’arrête de façon abrupte comme beaucoup d’histoires d’amour : après une soirée qui semblait pourtant parfaite, Diane quitte Lou du jour au lendemain, sans explication. Lou va enfreindre toutes leurs règles pour la retrouver, la confronter… Parce qu’il n’y a rien de pire qu’une rupture ou presque !
L’amour qui a animé Lou et Diane est disséqué dans un funérarium où une cérémonie se tient. On sera transporté en divers lieux : la rue, un bar, un restaurant, l’opéra. Très vite, on reste déconcerté. Rien de ce que l’on voit ou de ce que l’on entend ne nous était annoncé par l’affiche (personnages, costumes, couleurs…) ou par le titre du spectacle.
La pensée de l’autrice Sandra Fabbri est résolument moderne et son imaginaire débridé. Tant et si bien que son texte est le creuset d’une grande complexité pour autrui. Les rebondissements de l’intrigue se veulent déjantés, fantastiques, humoristiques ; ils vont en tous sens, ils nous déroutent totalement. Résultat : à rechercher trop d’originalité, rien ne nous convainc jusqu’à nous ennuyer très vite. Du jeu de Sandra Fabbri et de Lydia Cherton ne transpire aucune émotion, aucune des situations qui se jouent ne résonne en nous. La mise en scène de Bruno Banon se noie dans des masques et des accessoires encombrants pour explorer le sentiment amoureux sur ses multiples facettes. On cherche encore l’utilité de leur déballage.
En somme, La bise aux inconnu.es n’a ni retenu notre attention, ni séduite artistiquement, ce que nous regrettons.
Le regard d’Isabelle
Théâtre L’Optimist – Avignon
Du 4 au 25 juillet 2026 à 18h05 – Relâche les jeudis
Durée : 1h15
À partir de 12 ans.