
♥♥ 1907. Véra Revendal, chrétienne orthodoxe, et David Quixano, juif, sont amoureux. Tous les deux sont exilés de Russie aux États-Unis : elle pour ses opinions politiques révolutionnaires, lui parce que toute sa famille a été massacrée dans un pogrom à Chisinau. À New York, sur la terre du melting- pot, tout semble réuni pour qu’ils puissent vivre leur amour, malgré leurs religions différentes. Mais c’est sans compter sur le poids de la tradition incarnée par l’oncle de David et le tragique coup du sort qui voit le retour du père de Véra, impliqué dans le pogrome de Chisinau…
Excellente idée de Marie-Céline Courilleault d’adapter The Melting-Pot d’Israël Zangwill, auteur peu joué en France : « The Melting-pot offre une véritable réflexion sur des questions terriblement actuelles : religions, vivre ensemble, différences ethnico-culturelles, préjugés, racisme, antisémitisme, la pièce nous offre un véritable miroir. » […] Elle porte un message de tolérance […], d’un vivre-ensemble en harmonie au-delà de nos différences, dans une unité qui est celle de ‘‘la République de l’Homme’’ ainsi que le clame le personnage de David à la fin de la pièce. »
Intéressée par découvrir cette œuvre de Zangwill où il loue les États-Unis, terre d’accueil fraternelle de tous les immigrants du monde et où il s’oppose à l’antisémitisme, séduite par la lecture du dossier de presse, je m’attendais à un joli moment de théâtre. Quelle ne fut pas ma déception ! La scénographie s’encombre d’éléments de décor superflus, les passages musicaux ou dansés sont trop fugaces pour les apprécier,les scènes de fêtes (Shabbat, Pourim) font défaut côté liesse, le jeu des comédien-ne-s manque de rythme et d’assurance. Les costumes sauvent la mise. Un brin d’émotion et d’humanité survole l’ensemble. Pâle Melting-Pot.
Le regard d’Isabelle
Studio Hébertot
78 bis, boulevard des Batignolles, 75017 Paris
11 septembre au 19 octobre 2025
Durée : 1 h 15


