
♥♥♥♥ Trois voleurs peu dégourdis – Peterbono, Hector et Gustave – vivent, tant bien que mal, de menus larcins. Experts en déguisement, ils se font passer pour des princes espagnols afin d’approcher Lady Hurf et sa fortune. Contre toute attente, la comtesse mord à l’hameçon et invite les trois voleurs à s’installer chez elle. Alors que tout semble se dérouler à merveille, Gustave tombe amoureux de Juliette, la nièce de Lady Hurf, et commence à éprouver des remords. Entre mensonges, perruques et manigances, qui triomphera : l’amour ou l’appât du gain ?
Cet été, Les Allumeurs de Réverbères ont échangé leurs tréteaux contre la scène du Théâtre des Funambules avec la pièce de Jean Anouilh, Le Bal des voleurs. L’adaptation complètement déjantée mais très poétique, proposée par Arthur Cachia et Timothée Grivet mêlant théâtre, danse et jeu masqué, nous a de nouveau ravis (la première fois à sa création voilà 2 ans) comme à l’ensemble des spectateurs, petits et grands. Aussi je renouvelle mes 4 cœurs sans hésitation.
Nous avions découvert cette joyeuse troupe survitaminée voici quelques années dans une adaptation toute aussi déjantée de La Main Leste d’Eugène Labiche et nous l’avions, avouons le, adorée. Le Bal des voleurs, s’avère tout aussi désopilant pour notre plus grand bonheur. Quelle créativité dans le jeu et l’improvisation ! Que de couleurs dans les costumes et d’ingéniosité dans les accessoires ! Que d’entrain dans les illustrations musicales ! C’est à se demander où ils vont puiser leur source d’inspiration.
Les comédiens sont hypertalentueux. Il faut les voir enfiler leurs multiples personnages comme leurs costumes à la vitesse de la lumière avec brio. Ils sont cinq sur scène : un de mes amis a cru jusqu’au salut qu’ils étaient une belle douzaine ! C’est dire comme leur virtuosité est bluffante, y compris pour des habitués du théâtre vivant.
Le Bal des voleurs rend un merveilleux hommage au théâtre de tréteaux comme à Jean Anouilh avec une fougue époustouflante. Tonnerre d’applaudissements largement mérités au baisser de rideau devant une salle de spectateurs absolument heureux par ce beau moment de théâtre.
L’adaptation de la pièce de Jean Anouilh Le Bal des voleurs par les Allumeurs de Réverbères est d’une telle créativité qu’il vous faut sans tarder la découvrir au Théâtre des Funambules.
Le regard d’Isabelle
Funambule Théâtre (rue des Saules – Paris 18e) du 12 juillet au 31 août 2025
| Juillet 2025 Sam. 12 – 17h | Dim. 13 – 16h | Mer. 16 – 19h | Jeu. 17 – 19h Sam. 19 – 17h | Dim. 20 – 16h | Mer. 23 – 21h | Jeu. 24 – 21h Sam. 26 – 17h | Dim. 27 – 16h | Mer. 30 – 19h | Jeu. 31 – 19h | Août 2025 Sam. 2 – 17h | Dim. 3 – 16h Sam. 9 – 17h | Dim. 10 – 16h Sam. 16 – 17h | Dim. 17 – 16h Sam. 23 – 17h | Dim. 24 – 16h Sam. 30 – 17h | Dim. 31 – 16h |


