ANCIEN MALADE DES HÔPITAUX DE PARIS – THÉÂTRE de L’ATELIER

zoom_affiche20150309182026C’est à un rythme effréné que le public va suivre Gérard Galvan (Olivier Saladin), futur grand professeur, mais pour l’heure encore interne, aux urgences du CHU Postel-Couperin.

Une nuit de pleine lune où infections éruptives, cuites comateuses, infarctus, épilepsies, embolies pulmonaires, coliques néphrétiques… se côtoient quand soudain, dans la salle d’attente, un patient que Galvan ne quittera plus « tombe sans défense, la tête la première. Une gifle sur le carrelage… gisant dans sa flaque, crispé autour de son abdomen, comme une araignée de maison secondaire ». C’en est fini de la carrière de ce FFI (Faisant Fonction d’Interne) et de son ambition transmise comme une maladie de père en fils depuis plusieurs générations s’il ne parvient pas à sauver ce malade qui n’a qu’une seule chose à dire et qu’il répète en boucle, « je ne me sens pas bien ».

Le ton est donné, les premiers fous rires laisseront place aux deuxièmes puis aux troisièmes… sans une minute de répit.

Olivier Saladin, haut en couleur sous ses cheveux blancs qui lui confèrent un air de sommité pour la circonstance, occupe la scène avec brio dans un monologue gesticulatoire où on reprend son souffle pour lui tant il ne s’arrête jamais. Pendant une heure et quart, la salle court avec lui derrière une table à roulettes – qui se veut être un brancard aux roues bien graissées. On va croiser dans les couloirs de l’hôpital, et toujours sous les traits du comédien, un cardiologue, un chirurgien, un anesthésiste, un urologue, un pneumologue… mais aussi Françoise – sa femme –, une infirmière, une ravissante cardiologue, une vieille dame – une patiente qui attend son tour et dont la voix perchée est si bien imitée qu’on a peine à y croire pendant quelques secondes.

Sans s’économiser, Saladin n’hésite pas à être agenouillé, plié, assis, débout, couché… pour nous faire vivre l’univers angoissant du service des urgences mais toujours avec un humour à réveiller un mort. À travers le jeu d’acteur, on retrouve la verve et le persiflage de Daniel Pennac à qui il emprunte le texte de son livre cocasse « Ancien malade des hôpitaux de Paris ».

Belle performance d’acteur ! Les applaudissements pleuvront à la fin du spectacle. Une véritable ovation. À découvrir au Théâtre de l’Atelier jusqu’au 6 juin 2015. Vous ne verrez plus jamais le service des urgences avec le même œil !

ANCIEN MALADE DES HÔPITAUX DE PARIS 

Théâtre de l’Atelier, 1, place Charles Dullin, 75018 Paris

Du mardi au samedi, à 21h. Dimanche, à 15h.

Jusqu’au 6 juin 2015 – Relâche les 12 et 13 mai.

 

Une réflexion sur “ANCIEN MALADE DES HÔPITAUX DE PARIS – THÉÂTRE de L’ATELIER

  1. Il faut voir Galvan « courir » dans les couloirs de l’hôpital avec son brancard!! Éclats de rire assurés, Olivier Saladin est éclatant ! Pour une fois on est ravi d’être aux urgences!…
    Béa

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