
♥♥♥♥ Rosaura Lombardi, une jeune, belle et riche veuve vénitienne, rencontre quatre prétendants de nationalités différentes : Milord Runebif, l’Anglais ; Monsieur Le Blau, le Français ; Don Alvaro de Castille, l’Espagnol et le comte Bosco Nero, l’Italien. Chacun d’eux lui fait une cour assidue mettant en avant ses atouts nationaux. L’Anglais lui offre un diamant, le Français un portrait, l’Espagnol son arbre généalogique, l’Italien une lettre d’amour teintée de jalousie. Messages et cadeaux lui sont transmis par l’espiègle Arlequin, leur serviteur commun. Cependant, Rosaura reste indécise. Aidée de sa dame de compagnie Marionnette, elle réfléchit à un stratagème pour faire le meilleur choix alors que ses quatre prétendants rivalisent autant de galanterie que de chauvinisme.
Entre Commedia dell’arte et théâtre classique, La Veuve rusée est une merveilleuse comédie en trois actes de Carlo Goldoni représentée à Venise pour la première fois en 1748. Réflexions sur l’amour et recherche du bonheur sont le leitmotiv de l’intrigue : Rosaura désire être l’unique maîtresse de ses choix pour son avenir marital, et même son oncle Pantalone (voix de Jean Reno) n’a pas à lui dicter ses volontés.
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Souvenons-nous, il y a deux ans, Attilio Maggiulli, le fondateur et directeur de la Comédie Italienne, ce petit théâtre unique en France spécialisé dans le jeu très codifié de la Commedia dell’arte, enfonçait sa voiture dans les grilles de l’Elysée pour dénoncer le manque de subventions et la lente agonie de son théâtre. A l’époque, ce « coup de folie » avait été largement relayé par les medias, ému les amoureux de cette petite salle d’une centaine de places, nichée au cœur du 14eme arrondissement de la capitale. Un appel au fond avait même été lancé pour sauver les lieux. Deux ans plus tard, la situation financière ne semble guère s’être améliorée mais la Comédie Italienne est toujours debout et lève le rideau tous les soirs. Elle propose depuis le 17 octobre dernier une savoureuse pièce de Carlo Goldoni et Giacomo Casanova « Une joyeuse et délirante villégiature » qui nous plonge dans le Paris baroque du XVIIIe siècle.