
♥♥♥♥ Dix femmes du comité d’usine de Picard & Roche attendent Blanche, leur porte-parole. Elle négocie depuis quatre heures avec leurs nouveaux patrons. À son retour, une décision cruciale doit être prise : voter au nom des deux cents ouvrières et employées qu’elles représentent la réduction ou pas de leur pause de sept minutes. Si elles acceptent, l’usine restera ouverte et tous les emplois seront maintenus. La proposition des nouveaux repreneurs, si elle semble honorable, impose à ces femmes un choix crucial pour sauver leur emploi dont un grand pan de leur existence dépend. Elles ont une heure pour décider du sort à venir de l’usine, de leurs collègues et d’elles-mêmes.
7 minutes (Comité d’usine) est un thriller social qui ouvre une double réflexion sur la valeur marchande du travail et la prise de conscience des mécanismes de domination patronale. Au cœur du débat, une seule question à trancher posée par Blanche, la porte-parole : « Qu’est-ce que nous sommes prêts à accepter pour garder notre poste ? » Chacune des onze élues prend parti selon sa personnalité, son ancienneté, ses convictions, ses nécessités familiales ou personnelles, ses peurs, son souci du collectif. Suivent débats, oppositions, doutes, tensions, renoncements pour préserver leur avenir. Au fil des échanges, les paroles personnelles se transforment. Leur huis clos sera haletant.
Inspiré par la lutte des ouvrières de l’usine Lejaby dans les années 2010, le texte de Stefano Massini nous immerge en temps réel dans « une chronique sociale et radicale, qui ne mâche ni ses mots ni ses idées. » (Olivier Mellor, metteur en scène). 7 minutes (Comité d’usine) est une partition chorale qui ouvre une réflexion sur la difficulté d’une démarche en collectif.
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