VIVA VERDI

Pierre-Olivier Scotto, Raymond Acquaviva… et Giuseppe Verdi au Théâtre Hébertot.

LE REGARD D’ISABELLE

NOTRE AVIS 3/5 VERDI !

Qui n’a pas entendu et apprécié, de par le monde, une mélodie extraite de Nabucco, Rigoletto, Otello ou La Traviata, œuvres de Giuseppe Verdi (1813-1901), compositeur talentueux d’opéras ? Après avoir débuté comme maître de chapelle à Busseto, il a consacré l’essentiel de son existence à une production lyrique prolifique délibérément éloignée des conceptions musicales de son époque. Il dirigera ses œuvres à La Scala de Milan comme dans les grands théâtres lyriques d’Italie, Paris, Londres, Saint-Pétersbourg, Le Caire… Verdi s’inspirera pour composer ses opéras autant des évènements politiques contemporains de son siècle que des célèbres auteurs (Victor Hugo, Alexandre Dumas fils, Shakespeare).

Un homme âgé avec une barbe grise et un chapeau noir, s'exprimant sur scène avec les bras ouverts, devant un fond vert.
© Laura Bousquet
Deux acteurs se produisant sur scène, l'un portant un costume noir et l'autre une robe rouge flamboyante, exprimant des émotions intenses.
© Laura Bousquet 

Viva Verdi repose tout entier sur Raymond Acquaviva, fort convaincant dans le personnage du compositeur. Par contre, sa mise en scène trop statique manque de pétillance, sans exaltation dans les scènes de création musicale (sinon la scène de répétition). L’écrin du spectacle est somptueux tels les costumes et les robes d’époque. En fond de scène, un immense rideau à fils est le support de projection de toiles peintes déterminant les différents lieux traversés par les personnages. Sur le plateau, des valises de différentes dimensions symbolisent les nombreux voyages de Verdi pour interpréter sa musique auprès des grands de ce monde. Tour-à-tour manipulées, elles deviendront table, pupitre ou prie-Dieu. Le rôle principal revient à la musique. Si les partitions de l’orchestre sont enregistrées, les grands airs empruntés à Nabucco, La Traviata… sont interprétés en live par la talentueuse soprano Parveen Savart (en alternance avec Emmanuelle Jakubek) accompagnée au piano par Quentin Morant. Noémie Bianco est fort persuasive en Giuseppina Strepponi.

Quatre acteurs sur scène, entourés de feuilles de musique flottant dans les airs, avec des décors théâtraux en arrière-plan.
© Laura Bousquet 

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