L’EXPÉRIENCE THÉÂTRALE

François Berléand et Max Boublil, spectateurs du public d’un soir, racontent
leurs expériences théâtrales sur une idée originale de Laurent Ruquier.

Portrait d'une femme avec des cheveux blonds, souriante, sur un fond violet.

LE REGARD D’ISABELLE

Logo représentant des lettres 'C' en violet.

NOTRE AVIS 4/5 THÉÂTRAL !

Le rideau s’ouvre. Sur scène, deux rangées de fauteuils de théâtre. François Berléand entre. Le spectateur qu’il joue recherche sa place, s’installe, consulte son programme. Le rideau se referme… et s’ouvre une nouvelle fois. Le spectacle débute, et Max Boublil fait son entrée. Il est en retard, son acolyte le souligne. Il s’assoit à ses côtés. Chacun interprétant son propre rôle, ils se saluent et échangent avant la représentation d’un spectacle dont l’idée est plutôt originale : l’observation du public. Ce sera l’occasion de définir l’art théâtral dans tous ses contours : les lieux (coulisses, salle, scène), les personnalités (auteurs, comédiens, metteurs en scène, techniciens…) et les spectacles (décors, costumes…). Le public fait le plein d’anecdotes autour des différents métiers, des superstitions à connaître, des règles à observer, les côtés cour et jardin de la scène, les trous de mémoire, les rappels… et les sonneries inopinées des téléphones portables en pleine représentation. En somme, le partage de leurs expériences scéniques et de leurs connaissances autour du genre dramatique. Après le premier décalage de mise en situation réussi – les comédiens observent le public qui les regarde –, il faut remplir le show pendant 1 h 15 (plus de 1 h 30 effectives).

Deux hommes assis sur des sièges de théâtre, discutant et souriant, avec une scène de théâtre en arrière-plan.

Écrite à l’occasion du centenaire du Théâtre de la Michodière, L’Expérience théâtrale concoctée par Laurent Ruquier, est avant tout un hommage à l’art dramatique dans ses composantes et ses travers. Sur scène, deux comédiens, François Berléand et Max Boublil. Issus de deux générations différentes et de deux personnalités en contraste, ils ne manqueront pas d’en jouer : le premier insistera de multiples fois sur les fautes grammaticales (volontaires) du second, et le second ne se lassera pas d’appuyer sur l’âge avancé du premier. Dans son style et les limites de son aisance, chacun se plaira à cabotiner sur leur milieu professionnel (Fabrice Lucchini en fera principalement les frais) comme à exceller dans de virtuoses exercices de diction ou à étaler son savoir sur l’art théâtral. On n’échappera ni aux origines de la couleur verte, honnie sur la scène, ou du mot porte-bonheur aux odeurs nauséabondes, sans omettre les méthodes mnémotechniques pour définir « jardin » et « cour » face à la scène (Jésus-Christ, Jules César, Jean-Charles…), et j’en passe.  

Trois hommes souriants assis sur des sièges rouges, avec un fond doré et lumineux.

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