NUIT D’IVRESSE – THÉÂTRE DE LA MADELEINE

♥♥♥ Jacques Belin (Philippe Lellouche), animateur d’un jeu télévisé à succès, se retrouve seul dans un bar de la gare Saint-Lazare. Il y fait la connaissance de Simone (Catherine Jacob), une femme qui sort de prison, venue attendre son train. Ensemble, ils vont vivre une soirée très arrosée, très agitée… et surtout inoubliable.

Nuit d’ivresse, comédie culte de Josiane Balasko, est de nouveau à l’affiche. Créée le 2 octobre 1985 au Théâtre du Splendid avec Josiane Balasko, Michel Blanc et Jean-François Derec, la reprise par Catherine Jacob et Philippe Lellouche au Théâtre de la Madeleine était très attendue. Naturellement, on est tenté de se lancer dans la comparaison du jeu des deux duos de comédiens. Leurs personnalités comme leurs approches des rôles étant bien différentes, chacun a son style, son ressenti du personnage… Alors, ne débutons pas le jeu des comparaisons.

Si Philippe Lellouche enfile parfaitement le rôle d’un mufle totalement ivre et paumé, sachant être sensible et touchant au détour de quelques scènes, Catherine Jacob manque de gouaille, d’emportement… et de voix dans le rôle de Simone. Dommage, car la lucidité populaire de Josiane Balasko fait mouche comme son franc-parler. Le public d’hier comme d’aujourd’hui en est séduit. On aurait apprécié plus de rythme dans les échanges et les mouvements des comédiens, plus d’envolées sonores, plus de folie dans la parade de la majorette… Le déroulé de cette Nuit d’ivresse manque de vigueur et de surprise dans la mise en scène de Philippe Lellouche. Sans doute tout cela est plus un ressenti qu’une réalité : après avoir vu la création originale et l’adaptation cinématographique, les ressorts de cette comédie sont pour bien d’autres et moi-même quelque peu éculés.

Nuit d’ivresse au Théâtre de la Madeleine propose un bon moment de théâtre… même si, malgré nous, on ne pourra pas s’empêcher de se lancer dans le cadre privé dans le jeu des comparaisons avec les précédentes productions.

Le regard d’Isabelle

NUIT D’IVRESSE

Théâtre de la Madeleine – 19, rue Surène. Paris
Jusqu’au 30 avril 2026
Durée : 1 h 25

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