
♥♥♥ Antoine (Pascal Légitimus), un chef d’orchestre en pleine crise existentielle, affronte son meilleur ami Philippe (Lionel Abelanski), un violoniste charismatique qui joue avec les nerfs (et les notes), dans un duel aussi musical que personnel. Ajoutez à cela Jeanne (Anne Parillaud), une épouse bourgeoise et joueuse compulsive, une influenceuse qui prône la zen attitude (Anne-Sophie Girard), un traiteur passionné de musique (Solay) et un luthier admiratif (Bertrand Mounier). Tout ce petit monde est réuni pour une soirée qui tournera au véritable fiasco. Tout cela à cause d’un si bémol qui n’aurait pas dû être !
La distribution – Pascal Légitimus, Lionel Abelanski (attendrissant), Anne Parillaud (excellente de justesse), Anne-Sophie Girard, Solay et Bertrand Mounier – est attrayante et ne démérite aucunement dans l’interprétation de tous ces personnages hauts en couleur. Bien au contraire, le jeu de chacun est pétillant. Les seconds rôles apportent beaucoup de fantaisie. Le thème – la musique classique – est le prétexte détonnant de règlements de comptes entre amis de longue date (comme quoi la musique n’adoucit pas toujours les relations !). La mise en scène d’Anne Bouvier est bien rythmée. Le décor est chic et chaleureux. Le Bémol a donc (presque tous) les ingrédients pour composer la parfaite comédie de l’été.
Son bémol, le texte de Cyril Massarotto : l’exposition de l’intrigue traîne vingt longues minutes, les dialogues sont mordants à souhait, mais si bavards qu’ils freinent le rythme des multiples rebondissements pourtant riches en tension. Heureusement, le dénouement explose dans un incroyable feu d’artifice de révélations et d’émotions sur fond de bilan d’amour et d’amitié.
Le Bémol, une comédie grinçante autour de la musique, les addictions et l’amitié avec ou sans si bémol.
Le regard d’Isabelle
LE BÉMOL
Théâtre des Variétés
7, boulevard Montmartre – 75002 Paris
Jusqu’au 21 juin 2025
Durée 1 h 30
