NO LIMIT – THÉÂTRE LE SPLENDID

♥♥ Vendredi 13 mai 1964. C’est la guerre froide, mais en vrai, c’est chaud : un groupe de bombardiers américains a reçu par erreur l’ordre de bombarder Moscou. Il faut le rappeler. Il n’y a pas beaucoup de temps… Mais un peu. Mais pas beaucoup. Mais un peu. Alors, soyez calmes.

En pleine guerre froide, l’auteur Robin Goupil imagine un président des États-Unis totalement dyslexique, un général au regard fou, une secrétaire générale de la défense tripolaire et un Number one de l’aviation américaine avec un QI en rase motte ! « À la manière des Monty Python, nous avons travaillé le premier degré dans la rigueur la plus totale », confie-t-il, et si le sujet est grave, il s’en empare avec humour. « L’humour naît de ce décalage entre leur sérieux, leur aplomb et l’absurdité des dialogues et des situations. »

Plus exactement, situations saugrenues et répliques absurdes se succèdent mais le déroulé de No limit est linéaire : multiplication des mêmes gags (plaisanteries, tics verbaux, obsessions alimentaires…). Le texte de Robin Goupil manque cruellement de rebondissements. Quant à sa mise en scène, elle est sans surprise ni créativité. En somme, il n’y a pas que les moteurs des bombardiers qui ronronnent. Alors, oui, on sourit parfois, on regarde toujours, on décroche aussi, mais la salle ne rit pas (ou quasiment). Quant aux neuf comédiens, ils défendent de leur mieux l’intrigue avec une belle énergie en totale communion.

No limit se voulait totalement déjantée et pétillante. Cible manquée. Par contre, cette comédie invite après le tomber du rideau à la réflexion autour des dangers du surarmement pour notre planète et ses habitants.

Le regard d’Isabelle

Théâtre Le Splendid
48, rue du Faubourg Saint-Martin – 75010 Paris

Jusqu’au 21 juillet 2024 du mercredi au samedi à 21 h, samedi à 16 h 30, dimanche à 17 h.
Durée 1 h 35

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