
♥♥♥♥ 4 septembre 1998. Stade de France. Un concert historique se prépare, mais la pluie s’invite. À travers le regard d’un fan inconditionnel et les figures qui ont façonné la légende, Je ne suis pas Johnny dépeint le monde fascinant des idoles et des adorateurs. Une réflexion fiévreuse sur la célébrité, la foi et notre besoin éternel de transcendance.
« À travers ce spectacle, je souhaite questionner la puissance de l’idole. Son emprise sur nos cœurs. Car même si Johnny pouvait entraîner des débats contradictoires sur ses qualités de chanteur, la pertinence de ses prises de position, l’extravagance de ses tenues, il ne laissait personne indifférent. Les gens qui l’ont vu sur scène ne pourront jamais vous soutenir le contraire. Il était fascinant, magnétique, et venait secouer notre être le plus profond. Car Johnny était un révélateur. Catalyseur de toutes les folies, il pouvait dynamiter les âmes qu’il touchait. Tel un Dieu ? Là est la question. À la fin du voyage, nous n’en saurons pas forcément plus sur Johnny. Mais après avoir vu tous ces personnages se livrer, s’abandonner ou même s’oublier, peut-être en saurons-nous un peu plus sur nous-même et sur nos propres idoles », confie Guillaume Marquet, auteur-metteur en scène (avec Nathalie Sadoz) et interprète.
Lire la suite











Il m’a fallu quelques minutes en sortant de la pièce pour reprendre mes esprits comme si j’avais reçu un KO. Car finalement Les Chatouilles, c’est peut-être cela : une pièce coup de poing qui vous happe de la première à la dernière seconde, qui balaye tout sur son passage, qui ne lâche rien et qui vous reste gravée dans un coin de mémoire. Et pour longtemps. Sur scène, rien qu’une fille en jean-basket et une chaise. Et une histoire : celle d’Odette, une petite fille de 8 ans, victime d’abus sexuels – ces « chatouilles », comme lui expliquait Gilbert, son agresseur, un ami de la famille –, jusqu’à l’âge de 12 ans. Et Odette, comme toutes les petites filles, va grandir, des rêves de danseuse plein la tête, avec cette indicible souffrance et dans l’indifférence d’une mère incapable de l’entendre et de la protéger. Elle deviendra danseuse professionnelle au fil d’un parcours chaotique, souvent violent, parfois désespéré, une lente descente aux enfers qui la fera flirter avec de mauvaises rencontres et plonger un temps dans l’alcool et la drogue. Mais la danse, « cette danse pour dire l’indicible », lui permettra de surmonter ses démons et de se reconstruire.

